Plutôt que de laisser ses journalistes sportifs mourir d'ennui quand il n'y a plus de sport, la chaîne les recycle dans d'autres domaines...
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Plutôt que de laisser ses journalistes sportifs mourir d'ennui quand il n'y a plus de sport, la chaîne les recycle dans d'autres domaines... Durant les périodes creuses, comme la pause hivernale, les journalistes de RTL Sport se tournent-ils les pouces ? Certains journalistes en profitent pour prendre des vacances après une période septembre-novembre très chargée. Mais un journaliste sportif est toujours réquisitionné pour traiter l'actualité sportive du jour au journal télévisé. Et quand l'information sportive est peu consistante, il peut se voir confier la couverture d'un événement d'actualité générale. En décembre, j'ai dû suivre la démission du gouvernement, la prestation de serment des nouveaux ministres et réaliser un portrait d'Eric Van Rompuy. Ce n'était pas un problème pour moi car je suis passionné par la politique et je vis en Flandre. En fait, Luc Maton, Pierre Migisha, Martin Soyer, Emiliano Bonfigli et moi sommes d'abord rattachés à la rédaction télé avant d'être étiquetés RTL Sport. Si le roi meurt demain, il est probable que nous soyons tous amenés à travailler sur le sujet. Les journalistes sportifs ne sont-ils pas considérés avec mépris par leurs collègues de l'information générale, comme c'est le cas dans certaines rédactions ? Grâce à ce procédé, nos collègues se rendent compte que nous pouvons traiter n'importe quel sujet, voire apporter un regard frais sur un fait d'actualité. Et ce système fonctionne dans les deux sens. Les journalistes de l'information générale des rédactions de Liège ou de Charleroi sont parfois amenés à réaliser des reportages sur les clubs de football pour une raison de proximité. Mais ne nous leurrons pas : 80 % des sujets sportifs sont l'apanage des journalistes sportifs. Et sur le terrain ? Les remarques ironiques ou les regards déplacés doivent exister, non ?Je n'ai jamais entendu de commentaires négatifs d'autres journalistes mais certaines personnes interviewées sont parfois étonnées de nous voir. Sur le terrain, cette double casquette est quand même un avantage. En 2004, Pierre Migisha et moi avions commenté Real Madrid-Bayern Munich. Le jeudi, la capitale avait été touchée par une série d'attentats. La rédaction nous avait téléphoné très tôt au matin pour savoir si nous pouvions rester en attendant les renforts de Bruxelles. Nous avions assuré un duplex et avions été parmi les premiers journalistes étrangers sur place.