La Louvière- Benfica a fait souffler sur le football wallon une brise de sympathie qu'on attendait depuis longtemps. Elle s'est d'ailleurs largement ressentie au niveau de l'audience puisque la RTBF a enregistré un score de 8.1 d'audience, avec des pics à 10 pendant la deuxième période, soit 350.000 téléspectateurs : bien plus que Mouscron la saison dernière (il faut dire que le match avait eu lieu un jeudi et tombait après deux soirées de Ligue des Champions dans la même semaine) et deux fois autant que Club Bruges-Celta Vigo.
...

La Louvière- Benfica a fait souffler sur le football wallon une brise de sympathie qu'on attendait depuis longtemps. Elle s'est d'ailleurs largement ressentie au niveau de l'audience puisque la RTBF a enregistré un score de 8.1 d'audience, avec des pics à 10 pendant la deuxième période, soit 350.000 téléspectateurs : bien plus que Mouscron la saison dernière (il faut dire que le match avait eu lieu un jeudi et tombait après deux soirées de Ligue des Champions dans la même semaine) et deux fois autant que Club Bruges-Celta Vigo. L'engouement est tel que, le soir même du match, Michel Lecomte n'hésitait pas à annoncer que la RTBF ferait le maximum pour obtenir les droits de retransmission du match retour, le 15 octobre. Celui-ci a lieu à une heure plus défavorable (22 heures belges) mais pourrait être précédé de la rencontre entre Lokeren et Manchester City. Restait surtout à savoir qui de la société Sportfive (représentée par Verhulst) ou de Global Sportnet (représentée par Pierre Delahaye) détenait les droits de retransmission pour Benfica. S'il est indéniable que La Louvière a beaucoup gagné en image de marque, reste à voir quelles seront les retombées de ce match d'un point de vue financier. Et on ne parle pas ici de la recette guichets ou des droits de télévision. " Après la coupe de Belgique, on nous avait dit que notre succès allait générer des ventes, des abonnements et du sponsoring ", dit Roland Louf, le manager du club. " Je m'aperçois tout de même que la réponse est mitigée : le nombre d'abonnés est plus ou moins identique et le sponsoring n'a guère augmenté. Par contre, il est vrai que nous avons plus de spectateurs ponctuels. Nous allons voir, dans les prochaines semaines, quelles seront les retombées du match contre Benfica. Beaucoup de VIP souhaitent nous accompagner à Porto : ils viennent non seulement de La Louvière mais aussi de Charleroi, ce sont des Caroloups ". Le match de Coupe d'Europe aura également eu le mérite de permettre aux dirigeants louviérois de bien cerner le potentiel de leur club. " Au Heysel, 9000 supporters nous avaient accompagnés. A Charleroi, il y avait plus de 14.000 entrées payantes. Cela nous permet de dire que, pour des matches de haut niveau, La Louvière peut attirer 10.000 personnes, ce qui nous laisse tout de même une place enviable en Belgique, même dans un championnat qui se réduirait à quatorze clubs ". Un mot encore à propos des droits de télévision, que La Louvière avait confié à la société Verhulst plutôt que de les négocier elle-même comme le font le Bruges ou Lokeren. " Chacun son métier ", dit Roland Louf. " Il s'agit d'un domaine spécifique dans lequel nous n'avons aucune expérience. 80 à 100.000 euros de recettes TV, ce n'est pas énorme mais ce n'est pas si mal non plus. Et quand je vois le temps qu'il a fallu à la Ligue Pro pour régler le contrat sur les droits du championnat, je me dis que nous n'aurions pas nécessairement fait mieux si nous avions négocié nous mêmes. Le jour où La Louvière pourra déléguer une personne uniquement pour traiter de cela, c'est que tout ira vraiment très bien " (P. Sintzen)