Comment s'est déroulée votre prise en fonction de l'équipe ?

Ce n'est pas facile. On travaille et on essaie de progresser semaine après semaine, mais il reste beaucoup de boulot.
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Ce n'est pas facile. On travaille et on essaie de progresser semaine après semaine, mais il reste beaucoup de boulot. Tout ! Volonté, physique, mentalité... Soyons honnêtes : quand on évolue en P4, c'est parce qu'on manque de qualité. Tant que la condition physique ne sera pas meilleure, on ne pourra pas remporter de victoire. Et quand tu as pris l'habitude de perdre en encaissant 10 à 15 buts par match, c'est difficile d'instaurer un climat positif. Les deux, trois premiers mois sont consacrés à la remise en forme physique. Les joueurs ont reçu un programme à suivre et doivent perdre du poids. J'espère qu'on verra la différence... Pour le reste, je pense que le parcours sera un peu similaire à celui vécu par Yvoir. Mais il y aura aussi des surprises et des nouveautés. C'est comparable : Pessoux reste une mauvaise équipe de P4 et les joueurs le savent. L'émission a aussi changé le regard des adversaires : ils sont d'autant plus motivés à ne pas perdre contre nous, vu le contexte médiatique. J'ai 13 joueurs à ma disposition et seuls 4 ou 5 savent jouer au foot. Ma marge de manoeuvre n'est pas très grande. Oui. Heureusement, je travaille avec une équipe de tournage hyper pro. Lors de la première saison, nous avons passé sept mois ensemble et cela n'a pas toujours été évident. Je me suis plusieurs fois demandé ce que j'étais venu faire ici. J'ai aussi obtenu beaucoup de considération du public. Ils ont aimé le coach et ils ont vu que je n'étais pas parfait. J'ai pleuré et ri avec les joueurs. Ils ont pleuré. Je m'attendais à ce qu'ils soient émus. De la D1 à la P4, les Diables sont perçus comme des héros. 5 %... Non, c'est encore trop. Même s'ils sont âgés, les Diables ne voudront jamais perdre. Ils restent des compétiteurs. Michel Dewolf, Nico Claesen et Alex Czerniatynski ont participé à un entraînement et mes joueurs ont pu se rendre compte du chemin qu'il restait à parcourir. PAR SIMON BARZYCZAK" Mes joueurs ont pleuré en sachant qu'ils joueraient contre les Diables. " LEO VAN DER ELST