Il existe deux sortes de journalistes : ceux qui ne veulent parler que de Messi et ceux qui s'énervent directement lorsque le nom du génial Argentin revient une nouvelle fois sur la table. Ces derniers estiment que tout a déjà été dit et écrit à son sujet. Mais, lorsqu'on aime le football, on ne peut que s'extasier devant les exploits du joueur le plus décisif du FC Barcelone.

Il est capable de lober le gardien du Real Betis, un peu trop avancé, alors qu'il se trouve dans une position excentrée aux abords des 16 mètres, en envoyant le ballon sur le bas de la barre transversale avant que celui-ci n'aboutisse finalement derrière la ligne. Ce n'est pas donné à tout le monde. Du grand art, pour le 656e but de sa carrière.

Les supporters du Betis ne s'y sont pas trompés, ils l'ont spontanément applaudi. Contre Manchester United, il a d'abord évité un tacle, avant de rentrer dans le jeu, de mettre deux ou trois défenseurs dans le vent et de tromper le gardien David de Gea en envoyant, du gauche, le ballon dans le coin du but.

À Villarreal, alors que son équipe était menée 4-2, il a converti un coup franc dans les dernières minutes avant que Luis Suárez n'égalise à 4-4 dans les arrêts de jeu pour offrir un point miraculeux aux Catalans.

Grande Messi !

Il y a encore le petit film d'un fan du Deportivo Alavés sur Twitter. L'homme a filmé Messi alors qu'il était en train de s'échauffer, en deuxième mi-temps. L'Argentin a aperçu un supporter handicapé qui regardait le match le long de la ligne de touche, dans sa chaise roulante.

Leo a ôté sa veste de training et la lui a offerte. Une poignée de mains, une petite tape sur l'épaule. Depuis la tribune, des cris ont retenti : " Grande, Messi ! Grande, Messi ! " Il ne manquait qu'une seule chose à la scène : que la personne handicapée se lève et se mette à courir ! En Argentine, Messi reste toujours dans l'ombre de Diego Maradona, mais en Europe c'est un Dieu.

Au début de cette année, lorsqu'on a dit à Pep Guardiola que Manchester City était le favori pour remporter la Ligue des Champions, le technicien espagnol a répondu : " Non, le favori, c'est l'équipe qui possède Messi dans ses rangs. " C'est exactement pareil en Liga. Le 16 octobre 2004, l'Argentin a débuté au Barça sous la direction de Frank Rijkaard.

Actuellement, il dispute sa 15e saison dans le noyau A. Durant cette période, le FC Barcelone a été sacré dix fois champion ( voir encadré) et a remporté six fois la Copa del Rey. Il en ajoutera sans doute une septième à son palmarès, car on imagine mal Valence lui mettre des bâtons dans les roues, le 25 mai.

La seule consigne

Ce serait un exercice intéressant : écrire un article sur le FC Barcelone sans citer le nom de Messi. C'est impossible. Car il est partout. À plus forte raison dans l'équipe d' Ernesto Valverde. Alors que, dans un stade antérieur de sa carrière, il devait encore respecter les consignes tactiques de Pep Guardiola (il a d'abord été positionné sur l'aile, puis comme faux numéro 9) et que sous Luis Enrique il évoluait systématiquement du côté droit du triangle qu'il formait avec Neymar et Suárez, aujourd'hui il donne l'impression de courir - ou de marcher - où il le souhaite. Comme si la seule consigne que Valverde donnait à ses joueurs, était : " Courez dans l'espace que Messi n'occupe pas, et il fera le reste.'

Au fil des années, toute l'attention s'est de plus en plus portée sur lui. D'autres vedettes, comme Xavi, Andrés Iniesta et Neymar, ont entre-temps quitté le navire, et leurs successeurs ne jouissent pas de la même aura. Et maintenant que son grand rival Cristiano Ronaldo a également quitté la péninsule ibérique, les projecteurs se focalisent complètement sur le phénomène de Rosario. À juste titre, car chaque fois qu'on pense qu'il ne pourra plus surprendre, il surprend à nouveau.

Sur Google aussi, Messi fait fureur. Il est l'une des rares personnes qui figurent en haut de la liste des mots les plus recherchés. Le nom "Messi" figure entre les mots "Facebook", "météo" et "sexe". Lors d'un sondage réalisé en 2015, il est apparu qu'il était la personne la plus recherchée sur Google, avec Kim Kardashian.

Football Leaks

Il ne faut donc pas s'étonner que le FC Barcelone mette les bouchées doubles pour garder son joueur. Son contrat actuel court encore jusqu'à l'été 2021, mais le président Josep Bartomeu a déjà annoncé que les négociations pour une prolongation débuteront au début de l'année prochaine. Et ce, alors qu'il est actuellement le footballeur le mieux payé au monde, avec plus de 100 millions d'euros par an.

C'est ce qui ressort des documents des Football Leaks, que le magazine allemand Der Spiegel a pu se procurer. Si Messi participe encore à 60% des matches au cours des deux prochaines années, et s'il va au bout de son contrat, il sera, selon Der Spiegel, assuré d'un salaire annuel moyen de 106.347.115 euros.

Selon le magazine, le salaire de base de Messi dépasse, par saison, les 71 millions d'euros, mais différents bonus sont également inclus dans son contrat. Si Barcelone remporte la Ligue des Champions, par exemple, Messi percevra 12,5 millions d'euros supplémentaires. Et si le club réussit le triplé (championnat, coupe et Ligue des Champions) - ce qui est encore possible cette année - la somme atteindra 122,5 millions d'euros.

