Après le cyclocross du Koppenberg, Sven Nys avait annoncé qu'il prenait deux semaines de repos relatif. Il allait respecter son programme mais sans aller dans le rouge à l'entraînement. Depuis lors, le champion du monde a gagné cinq cross pour un bilan intermédiaire de douze victoires. Mauvaise nouvelle pour ses concurrents : Nys a mis fin à sa période de repos.
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Après le cyclocross du Koppenberg, Sven Nys avait annoncé qu'il prenait deux semaines de repos relatif. Il allait respecter son programme mais sans aller dans le rouge à l'entraînement. Depuis lors, le champion du monde a gagné cinq cross pour un bilan intermédiaire de douze victoires. Mauvaise nouvelle pour ses concurrents : Nys a mis fin à sa période de repos. Sven Nys : La semaine passée, je me suis réentraîné intensément. C'était nécessaire. Je ressentais à nouveau le besoin de travailler dur, en endurance comme en intervalles. J'atteins un pouls plus élevé grâce à des séances plus explosives. Précédemment, je passais plusieurs heures par jour sur le vélo mais calmement. Peut-on s'attendre à vous retrouver encore meilleur dans les semaines à venir ?Pas vraiment, non. Ma condition n'a certainement pas pâti de ces deux semaines plus tranquilles mais ce serait le cas si je les prolongeais. La saison est longue, j'avais besoin de récupérer. Lorsqu'on reprend à temps des sessions plus dures, on ne constate aucun changement de condition. Êtes-vous plus fort que l'an dernier ?Je pense être meilleur dans certaines épreuves. J'en ai d'ailleurs gagné davantage que la saison passée. N'êtes-vous jamais tenté de vous reposer sur vos lauriers ?Non car j'adore ce que je fais. J'aime m'entraîner, me soigner. Les victoires sont un plus mais ce qui m'attire dans ce métier, c'est le plaisir de rouler à vélo, d'exercer le job que j'aime. Dans ces conditions, je n'ai pas l'impression de consentir des sacrifices. Plus j'accumule les victoires, plus la pression diminue et mieux je profite de mes prestations. Je ne subis plus la pression d'il y a quelques années. Maintenant, je savoure tout du premier au dernier instant. Au début de la saison, Bart Wellens semblait en mesure de vous mettre des bâtons dans les roues. Il est handicapé par sa maladie, pour le moment. Vos duels vous manquent-ils ?Je suis motivé quand Bart est bien. C'est préférable pour notre sport et ça donne du panache à mes victoires. Si Bart devait abandonner, ce serait moche mais je suis convaincu qu'il va encore connaître de bons moments cette année. Je ne pense cependant pas qu'il sera au top chaque semaine. Il vit plutôt de hauts faits. C'est typique de Bart. La semaine dernière, on a beaucoup parlé des sommes offertes lors du championnat de Belgique. A-t-on avancé ?On a décidé une légère augmentation mais les coureurs n'en sont pas satisfaits. Le vainqueur du championnat de Belgique reçoit quelque 300 euros. C'est un montant scandaleusement faible. On obtient quelque 1.500 euros dans un cross de première catégorie. Or, le championnat attire bien plus de monde qu'une épreuve normale. C'est une des courses les plus importantes de l'année. J'estime que les coureurs doivent être récompensés à l'avenant. par loes geuens