Bienvenue en Nouvelle-Zélande, le paradis sur terre, le pays des Maoris, des kiwis et des fjords. Votre guide est Mark Dickel, le nouveau playmaker ostendais : " Kia ora ! " (bonjour).
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Bienvenue en Nouvelle-Zélande, le paradis sur terre, le pays des Maoris, des kiwis et des fjords. Votre guide est Mark Dickel, le nouveau playmaker ostendais : " Kia ora ! " (bonjour). Mark Dickel : J'adore faire des farces. J'essaie de ne pas prendre la vie au sérieux. Je comprends la chance que j'ai d'être basketteur, surtout quand je vois mon père travailler depuis plus de 50 ans pour survivre. A 18 ans, je me suis retrouvé à l'University du Nevada à Las Vegas, une des plus grandes universités américaines. Je jouais devant 25.000 personnes et j'étais le distributeur. J'ai appris à assumer. L'essentiel est de respecter ses coéquipiers et de donner des directives pour le bien de l'équipe, sans qu'elles soient personnelles. On joue très vite en Belgique, surtout dans les petits clubs. Tout le monde peut marquer. C'est beaucoup de run and gun, comme le basket des collèges américains. Chaque Néo-Zélandais est un Maori. Si on remonte de quatre générations, on découvre que mon arrière-grand-mère l'était. Nous vivons ensemble, même si certains veulent conserver leur mode de vie traditionnel. Le monde sportif connaît bien le haka des rugbymen mais tous les sportifs All Blacks le pratiquent avant les rencontres. sportives. C'est un mélange de danse pour s'impressionner, même si au départ, c'était une marque de respect. Moi, je n'ai pas de rituel. Je suis ici pour jouer, mais la vie est agréable en Belgique. L'ambiance est aussi relax que dans mon pays. En plus, tout le monde parle anglais. Mon amie est américaine et étudie. Elle me rejoint en décembre. Ils dansent le haka, qui date de l'époque où ils partaient en guerre. Ils le pratiquent encore. Mon pays est loin de tout. Je venais d'un petit village. Queenstown est à trois heures de route. En hiver, j'allais skier, en été, je pratiquais le ski nautique. C'est une destination très touristique. Mais c'était chouette à Las Vegas aussi, le basket y est le premier sport. Un jeune doit éviter les tentations. Je n'ai jamais joué pour plus de dix dollars mais j'ai acheté une maison là-bas, depuis. En gestion hôtelière. Peut-être donc que je gérerai mon propre hôtel mais je devrai travailler plus de quatre heures par jour ! J'ai tâté de sports extrêmes mais c'est fini, du moins tant que je joue au basket. J'adore l'eau. Jusqu'à 17 ans, je surfais souvent. J'ai grandi à Dunedin, une petite ville universitaire du sud. Cette région est moins développée que le nord, la nature y est intacte. J'ai passé ma jeunesse à grimper aux arbres, à camper au milieu des sangliers et des lapins. Avant, je jouais au foot mais je suis tombé amoureux du basket. En plus, j'ai remarqué que j'étais doué. Dès le premier jour, j'ai su que je ferais tout pour devenir professionnel. Je rêvais de la NBA. Après le collège, j'ai été sélectionné pour un predraft camp à Chicago mais je me suis brisé la main. J'ai été sur la touche pendant huit mois. On verra après les J.O. : mon pays a des chances de médaille avec les Tall Blacks, le surnom de l'équipe nationale de basket. Je peux me distinguer. Ce que j'adore, c'est délivrer des assists. Marquer soi-même est facile. Impliquer toute l'équipe dans le jeu est plus ardu. Le rugby est le premier sport, suivi du cricket et du basket mais notre quatrième place au Mondial de l'an dernier nous a rendus populaires. Gamin, j'ai joué au rugby mais je n'étais pas assez costaud. J'étais sans cesse blessé.