Charleroi reste sur une saison fantastique et a atteint les PO1 un an avant ses prévisions. Le plan de trois ans prévoyait de faire partie du top 6 seulement cette saison 2015-2016. Aux Zèbres de confirmer leurs ambitions et leur croissance progressive. En conservant l'ossature de la saison passée, Charleroi a vécu une intersaison très calme.
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Charleroi reste sur une saison fantastique et a atteint les PO1 un an avant ses prévisions. Le plan de trois ans prévoyait de faire partie du top 6 seulement cette saison 2015-2016. Aux Zèbres de confirmer leurs ambitions et leur croissance progressive. En conservant l'ossature de la saison passée, Charleroi a vécu une intersaison très calme. Rien n'a changé. Le solide et expérimenté Nicolas Penneteau sera toujours le numéro un avec le talentueux Parfait Mandanda en numéro deux. Il n'est pas impossible que celui-ci, trop bon pour se satisfaire d'un rôle de doublure, parte avant la fin du mercato. En défense, la seule inconnue réside dans le départ (ou pas) de Sébastien Dewaest qui ne cache pas son envie d'ailleurs. Mais il est toujours au club et constitue la meilleure solution pour l'axe central aux côtés du mésestimé Javi Martos. Cette paire est l'une des meilleures du pays. Dewaest est physique, Martos est souvent bien placé. A droite, Stergos Marinos a pris le dessus sur Guillaume François, moins intransigeant défensivement mais dont le centre demeure l'un des meilleurs du pays. A gauche, Francis N'Ganga, bien revenu après sa blessure, et Steeven Willems qui a éclaté en deuxième partie de saison, sont au coude-à-coude. Ils pourraient être mis d'accord par un troisième larron, le Français Benjamin Boulenger, arrivé de Lens cet été. Willems peut également suppléer dans l'axe, tout comme le nouveau venu, Dorian Dessoleil, arrivé de Virton, mais qui connaît bien la maison pour y avoir débuté sa carrière. La star de l'équipe, Neeskens Kebano est toujours bien présent, ce qui constitue sans doute le meilleur achat de Charleroi. C'est autour de lui que l'équipe s'articulera. Damien Marcq, véritable patron et chien de garde de cette équipe, occupera le poste de médian défensif, aux côtés d'Enes Saglik, qui a pris une autre envergure lors des play-offs et a pris le dessus sur le vétéran mais très précieux Karel Geraerts, 33 ans, et sur Christophe Diandy, capable du meilleur comme du pire. On attendait beaucoup d'Habib Daf mais il n'a pas progressé. Sur les côtés, Clément Tainmont est inamovible à gauche. Ses centres et débordements en font un ailier à l'ancienne. Saglik ou Jessy Galvez Lopez peuvent également évoluer à ce poste. A droite, Dieumerci Ndongala s'est imposé au fil de la saison et a réalisé de très bons play-offs. François peut le suppléer, de même que Clinton Mata, qui a montré de bonnes choses mais fait preuve d'inconstance. Le seul grand chantier de l'été. Il faut dire que Charleroi avait évolué la saison passée sans grand buteur, Cédric Fauré et Khalifa Coulibaly s'étant succédé en front de bandière, chacun ayant connu sa bonne période (Fauré d'octobre à décembre et Coulibaly lors des play-offs). En rapatriant David Pollet qui connaît bien la maison, Charleroi espère avoir trouvé quelqu'un capable de lui planter 15 buts, même si l'ancien attaquant de Lens reste sur deux échecs successifs à Anderlecht et Gand. Derrière lui, les dirigeants carolos ont misé sur deux joueurs issus des divisions inférieures (comme Dessoleil d'ailleurs). Florent Stevance est un travailleur qui a réalisé une très bonne saison avec Seraing. Il a le sens du but et Mehdi Bayat croit beaucoup en lui. Quant à Roman Ferber, Carolo qui a percé à l'Olympic, il a montré de bonnes choses à Mons. Charleroi a conservé ses forces vives et a pris peu de risques financiers dans son mercato (des joueurs issus des divisions inférieures ou qui connaissent la maison), de manière à éviter un accident industriel. Il pourra compter sur un élan populaire, né la saison passée, pierre angulaire de l'ambition d'un club qui vise le top-6 chaque saison. Mais ne fallait-il pas prendre un peu plus de risques pour cela ? PAR STÉPHANE VANDE VELDE