La 3e mi-temps sur Vivacité (chaque lundi à 19h) en est à sa quatrième saison avec toujours à sa barque, Erik Libois. Le journaliste très pince sans rire de la RTBF radio, nous parle d'un projet qui tient à maintenir une certaine ligne de conduite.
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La 3e mi-temps sur Vivacité (chaque lundi à 19h) en est à sa quatrième saison avec toujours à sa barque, Erik Libois. Le journaliste très pince sans rire de la RTBF radio, nous parle d'un projet qui tient à maintenir une certaine ligne de conduite. Lors de l'émission post-Standard-Bruges, la présence d'Alain Ronsse, journaliste néerlandophone au Laatste Nieuws et spécialiste de la cause Rouches, a pu interloquer. Il vient souvent, non ? Est-ce si compliqué de trouver des bons journalistes francophones connaissant le Standard ? Sont-ils plus difficiles à convaincre ?Ni l'un ni l'autre. C'est surtout une volonté d'apporter deux prismes différents, deux approches singulières du métier. Pour rappel, combien de fois n'a-t-on pas protégé Walter Baseggio ou Vincent Kompany, côté francophone, et torpillé Thomas Buffel, alors que de l'autre côté, les avis sont contraires ? Je pense que c'est intéressant d'apporter aux auditeurs le son de cloche des deux parties du pays. Il ne faut pas oublier que nous, journalistes, avons l'opportunité de lire ce qui se dit au nord comme au sud. Ce n'est clairement pas le cas de tout le monde. La barrière de la langue ne constitue-t-elle pas un handicap pour la qualité de l'émission ?J'ai formé un cercle de néerlandophones avec Peter Vandenbempt de la VRT ou Pascal Kerkhove de la Gazet Van Antwerpen, que j'estime aptes à passer en radio. Et pour en revenir à Alain Ronsse, très proche de ce club, je l'ai trouvé très bon. J'opte en priorité pour ceux qui ont quelque chose à dire, pas pour ceux qui n'ont que de la tchatche. Oui mais on ne peut nier que la tchatche a son importance dans un talk-show en radio. En prenant des journalistes de presse écrite qui ne sont pas formés à ce média, ce n'est peut-être pas l'idéal...Le danger existe que certains parlent comme ils écrivent. Mais que puis-je exiger d'eux ? Je me répète : j'ai une approche basée sur le contenu, peut-être pas assez sur la forme. Moi-même, je me considère plus journaliste qu'animateur. A l'exception du Focus (retour sur un fait marquant du week-end), l'émission n'a pas été chamboulée. Peut-on s'attendre à des nouveautés ?Concernant le Focus, cette nouveauté s'imbrique parfaitement dans l'émission et apporte une dynamique à notre heure d'antenne. Pour le futur, il est possible qu'on ajoute d'autres idées. Je réfléchis à une séquence où des enfants viendraient interroger une vedette. Mais pas du bête micro-trottoir ; ce serait une séquence montée reprenant les meilleures réflexions des enfants. C'est possible de faire du populaire dans le bon sens, et pas seulement entendre des gueulards s'exprimer. Le tout c'est de trouver le juste équilibre. THOMAS BRICMONT