Contre toute attente, le KFC Verbroedering Geel a excellemment entamé le championnat puisqu'il occupe actuellement la tête de la deuxième division. Son meneur de jeu, Sergeï Omelianovitch, 26 ans, y a contribué en marquant et en soutenant une ligne d'attaque très productive. Après avoir passé sept longues saisons, peut-être trop longues, au Sporting de Charleroi (de 1994 à 2001, il y arriva à 17 ans, y suivit sa formation, joua 86 matches en D1 et y marqua un but), et une malheureuse expérience d'une saison à Westerlo, le joueur ukrainien avait été transféré à Geel en 2002 où, désormais, il semble avoir totalement trouvé ses marques.

Sergeï Omelianovitch : C'est en effet une surprise pour tout le monde ! Personne dans le club ne s'attendait à de tels résultats, surtout étant donné la proportion importante d'anciens joueurs de Division 3. La préparation a pourtant été assez difficile et de ce fait, les objectifs annoncés en début de saison se révélaient assez frileux. Une place dans le milieu du classement aurait dès lors satisfait beaucoup de monde mais actuellement, je ne peux pas vous dire si nos ambitions vont être revues à la hausse ou non. C'est le flou dans l'esprit de bon nombre de personnes du club ! Ces performances sont bien entendu dues au travail sérieux de notre entraîneur, Peter Maes. Ce dernier a réalisé une intégration très propre de jeunes éléments qui se sentent bien entourés par quelques joueurs d'expérience. Pour le moment, on n'ambitionne absolument pas de monter parmi l'élite et on aborde chaque rencontre distinctement. Ce qui est amusant, c'est le fait que tout le monde nous motive énormément car l'ambition augmente. Que ce soit auprès des supporters, des dirigeants ou bien évidemment de Peter Maes. Ils veulent tous que l'on gagne une tranche, ce qui est tout à fait plausible. Si cela se produisait, je pense que nous envisagerions une place en haut du classement. Mais actuellement, je pense que supputer nos chances ne nous aidera pas pour la suite du championnat. Match par match, svp ! Le niveau de la Division 2 n'est évidemment pas énorme mais tout est possible du fait d'une grosse concurrence. Je dirais que le jeu est bon mais pas vraiment professionnel. Pour en revenir à notre équipe, la Coupe de Belgique va être déterminante. On jouera le 16 novembre au Sporting de Charleroi ! Outre le fait que ce sera un match spécial pour moi, on pourra définitivement être fixé sur notre potentiel. Pendant la préparation, nous parvenions à rivaliser avec des équipes telles que St-Trond. Etait-ce réellement révélateur ? Je ne pense pas. Restons calmes.

Votre forme actuelle n'est-elle pas également une surprise ?

Pour une fois, j'ai de la chance ! Ça fait un bon bout de temps que je n'ai plus été blessé. Je me sens vraiment bien physiquement et mentalement, et je joue à une place différente par rapport à l'année passée. J'évolue derrière les attaquants, généralement Rocky Peeters et Christophe Geebelen, en tant que réel numéro 10. J'adore cette place et de plus, l'entraîneur me fait vraiment confiance puisque je jouis d'une très large autonomie. En effet, je peux effectuer de nombreuses actions personnelles sans me faire réprimander comme le feraient la plupart des entraîneurs. Ça fait du bien de sentir que le coach vous fait entièrement confiance. En plus, nous ne discutons pas beaucoup car il ne parle pas très bien français et moi pas du tout flamand. Cela provoque évidemment parfois de petites mésententes mais jamais rien de grave.

Trop bien en Belgique !

Pourquoi avoir quitté Westerlo ?

J'étais parti là-bas en me disant que c'était un bon club vu qu'il jouerait la Coupe d'Europe. Mais Sammy Van Den Bossche avait été transféré juste après mon arrivée et je m'étais rapidement fait à l'idée que je ne jouerais pas des masses. La suite du championnat m'a donné raison car on ne m'a pas fait confiance, et comme si cela n'était pas suffisant, je me suis blessé au ménisque, ce qui m'a écarté des terrains durant deux mois. Au terme de la saison, j'étais finalement satisfait de n'avoir signé que pour un an car je n'avais presque pas joué. Je pouvais donc quitter Westerlo gratuitement. Etant donné que Geel est situé juste à côté, j'avais décidé d'aller y voir quelques matches. On m'y a directement contacté en me demandant si le fait de relancer ma carrière m'intéresserait. J'ai logiquement accepté immédiatement la proposition. Une chose est sûre : je n'aurai rien appris à Westerlo.

