Il y a dix jours, après le revers 4-1 du HSV à Paderborn, un concurrent direct pour la montée en Bundesliga, le club a appelé ses partisans au calme. Hambourg a bouclé le premier tour en tête mais a ensuite dégringolé : sur base du seul second tour, il est seizième.
...

Il y a dix jours, après le revers 4-1 du HSV à Paderborn, un concurrent direct pour la montée en Bundesliga, le club a appelé ses partisans au calme. Hambourg a bouclé le premier tour en tête mais a ensuite dégringolé : sur base du seul second tour, il est seizième. Le Hamburger SV n'a jamais été un club stable et cette saison ne fait pas exception. Après un début d'exercice difficile, il a limogé l'entraîneur, Christian Titz, dès le mois d'octobre, après sept mois seulement, pour embaucher le talentueux Hannes Wolf. Initialement, celui-ci a paru inverser le cap du club mais l'équipe a rechuté à l'issue de la trêve hivernale. Il y a trois mois, Klaus-Michael Kühne, qui possède 20% des parts du club, a voulu changer d'entraîneur pour contrer cette chute aux enfers mais la direction a refusé, soulignant que l'entraîneur ne devait pas toujours être le bouc émissaire. Depuis l'été 2008, le HSV a changé d'entraîneur à seize reprises. La ville portuaire est maintenant en pleine tempête. Le HSV, qui a joué devant une moyenne de 48.000 spectateurs en division deux, doit prendre un nouveau départ, une fois de plus. Il affirme procéder à une analyse rigoureuse de tous ses départements afin de se présenter autrement. Comment ? On l'ignore toujours. Ce sera en tout cas avec un autre entraîneur mais le budget, qui s'élève à 85 millions cette saison, doit être sérieusement revu à la baisse. Le HSV ne dispose pas d'un grand choix sur le marché pour renforcer son jeune noyau alors qu'il doit en fait y passer le balai : on fustige en effet la mauvaise mentalité et le laxisme de certains footballeurs. Ce manque de caractère serait la principale raison du fiasco sportif, à côté des carences à la finition.