Après avoir abandonné le titre à Genk et à Bruges ces deux dernières années, Anderlecht entend fermement récupérer son bien au terme de la campagne à venir. Le RSCA a incontestablement les moyens de son ambition, entendu qu'il pourra s'appuyer au cours des prochains mois sur l'essentiel des forces vives qui lui avaient permis de réaliser un deuxième tour d'enfer la saison passée. En outre, la direction a eu le bon goût d'axer ce coup-ci son recrutement sur la qualité en lieu et place de la quantité.
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Après avoir abandonné le titre à Genk et à Bruges ces deux dernières années, Anderlecht entend fermement récupérer son bien au terme de la campagne à venir. Le RSCA a incontestablement les moyens de son ambition, entendu qu'il pourra s'appuyer au cours des prochains mois sur l'essentiel des forces vives qui lui avaient permis de réaliser un deuxième tour d'enfer la saison passée. En outre, la direction a eu le bon goût d'axer ce coup-ci son recrutement sur la qualité en lieu et place de la quantité. Hugo Broos devrait reconduire devant Daniel Zitka le quatuor qui contribua à la solidité de ce secteur au cours du derniers tiers de la saison passée, une période au cours de laquelle l'arrière-garde anderlechtoise ne concéda qu'un seul et maigre petit but en l'espace de dix matches, abstraction faite de l'ultime apparition à Beveren. De droite à gauche, le bastion défensif était alors occupé par Olivier Doll, stopper de formation mais qui a pris le relais de Bertrand Crasson à l'arrière latéral en cours de saison passée, le capitaine Glen De Boeck, le stopper finlandais Hannu Tihinen et Olivier Deschacht, révélation de la saison au poste d'arrière gauche. En raison de l'indisponibilité du meneur d'hommes du RSCA, le jeune Vincent Kompany recueillit les faveurs du coach en fin de campagne de préparation. Mais il s'effacera logiquement quand Broos pourra compter sur toutes ses forces vives. Les alternatives sur cette portion du terrain sont Michal Zewlakow et Mark Hendrikx sur les flancs, indifféremment à gauche ou à droite, ainsi qu' Alexandar Ilic, Lamine Traoré et Sergio Hellings en position centrale. Au goal, Daniel Zitka fait office de numéro 1 depuis plusieurs mois devant Tristan Peersman et Jan Van Steenberghe. Entendu qu'aux yeux du mentor du Sporting, Walter Baseggio et Pär Zetterberg présentent le même profil de régisseur, son choix s'est porté sur le Diable Rouge pour orienter la man£uvre en début de saison. Comme pare-chocs défensif, Besnik Hasi s'est imposé dans le même temps mais l'international albanais sera théoriquement appelé à céder le relais quand Yves Vanderhaeghe ou Junior, tous deux en délicatesse avec le genou, seront redevenus pleinement opérationnels. En vertu des forces en présence dans le camp opposé, Hugo Broos a deux possibilités concernant les deux autres places à pourvoir, sur les ailes : soit il opte pour des éléments à haut volume de jeu, auquel cas les titularisations de Goran Lovre à droite et Ki-Hyeon Seol dans le couloir opposé coulent de source, soit il opte pour des joueurs à inclination résolument offensive. Le nouveau venu, Christian Wilhelmsson, fait alors figure de priorité à droite tandis que sur l'autre versant, Martin Kolar constitue le premier choix. En tant que solutions de rechange, les possibilités ne manquent pas non plus dans cette division avec, une fois encore, les polyvalents Mark Hendrikx et Michal Zewlakow ou encore les jeunes Mark Deman, Denis Calincov et Maarten Martens.Après avoir longuement cherché la parade en 2002-2003, Hugo Broos a trouvé en définitive la panacée avec Nenad Jestrovic et Aruna Dindane. Ce duo conservera encore les faveurs cette saison et devra composer avec la concurrence de Clayton Zane û lorsque l'Australien sera rétabli de ses problèmes au genou, du moins -, Sherjill Mc Do-nald et d' Oleg Iachtchouk, particulièrement incisif et inspiré lors des premiers galops d'entraînement de la saison. En réserve de la république, Anderlecht dispose aussi avec l'avant russe Anatoli Gerk d'un jeune extrêmement prometteur dans son compartiment offensif. Hugo Broos, qui avait dû prendre le train en marche l'été passé, peut à présent poursuivre sur l'élan d'une fin de campagne 2002-2003 euphorique. Vu la richesse de son noyau, le coach anderlechtois peut résolument viser haut sur la scène domestique et obtenir un titre qui s'ajoutera aux trois qu'il avait déjà décrochés au Parc Astrid, à l'époque où il y était encore joueur. n