Originaire de Woluwe-Saint-Lambert et installé aux Etats-Unis depuis 2009, Tarec " Sponge " Saffiedine est la plus grande fierté actuelle du MMA belge. C'est en effet le premier de nos compatriotes à être convié à un combat de l'UFC, la plus prestigieuse fédération de la discipline.
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Originaire de Woluwe-Saint-Lambert et installé aux Etats-Unis depuis 2009, Tarec " Sponge " Saffiedine est la plus grande fierté actuelle du MMA belge. C'est en effet le premier de nos compatriotes à être convié à un combat de l'UFC, la plus prestigieuse fédération de la discipline. La première fois que vous avez entendu parler du MMA, c'était quand ?J'avais 15 ans. Je me suis retrouvé avec un manga entre les mains, qui parlait de MMA. J'ai commencé à regarder des vidéos et des DVD. Je m'entraînais après l'école, avec mes amis, à la salle de gym. On mettait des tapis par terre et on essayait de reproduire ce que l'on avait vu en DVD ! Vous avez 21 ans en 2009, quand vous partez pour les Etats-Unis. Qu'est-ce qui vous pousse à faire le grand saut ?J'ai remporté le championnat de Belgique amateur de shooto en 2006. Un an plus tard j'effectuais mon premier combat pro. J'avais l'habitude de beaucoup voyager pour mes compétitions. En 2007, j'ai réalisé que si je voulais faire du MMA quelque chose de plus qu'un hobby, il fallait que j'aille m'entraîner ailleurs. Surtout pour apprendre la lutte, qui est primordiale. Cette année-là, je suis parti un mois aux Etats-Unis et j'ai vraiment accroché. La team avec laquelle je m'entraînais a fini par m'offrir un visa pour faire partie de l'équipe à temps plein. A ce moment-là, l'UFC, c'est un rêve ou une ambition légitime ?Les deux. Je me suis toujours mis cet objectif en tête. Et je savais que j'allais y arriver. Et j'y suis arrivé. Je combattais pour la Strikeforce, une fédération qui a été récemment rachetée par l'UFC. Comme j'avais gagné une ceinture au sein de la Strikeforce, l'UFC s'est intéressée à moi et a décidé de me garder. Comment appréhendez-vous votre premier combat dans le plus célèbre octogone du monde ? (NDLR : entre-temps, Tarec s'est blessé et ses débuts à l'UFC, prévus le 27 juillet à Seattle contre Robbie Lawler, ont été postposés).Comme n'importe quel autre combat. Je m'entraîne toujours dur et je ne sous-estime personne. Etre le premier Belge à avoir la possibilité de rapporter une victoire en UFC me motive terriblement. A plus long terme, je voudrais remporter une ceinture dans ma catégorie. Comment vous pourriez qualifier ce que vous ressentez au moment d'entrer dans la cage ?Je suis nerveux et stressé. Mais une fois entré dans la cage, toute nervosité disparaît et c'est la confiance qui prend le dessus. Je suis à 100 % et content d'être là, parce que la préparation a été dure. Plus que tout, je suis là pour gagner. L'intensité des coups, ça ne vous a jamais fait reculer ?Tu es préparé pour ça. Je n'irais pas jusqu'à dire que tu t'entraînes à en prendre plein les dents, mais nous sommes des pros, et c'est notre boulot de combattre. Et donc aussi de prendre des coups. Je ne parlerais pas de peur, car je suis préparé. Je suis déjà entré dans un combat sans l'être, et j'ai pris des coups inutiles. Ça n'arrivera plus jamais. A quoi ressemble votre quotidien, niveau entraînement ?Deux ou trois fois par jour, à raison de six fois par semaine... Muay-thaï, grappling, lutte, et le soir conditionnement physique. Le respect semble très présent dans la discipline. Est-ce aussi le cas à votre niveau, vu les enjeux financiers, la télé, etc. ?Oui et non. Beaucoup de combattants s'appuient sur le trash-talking pour vendre les combats. Mais ce n'est pas toujours à prendre personnellement. Quand vous regardez les champions, 9 sur 10 sont respectueux et humbles. Vous en faites, vous, du trash-talking ?Non, je suis nul à ça. Je préfère parler dans la cage. Quelle est l'ampleur du phénomène MMA aux Etats-Unis ?C'est le sport qui a le plus grandi dans le pays ces dix dernières années. Au Brésil, c'est le cas aussi.