Et de votre longue expérience carolorégienne, qu'avez-vous retenu ?

J'y suis resté trop longtemps ! J'aurais dû partir beaucoup plus tôt car ces sept années à Charleroi ne se sont pas révélées évidentes. Attention, je ne crache ni sur le club, ni sur ma formation. En fait, je n'y ai pas assez appris proportionnellement à la durée de ma présence au sein du club. En plus, ils ont une mentalité très difficile à comprendre envers certains joueurs qui réussissent dans d'autres clubs. L'exemple de Daniel Van Buyten est éminemment démonstratif. Dorénavant, la page est tournée et leurs résultats actuels me laissent pantois. Ce qui ne m'empêche pas de retourner, de temps en temps, assister à quelques rencontres. J'aime l'ambiance, la même que l'on retrouve en ville. C'est très atypique et très chaleureux !

On peut en induire que vous aimez la Belgique. Non ?

Oui, c'est exact. Ça fait bientôt neuf ans que j'y habite et que je m'y sens pleinement intégré. Je considère que mon français est plus que correct et j'en suis fier. Je vis à Bruxelles avec ma copine et je m'y plais. Mais je ne veux pas me voiler la face ! J'espère un jour obtenir un transfert à l'étranger, dans le sud de préférence. Car la Division 2, c'est bien, mais je n'ai que 26 ans et je suis encore très motivé. J'aimerais retrouver la D1 la saison prochaine et si cela pouvait se réaliser avec Geel, j'en serais ravi. A long terme, je veux changer de vie et assurer mon avenir financier et celui de ma famille. Pour y arriver, je pense que l'étranger est la solution la plus adéquate car la situation en Ukraine est catastrophique. Toute ma famille y demeure encore dans une petite ville de mineurs nommée Lugansk. C'est la misère là-bas. Il y a 90 % de chômage ! Rendez-vous compte ! Je veux vraiment les aider et je souhaite qu'ils quittent le pays mais ils restent malgré tout attachés à leurs racines. J'essaye de relativiser mais c'est difficile...

" Le coach me fait confiance au numéro 10. J'adore "

