Que Milan et l'Inter ne s'aiment pas, ce n'est pas nouveau mais aujourd'hui on peut parler de confrontation totale. La folle course pour le titre accroit à fond la rivalité à tel point que jamais la tension n'a atteint un tel niveau. Il n'y a pas un moment où le sportif ne prenne pas le pas sur le conflit entre les deux clubs. Même une heure après sa victoire sur Chelsea, José Mourinho a préféré parler de la rencontre de rattrapage entre Milan et la Fiorentina où l'arbitre n'a pas sifflé un penalty flagrant contre l'ennemi milanista. Les trois journées de suspension et l'amende de 40.00 euros pour avoir mimé les menottes et pour propos injurieux à l'égard de l'arbitre lors du retour au vestiaire à la mi-temps contre la Sampdoria le week-end précédent, n'ont pas empêché le coach portugais de projeter sa bave sur ...

Que Milan et l'Inter ne s'aiment pas, ce n'est pas nouveau mais aujourd'hui on peut parler de confrontation totale. La folle course pour le titre accroit à fond la rivalité à tel point que jamais la tension n'a atteint un tel niveau. Il n'y a pas un moment où le sportif ne prenne pas le pas sur le conflit entre les deux clubs. Même une heure après sa victoire sur Chelsea, José Mourinho a préféré parler de la rencontre de rattrapage entre Milan et la Fiorentina où l'arbitre n'a pas sifflé un penalty flagrant contre l'ennemi milanista. Les trois journées de suspension et l'amende de 40.00 euros pour avoir mimé les menottes et pour propos injurieux à l'égard de l'arbitre lors du retour au vestiaire à la mi-temps contre la Sampdoria le week-end précédent, n'ont pas empêché le coach portugais de projeter sa bave sur les arbitres. Il a notamment rappelé que quelques jours plus tôt, à Bari, le referee n'avait pas sifflé un penalty énorme contre Milan, qui aurait dû se retrouver à 10 après 26 minutes de jeu. L'Inter se prétend pénalisée, victime d'un complot. Et la stratégie de Mourinho est connue : il tire au bazooka sur tout ce qui bouge. Pour certains, Special One prépare méticuleusement son départ. Comme à Porto et à Chelsea, il provoque pendant des semaines avant de lasser tout son monde et de s'en aller pour incompatibilité d'humeur. Mais jusqu'à présent, la position dure (et totalement inhabituelle dans les mots) adoptée par le président Masimo Moratti à l'égard des instances fédérales étonne. Même Angelo Mario Moratti, fils du président et vice-président du club, est sorti de sa réserve au moment de commenter la victoire sur Chelsea : " Notre entraîneur a préparé la rencontre de manière parfaite en canalisant la tension dans la bonne direction. " Une chose est certaine : les arbitres en ont ras le bol de ce jeu de massacre. Tagliavento, qui a dirigé Inter-Sampdoria, a même avoué qu'il a eu peur que les gestes fous de Mourinho, lorsqu'il a exclu deux Nerazzurri, ne provoquent une invasion de terrain. Les exclusions étaient totalement justifiées sauf... pour le site de l'Inter. Sentant qu'une grève des arbitres était dans l'air, le président de la Fédération, GiancarloAbete, a téléphoné à Moratti pour que tout cela ne provoque pas un Armageddon. Et samedi, Adriano Galliani, le vice-président de Milan, a invité l'administrateur général de l'Inter, ErnestoPaolillo, à une réunion visant à calmer les esprits suite aux déclarations déplacées de, notamment, Silvio Berlusconi et du coach Leonardo. GIGI BUFFON, le gardien de la Juventus, s'est occasionné une lésion aux adducteurs de la jambe droite. Les médecins estiment la période de revalidation à un mois. Triste précédent : en septembre 2008, l'international avait souffert du même mal mais n'a effectué son retour qu'à la mi-janvier. Amauri a été victime d'une élongation à la cuisse droite et sera absent 20 à 25 jours. JULIO CESAR, le gardien de l'Inter, a été victime d'un accident de la circulation. Le Brésilien s'en est sorti avec une forte contusion au visage provoquée par l'éclatement de l'airbag de sa Lamborghini. Il a tenu sa place contre Chelsea. MARIO BALOTELLI, l'attaquant de l'Inter qui avait été critiqué par les fans pour avoir assisté à Milan-Manchester en Ligue des Champions, a commis un autre impair. Il a garé sa voiture à la va-vite en bloquant celle de Marcello Lippi, le sélectionneur italien qui a décidé de quitter le stade un peu avant la fin de la rencontre... CHRISTIAN PANUCCI ne sera pas resté longtemps à Parme. Arrivé l'été dernier, le défenseur a décidé de mettre un terme à son contrat pour raisons personnelles. COSTINHA (35 ans), le milieu de l'Atalanta, a cassé son contrat. Le Portugais s'était blessé lors de son unique apparition en championnat lors de la saison 2007-2008. PATO, l'attaquant de Milan, est out pour deux semaines en raison d'une déchirure aux ischio-jambiers de la jambe droite. JEAN-FRANÇOIS GILLET n'a pu arrêter l'orage face à Catane. Bari a craqué, ce qui n'a pas empêché la direction de prolonger le coach, Giampiero Ventura jusqu'en 2011. RadjaNainggolan (Cagliari) est monté au jeu à la 63e et a écopé de deux cartons à la 67 et à la 71e. Gaby Mundingayi s'est bien installé dans l'entrejeu de Bologne appliquant convenablement le contre. NICOLAS RIBAUDO