Il existe deux sortes de journalistes : ceux qui ne veulent parler que de Messi et ceux qui s'énervent directement lorsque le nom du génial Argentin revient une nouvelle fois sur la table. Ces derniers estiment que tout a déjà été dit et écrit à son sujet. Mais, lorsqu'on aime le football, on ne peut que s'extasier devant les exploits du joueur le plus décisif du FC Barcelone. Il est capable de lober le gardien du Real Betis, un peu trop avancé, alors qu'il se trouve dans une position excentrée aux abords des 16 mètres, en envoyant le ballon sur le bas de la barre transversale avant que celui-ci n'aboutisse finalement derrière la ligne. Ce n'est pas donné à tout le monde. Du grand art, pour le 656e but de sa carrière. Les supporters du Betis ne s'y sont pas trompés, ils l'ont spontanément applaudi. Contre Manchester United, il a d'abord évité un tacle, avant de rentrer dans le jeu, de mettre deux ou trois défenseurs dans le vent et de tromper le gardien David de Gea en envoyant, du gauche, le ballon dans le coin du but. À Villarreal, alors que son équipe était menée 4-2, il a converti un coup franc dans les dernières minutes avant que Luis Suárez n'égalise à 4-4 dans les arrêts de jeu pour offrir un point miraculeux aux Catalans. Il y a encore le petit film d'un fan du Deportivo Alavés sur Twitter. L'homme a filmé Messi alors qu'il était en train de s'échauffer, en deuxième mi-temps. L'Argentin a aperçu un supporter handicapé qui regardait le match le long de la ligne de touche, dans sa chaise roulante. Leo a ôté sa veste de training et la lui a offerte. Une poignée de mains, une petite tape sur l'épaule. Depuis la tribune, des cris ont retenti : " Grande, Messi ! Grande, Messi ! " Il ne manquait qu'une seule chose à la scène : que la personne handicapée se lève et se mette à courir ! En Argentine, Messi reste toujours dans l'ombre de Diego Maradona, mais en Europe c'est un Dieu. Au début de cette année, lorsqu'on a dit à Pep Guardiola que Manchester City était le favori pour remporter la Ligue des Champions, le technicien espagnol a répondu : " Non, le favori, c'est l'équipe qui possède Messi dans ses rangs. " C'est exactement pareil en Liga. Le 16 octobre 2004, l'Argentin a débuté au Barça sous la direction de Frank Rijkaard. Actuellement, il dispute sa 15e saison dans le noyau A. Durant cette période, le FC Barcelone a été sacré dix fois champion ( voir encadré) et a remporté six fois la Copa del Rey. Il en ajoutera sans doute une septième à son palmarès, car on imagine mal Valence lui mettre des bâtons dans les roues, le 25 mai. Ce serait un exercice intéressant : écrire un article sur le FC Barcelone sans citer le nom de Messi. C'est impossible. Car il est partout. À plus forte raison dans l'équipe d' Ernesto Valverde. Alors que, dans un stade antérieur de sa carrière, il devait encore respecter les consignes tactiques de Pep Guardiola (il a d'abord été positionné sur l'aile, puis comme faux numéro 9) et que sous Luis Enrique il évoluait systématiquement du côté droit du triangle qu'il formait avec Neymar et Suárez, aujourd'hui il donne l'impression de courir - ou de marcher - où il le souhaite. Comme si la seule consigne que Valverde donnait à ses joueurs, était : " Courez dans l'espace que Messi n'occupe pas, et il fera le reste.' Au fil des années, toute l'attention s'est de plus en plus portée sur lui. D'autres vedettes, comme Xavi, Andrés Iniesta et Neymar, ont entre-temps quitté le navire, et leurs successeurs ne jouissent pas de la même aura. Et maintenant que son grand rival Cristiano Ronaldo a également quitté la péninsule ibérique, les projecteurs se focalisent complètement sur le phénomène de Rosario. À juste titre, car chaque fois qu'on pense qu'il ne pourra plus surprendre, il surprend à nouveau. Sur Google aussi, Messi fait fureur. Il est l'une des rares personnes qui figurent en haut de la liste des mots les plus recherchés. Le nom "Messi" figure entre les mots "Facebook", "météo" et "sexe". Lors d'un sondage réalisé en 2015, il est apparu qu'il était la personne la plus recherchée sur Google, avec Kim Kardashian. Il ne faut donc pas s'étonner que le FC Barcelone mette les bouchées doubles pour garder son joueur. Son contrat actuel court encore jusqu'à l'été 2021, mais le président Josep Bartomeu a déjà annoncé que les négociations pour une prolongation débuteront au début de l'année prochaine. Et ce, alors qu'il est actuellement le footballeur le mieux payé au monde, avec plus de 100 millions d'euros par an. C'est ce qui ressort des documents des Football Leaks, que le magazine allemand Der Spiegel a pu se procurer. Si Messi participe encore à 60% des matches au cours des deux prochaines années, et s'il va au bout de son contrat, il sera, selon Der Spiegel, assuré d'un salaire annuel moyen de 106.347.115 euros. Selon le magazine, le salaire de base de Messi dépasse, par saison, les 71 millions d'euros, mais différents bonus sont également inclus dans son contrat. Si Barcelone remporte la Ligue des Champions, par exemple, Messi percevra 12,5 millions d'euros supplémentaires. Et si le club réussit le triplé (championnat, coupe et Ligue des Champions) - ce qui est encore possible cette année - la somme atteindra 122,5 millions d'euros.