Fondé en 1895 dans le Tyrol, l'atelier Swarovski s'est mué en un groupe mondial qui emploie maintenant plus de 28 000 personnes et opère dans 42 pays. Protégé par quelques secrets de fabrication, son cristal est surtout connu grâce à des bijoux fantaisie auquel le monde du luxe a donné ses lettres de noblesse. Christian Dior fut le premier à faire appel au cristallier autrichien.
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Fondé en 1895 dans le Tyrol, l'atelier Swarovski s'est mué en un groupe mondial qui emploie maintenant plus de 28 000 personnes et opère dans 42 pays. Protégé par quelques secrets de fabrication, son cristal est surtout connu grâce à des bijoux fantaisie auquel le monde du luxe a donné ses lettres de noblesse. Christian Dior fut le premier à faire appel au cristallier autrichien. Aujourd'hui ses clients se nomment D&G, Chanel, Louis Vuitton, Boss, et bien d'autres. Bien entendu, Swarovski fabrique et distribue aussi sous son propre nom de nombreux produits : bijoux, objets de décoration, verres optiques, et depuis 2009 de l'horlogerie sur base de mouvements suisses, automatiques et quartz. Après de premières collections logiquement destinées aux femmes, la marque fait cette année une incursion en territoire masculin. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'elle n'a pas raté sa cible. Ses montres impressionnent vraiment par la qualité de leur finition et le caractère affirmé de leur design dans une catégorie de prix (moins de 1.000 euros) où l'on préfère généralement rester plus basique et consensuel. Les formes sont résolument contemporaines, les dimensions généreuses (44, 43 et 42 mm selon les modèles), avec des boîtiers en acier assez hermétiques pour passer sans problème de la ville à la plage. C'est le cas notamment de l'Octea Abyssal, la montre la plus sportive de la collection, animée par un mouvement automatique et garantie étanche jusqu'à 200 m. Le savoir-faire technique de Swarovski dans le domaine du cristal trouve ici son prolongement dans une lunette entièrement facettée dans un seul bloc de céramique noire. Le dos est engravé en relief du dessin d'un cygne, logo de la maison depuis le début des années 90. Avec une vocation plus citadine, la Piazza Grande fait aussi appel à de la céramique noire, non seulement pour la lunette mais aussi pour la couronne et des détails du cadran. Swarovski en présente une version quartz avec un boîtier en acier recouvert d'or (PVD). Il en existe neuf variations, avec des cadrans bleu marine, noir ou argenté motif soleil, et différentes sortes de bracelets en cuir de veau ou métal. Cette fois, le cygne gravé au dos apparaît en or. La même montre est déclinée plus sobrement en version mécanique, mais cette fois avec un souci du détail qui s'étend jusqu'au mouvement automatique. Visible à travers un verre saphir transparent, son rotor est orné d'un motif " Côtes de Genève ", un décor jusqu'ici réservé à des produits de très haut de gamme. Du beau travail. PAR PATRICK DELAROCHE