Justine Henin sera sûrement présente samedi et dimanche. La Wallonne répète que son nouveau statut et la pression lui causent des problèmes. Elle a lié sa participation à la Fed Cup à celle de sa collègue et concurrente flamande. Elle ne souhaite pas assumer la totale responsabilité de l'équipe mais digère mal le fait qu'au même moment, la numéro un belge participe à un autre tournoi. Elle a toutefois compris l'impact négatif de ses déclarations et a contacté Ivo van Aken, le capitaine de l'équipe. Juju se focalise peut-être trop sur sa concurrence avec Clijsters et se laise entraîner par des émotions alimentées par la presse et son entourage. Contrairement à la famille Clijsters, le clan Henin comporte quelques personnes qui éprouvent du mal à garder les pieds sur terre, exception faite de son entraîneur, Carlos Rodriguez.
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Justine Henin sera sûrement présente samedi et dimanche. La Wallonne répète que son nouveau statut et la pression lui causent des problèmes. Elle a lié sa participation à la Fed Cup à celle de sa collègue et concurrente flamande. Elle ne souhaite pas assumer la totale responsabilité de l'équipe mais digère mal le fait qu'au même moment, la numéro un belge participe à un autre tournoi. Elle a toutefois compris l'impact négatif de ses déclarations et a contacté Ivo van Aken, le capitaine de l'équipe. Juju se focalise peut-être trop sur sa concurrence avec Clijsters et se laise entraîner par des émotions alimentées par la presse et son entourage. Contrairement à la famille Clijsters, le clan Henin comporte quelques personnes qui éprouvent du mal à garder les pieds sur terre, exception faite de son entraîneur, Carlos Rodriguez. Le reste de l'équipe belge devrait être composé d'anciennes joueuses, à part Els Callens. Du même coup, le comité de sélection a relativisé la qualité des écoles belges de tennis. Il n'y a pourtant pas si longtemps, on n'avait cesse de vanter la qualité des deux centres. Maintenant, il semble que derrière nos deux vedettes, ce soit le no girl's land. Moins de problème chez les hommesSteve Martens, le capitaine de l'équipe de Coupe Davis, a eu moins de problèmes de sélection. Gilles Elseneer, dont le service est très fort, a parfaitement pallié le forfait de Christophe Rochus. La Grèce ne constituait pas un adversaire bien redoutable mais la Belgique a fait la différence de manière très professionnelle. On a vite décidé d'entamer la préparation avec cinq joueurs, ce qui est déjà le cas depuis belle lurette dans les grandes nations du tennis. Mais entre la théorie et la pratique, il y a une différence: l'argent. Ni les joueurs ni la fédération n'ont envie de puiser dans leur bourse et surtout pas alors que se profile un long et coûteux déplacement au Zimbawbe. Pourtant, la Belgique aura bien besoin de tous ses hommes, Dick Norman en tête, pour négocier ce virage difficile. Mais il y a cette fameuse saison de terre battue dont Roland Garros constitue l'apothéose. L'absence de Kuerten et l'irrégularité de Ferrero, blessé, semblent laisser le champ libre à deux protagonistes de la nouvelle et de l'ancienne génération. Hewitt et Agassi ont déterminé le cours des matches en Amérique. Lleyton est particulièrement impressionnant. Sa brillante série de 15 victoires, assortie de deux tournois, n'a été arrêtée que par le talentueux Suisse Roger Federer. Dans le passé, le numéro un mondial ne s'est jamais illustré sur ce genre de court. Son jeu requiert trop d'énergie et il manque de fraîcheur à la fin des tournois sur terre battue. Toutefois, il a acquis plus de maturité, de puissance dans son service et de confiance. Il devrait donc devenir un des seigneurs du circuit européen du printemps. Andre est un autre cas. Il est capable, comme nul autre, de se préparer à un grand rendez-vous. A Key Biscayne, il a relégué ses adversaires au rang de sparring-partners. Sa cinquième victoire à Miami lui a permis d'égaler... sa femme Steffu Graf, qui dispose d'un palmarès impressionnant en Floride. Le flamboyant Américain a toujours entretenu une relation haine-amour avec le public parisien. On garde en mémoire son étrange effondrement quand Bill Clinton a pris place dans la loge d'honneur. Pour Pete Sampras, la quête du seul Grand Chelem qui manque encore à son palmarès devient obsessionnelle. Après une brève collaboration, peu satisfaisante, avec Tom Gullikson, il a cherché son salut auprès de l'ancien roi de la terre battue, José Higueras, qui avait permis à Jim Courier de remporter l'Open parisien. Pete a adapté son programme d'entraînement en insistant sur le jeu de fon de court et a proposé de modifier la tension de son cordage pour lui assurer davantage de contrôle. Le recordman des victoires en Grand Chelem qui jouait depuis dix ans avec des boyaux a accepté d'y ajouter du synthétique. Supporters belgesLe public belge sera sans doute plus nombreux que jamais Porte d'Auteuil. La presse et le public attendent un nouvel exploit de nos deux tenniswomen. Il ne faudrait toutefois pas oublier que lors de l'édition précédente, elles ont toutes deux bénéficié d'un tirage au sort extrêmement favorable: elles n'ont pas affronté de concurrente de haut niveau avant les dernières phases du tournoi. Kim Clijsters aura besoin d'un début progressif, comme nous l'avons malheureusement remarqué au premier tour à Indian Wells. Elle manque de rythme, n'est pas en pleine possession de ses moyens et sa blessure doit lui trotter dans la tête. Ces facteurs peuvent jouer un rôle décisif au début d'un tournoi. La pupille de Carl Maes est sur le fil du rasoir: elle doit disputer suffisamment de matches sans se surmener. Ce n'est pas vraiment sain et on peut se demander si elle tiendra toute la saison. Compte tenu de son jeune âge, elle aurait peut-être dû offrir à son corps le temps de récupérer complètement, quitte à devoir remonter la hiérarchie. Evidemment, ce n'est pas facile quand on a goûté au numéro trois. Pour l'instant, Justine Henin fait du surplace, un cran plus bas. La terre battue, plus lente, lui offre toutefois de belles perspectives. Jamais elle n'a été aussi près de la victoire face à Venus Williams qu'à Amelia Island. Un brin de malchance et un certain manque de sang-froid l'ont privée de sa première victoire en tournoi de l'année. Juju a produit de l'excellent tennis par moments, avec une combinaison de coups très variés, le tout assorti d'une mobilité toute... masculine. En Europe, elle a davantage de chances de se défaire des panthères noires. La terre battue d'Outre-Atlantique, verte, est plus rapide, sans parler des conditions climatiques. Les Williams retirent moins de profit de leur puissance au service en Europe. Le revêtement rouge et lent leur complique la vie. Elles restent les femmes à battre. "Dans l'entourage de Henin, certaines personnes ont du mal à garder les pieds sur tere"