Contre toute attente, le KFC Verbroedering Geel a excellemment entamé le championnat puisqu'il occupe actuellement la tête de la deuxième division. Son meneur de jeu, Sergeï Omelianovitch, 26 ans, y a contribué en marquant et en soutenant une ligne d'attaque très productive. Après avoir passé sept longues saisons, peut-être trop longues, au Sporting de Charleroi (de 1994 à 2001, il y arriva à 17 ans, y suivit sa formation, joua 86 matches en D1 et y marqua un but), et une malheureuse expérience d'une saison à Westerlo, le joueur ukrainien avait été transféré à Geel en 2002 où, désormais, il semble avoir totalement trouvé ses marques. Sergeï Omelianovitch : C'est en effet une surprise pour tout le monde ! Personne dans le club ne s'attendait à de tels résultats, surtout étant donné la proportion importante d'anciens joueurs de Division 3. La préparation a pourtant été assez difficile et de ce fait, les objectifs annoncés en début de saison se révélaient assez frileux. Une place dans le milieu du classement aurait dès lors satisfait beaucoup de monde mais actuellement, je ne peux pas vous dire si nos ambitions vont être revues à la hausse ou non. C'est le flou dans l'esprit de bon nombre de personnes du club ! Ces performances sont bien entendu dues au travail sérieux de notre entraîneur, Peter Maes. Ce dernier a réalisé une intégration très propre de jeunes éléments qui se sentent bien entourés par quelques joueurs d'expérience. Pour le moment, on n'ambitionne absolument pas de monter parmi l'élite et on aborde chaque rencontre distinctement. Ce qui est amusant, c'est le fait que tout le monde nous motive énormément car l'ambition augmente. Que ce soit auprès des supporters, des dirigeants ou bien évidemment de Peter Maes. Ils veulent tous que l'on gagne une tranche, ce qui est tout à fait plausible. Si cela se produisait, je pense que nous envisagerions une place en haut du classement. Mais actuellement, je pense que supputer nos chances ne nous aidera pas pour la suite du championnat. Match par match, svp ! Le niveau de la Division 2 n'est évidemment pas énorme mais tout est possible du fait d'une grosse concurrence. Je dirais que le jeu est bon mais pas vraiment professionnel. Pour en revenir à notre équipe, la Coupe de Belgique va être déterminante. On jouera le 16 novembre au Sporting de Charleroi ! Outre le fait que ce sera un match spécial pour moi, on pourra définitivement être fixé sur notre potentiel. Pendant la préparation, nous parvenions à rivaliser avec des équipes telles que St-Trond. Etait-ce réellement révélateur ? Je ne pense pas. Restons calmes. Pour une fois, j'ai de la chance ! Ça fait un bon bout de temps que je n'ai plus été blessé. Je me sens vraiment bien physiquement et mentalement, et je joue à une place différente par rapport à l'année passée. J'évolue derrière les attaquants, généralement Rocky Peeters et Christophe Geebelen, en tant que réel numéro 10. J'adore cette place et de plus, l'entraîneur me fait vraiment confiance puisque je jouis d'une très large autonomie. En effet, je peux effectuer de nombreuses actions personnelles sans me faire réprimander comme le feraient la plupart des entraîneurs. Ça fait du bien de sentir que le coach vous fait entièrement confiance. En plus, nous ne discutons pas beaucoup car il ne parle pas très bien français et moi pas du tout flamand. Cela provoque évidemment parfois de petites mésententes mais jamais rien de grave. J'étais parti là-bas en me disant que c'était un bon club vu qu'il jouerait la Coupe d'Europe. Mais Sammy Van Den Bossche avait été transféré juste après mon arrivée et je m'étais rapidement fait à l'idée que je ne jouerais pas des masses. La suite du championnat m'a donné raison car on ne m'a pas fait confiance, et comme si cela n'était pas suffisant, je me suis blessé au ménisque, ce qui m'a écarté des terrains durant deux mois. Au terme de la saison, j'étais finalement satisfait de n'avoir signé que pour un an car je n'avais presque pas joué. Je pouvais donc quitter Westerlo gratuitement. Etant donné que Geel est situé juste à côté, j'avais décidé d'aller y voir quelques matches. On m'y a directement contacté en me demandant si le fait de relancer ma carrière m'intéresserait. J'ai logiquement accepté immédiatement la proposition. Une chose est sûre : je n'aurai rien appris à Westerlo. J'y suis resté trop longtemps ! J'aurais dû partir beaucoup plus tôt car ces sept années à Charleroi ne se sont pas révélées évidentes. Attention, je ne crache ni sur le club, ni sur ma formation. En fait, je n'y ai pas assez appris proportionnellement à la durée de ma présence au sein du club. En plus, ils ont une mentalité très difficile à comprendre envers certains joueurs qui réussissent dans d'autres clubs. L'exemple de Daniel Van Buyten est éminemment démonstratif. Dorénavant, la page est tournée et leurs résultats actuels me laissent pantois. Ce qui ne m'empêche pas de retourner, de temps en temps, assister à quelques rencontres. J'aime l'ambiance, la même que l'on retrouve en ville. C'est très atypique et très chaleureux ! Oui, c'est exact. Ça fait bientôt neuf ans que j'y habite et que je m'y sens pleinement intégré. Je considère que mon français est plus que correct et j'en suis fier. Je vis à Bruxelles avec ma copine et je m'y plais. Mais je ne veux pas me voiler la face ! J'espère un jour obtenir un transfert à l'étranger, dans le sud de préférence. Car la Division 2, c'est bien, mais je n'ai que 26 ans et je suis encore très motivé. J'aimerais retrouver la D1 la saison prochaine et si cela pouvait se réaliser avec Geel, j'en serais ravi. A long terme, je veux changer de vie et assurer mon avenir financier et celui de ma famille. Pour y arriver, je pense que l'étranger est la solution la plus adéquate car la situation en Ukraine est catastrophique. Toute ma famille y demeure encore dans une petite ville de mineurs nommée Lugansk. C'est la misère là-bas. Il y a 90 % de chômage ! Rendez-vous compte ! Je veux vraiment les aider et je souhaite qu'ils quittent le pays mais ils restent malgré tout attachés à leurs racines. J'essaye de relativiser mais c'est difficile... " Le coach me fait confiance au numéro 10. J'adore "