Que pense Axel Witsel de son match contre Manchester ? Bonne question. Sans réponse. Présent pour commenter le match sur Club RTL, Luc Maton avait eu la garantie en début de soirée qu'il pourrait lui tendre son micro. Ce ne fut finalement pas possible, malgré les pressions de TEAM (l'agence suisse qui gère les modalités pratiques de la Ligue des Champions). Même le site officiel de l'UEFA n'a pas pu obtenir l...

Que pense Axel Witsel de son match contre Manchester ? Bonne question. Sans réponse. Présent pour commenter le match sur Club RTL, Luc Maton avait eu la garantie en début de soirée qu'il pourrait lui tendre son micro. Ce ne fut finalement pas possible, malgré les pressions de TEAM (l'agence suisse qui gère les modalités pratiques de la Ligue des Champions). Même le site officiel de l'UEFA n'a pas pu obtenir le moindre mot du Belge. Witsel était tout à fait disposé à parler mais n'en avait pas le droit. Un ordre du club, venant de tout en haut. A la sortie du vestiaire, une attachée de presse zélée surveillait les dérapages : de nombreux joueurs avaient l'interdiction de s'exprimer. Et nous n'avons pas pu avoir son interview, malgré des demandes répétées. Motifs invoqués pêle-mêle par le club, au fil des jours : il y a trop de demandes et on ne veut privilégier personne, il est dans une période où il y a trop de matches pour consacrer du temps à la presse, il doit rester concentré à fond sur le football, ou encore - juste après le match - : " Il a parlé le week-end passé et donc il ne s'exprimera pas aujourd'hui. "Ce n'est pas plus simple à Porto, où Steven Defour est actuellement soumis aux mêmes règles. Pas question d'obtenir une longue interview. On nous a même interdit de poser l'une ou l'autre question sur le Belge à Fernando Gomes, une ancienne gloire du club qui y travaille toujours. Gomes était prêt à répondre, la direction a saboté le contact. Les journalistes portugais supportent mal ces règlements. " Les clubs ont peur de dérapages, ils se protègent et protègent les joueurs. Ils les laisseraient parler s'ils étaient sûrs que les réponses seraient sur le thème : -Tout va bien, je sais que je joue dans la meilleure équipe et dans le plus beau stade, tout le monde est adorable ici. Mais ils ne sont pas tous disposés à se montrer aussi sympas avec les gens qui les paient. Alors, les dirigeants et les attachés de presse éliminent les risques à la source. " On nous dit chez A Bola : " Les joueurs que nous pouvons avoir pour de longues interviews ont en général été parfaitement formatés, briefés. Ils sont positifs sur tout et tout le monde. Le résultat, ce sont des interviews sans relief. Les propos chocs sont devenus tout à fait exceptionnels et c'est une grosse perte pour le public. "