Grégory Dufer joue ses meilleurs matches depuis que Dimitri de Condé s'est abîmé le genou sur un caillou à l'entraînement et a dû lui céder sa place sur le flanc droit. Avant cela, le "petit Grégory" avait dépanné à gauche. "Je n'y étais pas à l'aise", dit-il. "J'avais peur de centrer du pied gauche car je pensais que j'allais rater mon coup. Alors, je repiquais systématiquement vers le centre pour me mettre sur mon bon pied, mais je freinais ainsi nos actions offensiv...

Grégory Dufer joue ses meilleurs matches depuis que Dimitri de Condé s'est abîmé le genou sur un caillou à l'entraînement et a dû lui céder sa place sur le flanc droit. Avant cela, le "petit Grégory" avait dépanné à gauche. "Je n'y étais pas à l'aise", dit-il. "J'avais peur de centrer du pied gauche car je pensais que j'allais rater mon coup. Alors, je repiquais systématiquement vers le centre pour me mettre sur mon bon pied, mais je freinais ainsi nos actions offensives". De Condé a l'avantage, par rapport à Dufer, de pouvoir s'exprimer dans l'axe. "Ce sera peut-être mon cas aussi à l'avenir", dit Dufer. "Mais pour le moment, je ne m'en sens pas encore capable. Je me considère comme un ailier de débordement, pas comme un meneur de jeu. Une question d'expérience, sans doute. A droite, je me sens très bien avec Gauthier Remacle dans mon dos. A chaque match, je me fais la réflexion que ce n'est pas un hasard s'il a joué au Standard. Il n'est jamais stressé et son jeu est toujours très simple. Sa présence derrière moi me met en confiance". Sous contrat jusqu'en juin 2002, Dufer ne perd pas la tête quand il entend parler de l'intérêt de Gand et du Standard. "Je ne vois pas ce que Gand a de plus que Charleroi, et je ne me sens pas mûr pour partir maintenant dans un club comme le Standard. La direction du Sporting m'a déjà appelé pour négocier une prolongation de mon contrat et j'ai bien envie de rester encore quelques saisons ici".Tonci Martic est lui aussi sous contrat jusqu'en 2002 avec son club actuel. "Ce n'est pas vraiment le moment de négocier une prolongation", rigole-t-il. "Attendons des jours meilleurs". Lui, par contre, n'aurait rien contre un glissement vers l'axe du jeu. "Avant de venir à Mouscron, j'évoluais dans l'axe d'un entrejeu à cinq, légèrement décalé vers la gauche et avec un vrai flanc à côté de moi. J'y étais plus efficace que dans un système en 4-4-2. Hugo Broos me demande souvent d'écarter, de rester plus près de ma ligne, mais j'ai inconsciemment tendance à repiquer vers le centre quand je ne reçois pas beaucoup de ballons. Quand notre équipe tournait bien, je pouvais me satisfaire des balles que je recevais sur le flanc. Mais depuis que nous ne parvenons plus à reproduire nos combinaisons, je ressens le besoin de venir chercher des balles dans le centre. Je ne suis pas un vrai flanc comme Overmars, il ne faut pas me demander de dribbler un homme puis de placer un démarrage fulgurant. Mon truc, c'est davantage la construction".