MERCREDI 10/09/2014

Nous logeons au Monte Carlo Resort sur The Strip, la rue principale de Las Vegas, mais nous ne passons pas une bonne nuit, à cause du décalage horaire. Nous nous levons donc tôt. Avant le petit-déjeuner, Sven et moi écoutons de la musique et nous occupons avec nos ordinateurs.
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Nous logeons au Monte Carlo Resort sur The Strip, la rue principale de Las Vegas, mais nous ne passons pas une bonne nuit, à cause du décalage horaire. Nous nous levons donc tôt. Avant le petit-déjeuner, Sven et moi écoutons de la musique et nous occupons avec nos ordinateurs. On déjeune deux hôtels plus loin, dans un endroit qui propose quelque chose de plus sain que le buffet gras du Monte Carlo. Nous prenons le temps de déguster notre café avec le reporter de la VRT, Renaat Schotte, et un supporter qui a gagné un voyage à Vegas grâce au concours organisé par notre équipe, Crelan AA Drink. Comme il fait trop chaud dehors - déjà 30°, nous restons à l'intérieur mais pas pour jouer au casino. Nous lisons, nous écoutons de la musique et nous passons notre matériel en revue. Après un léger repas - des sandwiches peu garnis, nous passons une heure sur les rouleaux. Dans notre chambre car dehors, la chaleur nous ferait trop transpirer. Réunion avec les représentants de Trek, notre fournisseur, pour discuter du matériel pour les mois à venir : vélos, chaussures... Départ pour le circuit, à une demi-heure du centre de Las Vegas. Nous avalons encore quelques sandwiches légers - trop manger par cette canicule n'est pas bon - avant de reconnaître le parcours. Nous nous préparons dans un mobil-home de Trek. Nous avons nos rituels : accrocher nos dossards, masser une crème sur nos jambes, nous échauffer sur les rouleaux. Nous sommes debout depuis quatorze heures mais l'adrénaline du premier cross de la saison nous tient en forme, comme l'ambiance autour du parcours. C'est une kermesse flamande à l'américaine. Quelques spectateurs applaudissent bruyamment les coureurs. Comme d'habitude, ils agitent des billets mais nous n'avons pas le temps de les prendre. Comme mon classement UCI est bas, je démarre en arrière mais une chute provoque le chaos et j'en profite pour me faufiler en avant et mettre notre plan à exécution : maintenir le tempo élevé au profit de Sven, pour qu'il puisse frapper dans le dernier tour. Il gagne, malgré les discussions provoquées par un bidon qu'il a accepté dans une zone non autorisée. Retour au calme sur les rouleaux, douche et, vers minuit, nous rentrons à l'hôtel. Nous mangeons encore un sandwich dans un Subway avant de nous coucher, à une heure et demie, au terme d'une très longue journée. PAR JONAS CRÉTEUR