Un coup d'oeil au classement de la Primera Division suffit pour réaliser qu'il s'y passe quelque chose de bizarre. C'est Séville et non le FC Barcelone, le Real ou l'Atlético Madrid qui est en tête. En l'espace de huit journées, le Barça a déjà concédé trois nuls et une défaite. Le Real en est à quatre succès, deux nuls et deux revers. Si cette tendance se confirme, le quotidien El Pais a calcul...

Un coup d'oeil au classement de la Primera Division suffit pour réaliser qu'il s'y passe quelque chose de bizarre. C'est Séville et non le FC Barcelone, le Real ou l'Atlético Madrid qui est en tête. En l'espace de huit journées, le Barça a déjà concédé trois nuls et une défaite. Le Real en est à quatre succès, deux nuls et deux revers. Si cette tendance se confirme, le quotidien El Pais a calculé que les deux clubs achèveraient la compétition avec respectivement 71 et 66 points, donc très loin des 93 unités qui ont permis à Barcelone d'être champion l'été dernier et encore plus loin du cap des cent points atteint à plusieurs reprises ces dernières années. Autre surprise : deux points seulement séparent Séville du sixième, le Deportivo Alavés. Il n'y a plus eu pareil suspense depuis la saison 1986-1987. " Voir des équipes modestes en tête du classement est positif, de même que l'augmentation de la compétitivité ", estime Oscar Perarnau, le manager sportif de l'Espanyol, dans les colonnes d' El Pais. Son collègue du Real Valladolid, Miguel Angel Gomez, ne partage pas son avis : " Pour nous, il vaut mieux que le Real et le Barça gagnent tout. Sinon, la lutte pour le maintien sera très ardue. " Si on zoome sur les statistiques, on constate que seules deux formations du top six ont plus de possession que leur adversaire : le FC Barcelone (71,6 %) et le Real Madrid (67,9%). Plus fort : sur les dix matches de la dernière journée, deux ont été gagnés par des équipes misant sur la possession du ballon - l'Espanyol et le FC Séville. Ce concept est-il dépassé ? Le fait est que la championne du monde, la France, a donné le ton en Russie : en finale contre la Croatie, elle n'a eu que 39 % de possession du ballon. Cinq matches de la huitième journée se sont achevés sur le score de 1-0 ou de 0-1. Au total, on en dénombre déjà 21, le chiffre le plus élevé en trente ans. La Primera Division fait même mieux que la Serie A, qui ne compte actuellement que 18 score aussi serrés.