On a beaucoup parlé du changement majeur dans le PAF sportif français, avec le coup réalisé par France 2. En Belgique, la négociation pour le prochain contrat des droits télés débutera à la rentrée. Jean-Marie Philips, l'ex-directeur de la Ligue Pro (qui vend ces droits) et actuel directeur général de l'Union Belge, nous donne ses impressions personnelles mais avisées.
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On a beaucoup parlé du changement majeur dans le PAF sportif français, avec le coup réalisé par France 2. En Belgique, la négociation pour le prochain contrat des droits télés débutera à la rentrée. Jean-Marie Philips, l'ex-directeur de la Ligue Pro (qui vend ces droits) et actuel directeur général de l'Union Belge, nous donne ses impressions personnelles mais avisées. La renégociation des droits, c'est pour bientôt. Dans quel état d'esprit pensez-vous que la Ligue va les aborder ?A mon humble avis, en confiance. Je pense qu'ils ne sont plus obligés de trouver un accord avec un seul opérateur, comme par le passé. De plus, tous les candidats potentiels doivent être prospectés. Cette obligation légale européenne ouvre plus de portes qu'elle n'en ferme. Quand on lit les déclarations de Jean-Charles De Keyser sur la valeur du foot belge, on se dit que ça pourrait être difficile, non ?Je pense que Belgacom TV savait précisément ce pourquoi ils payaient. S'ils ne sont pas contents du rapport qualité/prix, libre à eux de le signifier. A eux d'analyser le contrat et les retours qu'ils en ont. Si cela ne leur convient plus, ils ont toujours la possibilité de se retirer du processus. Outre les constatations de Belgacom, Be TV se porte très bien sans diffuser le foot belge. Il semblerait même que ce ne soit pas une priorité pour la chaîne cryptée. Mais c'est leur droit de ne pas s'y intéresser ! Je signalerai tout de même que, malgré son désintérêt actuel, Be TV a quand même attaqué la Ligue en justice après la signature avec Belgacom. Personne n'oblige personne. Et puis, d'autres opérateurs sont disponibles. L'arrivée des nouveaux médias offre de nouvelles solutions. Les télés ne sont plus les seules à être candidates. Pourrait-on arriver à une situation où il n'y aurait pas d'offre satisfaisante ?Non, je ne pense pas. Je ne peux toutefois pas assurer qu'on arrivera encore à 36 millions d'euros. D'un autre côté, on pourrait très bien dépasser ce montant si les enchères venaient à s'enflammer. Mais bon, le montant pourrait aussi être revu à la baisse. Le foot est-il encore vendeur ?Les ventes de tickets et d'abonnements sont en hausse. Et je ne pense pas que les gens qui payent pour venir au stade soient complètement idiots. A la TV, je ne sais pas ( ilsourit) mais un magasin plein, ça attire toujours des clients.