Le nouvel entraîneur de Mons se prête à l'exercice d'écriture. Avec l'aide de Jean-Marc Gheraille ( Sud Presse), il a questionné 11 personnalités du foot belge (Vincent Kompany, Jean-François de Sart, Jan Ceulemans, Georges Grün, Marc Degryse, Frankie Vercauteren, etc.) sur une série de thèmes. Cela donne Le onze d'Enzo, aux éditions de La Renaissance.
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Le nouvel entraîneur de Mons se prête à l'exercice d'écriture. Avec l'aide de Jean-Marc Gheraille ( Sud Presse), il a questionné 11 personnalités du foot belge (Vincent Kompany, Jean-François de Sart, Jan Ceulemans, Georges Grün, Marc Degryse, Frankie Vercauteren, etc.) sur une série de thèmes. Cela donne Le onze d'Enzo, aux éditions de La Renaissance. Je l'avais en tête depuis plusieurs années. Un jour, j'étais attablé avec un ami et Jean-Marc Gheraille. Le foot a envahi la conversation et j'ai décortiqué un certain nombre d'aspects pendant plusieurs heures. Mon ami s'est passionné par la discussion et s'est demandé pourquoi je ne partageais ces réflexions via un livre. Le déclic s'est fait. Jean-Marc et moi en avons discuté et le projet a été lancé. Oui. Je voulais vraiment confronter mes idées à des gens du milieu mais en veillant à varier les profils. Par exemple, nous avons vraiment insisté pour rencontrer Eden Hazard, mais, à l'époque, il était difficilement joignable. Avec Kompany, nous n'avons pas perdu au change. Nous avions d'autres acteurs en vue mais nous nous sommes arrêtés au chiffre onze pour son côté symbolique. Après, il a fallu déterminer les thèmes : la formation en Belgique, les médias, l'argent, la gestion de l'après-carrière, etc. Nous avons discuté avec chaque intervenant pendant deux heures à bâtons rompus. Le propos est riche. Je pense que chaque lecteur y trouvera son compte. L'argent. Kompany n'a pas le même regard sur les salaires que Paul Van Himst, qui gagnait des clopinettes à son époque. Les perspectives évoluent en fonction des générations. Philippe Albert, lui, est dégoûté par ces jeunes joueurs qui touchent des sommes exorbitantes alors qu'ils n'ont rien prouvé. Albert est resté fidèle à son image en répondant cash, sans prendre de pincette. A l'inverse, Georges Leekens ne s'est pas trop mouillé. Vu ses responsabilités de sélectionneur, il a voulu rester au-dessus de la mêlée. Nous n'avons pas versé dans le sentimentalisme : il fallait Leekens car il intéresse le lecteur. Si Ariel Jacobs avait occupé ce poste, c'est à lui que nous nous serions adressés. C'est en réflexion. L'éditeur va bientôt prendre une décision.