Le match d'ouverture de Genk, qui s'est soldé par une défaite 2-3 face au Sporting Lokeren, illustre parfaitement le reste de sa saison. L'équipe a évolué dans le 4-4-2 qui lui avait permis d'être championne, elle s'est créé des occasions, elle a marqué mais... elle a concédé trop de buts, à cause d'erreurs individuelles.
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Le match d'ouverture de Genk, qui s'est soldé par une défaite 2-3 face au Sporting Lokeren, illustre parfaitement le reste de sa saison. L'équipe a évolué dans le 4-4-2 qui lui avait permis d'être championne, elle s'est créé des occasions, elle a marqué mais... elle a concédé trop de buts, à cause d'erreurs individuelles. Le titre a-t-il laissé des séquelles ou la Ligue des Champions a-t-elle été trop pesante mentalement pour certains ? Les joueurs ont-ils fait preuve d'un excès de confiance ou leurs adversaires se sont-ils adaptés à leur jeu ? Beaucoup de questions restent en suspens. Il est difficile de démêler les origines du mal de ses conséquences. Une chose est claire : l'équipe a manqué de régularité dans ses prestations et n'est pas parvenue à battre les ténors de la compétition. En conséquence, à mi-parcours de la Ligue des Champions, une question a surgi : ne fallait-il pas adapter la tactique du RC Genk ? Cette question a poursuivi SefVergoossen tout le reste de la saison. Bien ennuyé, l'entraîneur a systématiquement répondu par la négative, expliquant inlassablement qu'il effectuait toujours d'infimes corrections au cours de chaque match. La saison a été une suite de hauts et de bas, sans oublier l'attaque de malaria de MoumouDagano, dont le club a également fustigé le mode de vie. L'Africain n'était déjà pas bien dans ses matches. La critique de la direction l'a mis définitivement KO. Quand il est apparu que l'équipe ne marchait pas, le président est intervenu une deuxième fois, fustigeant le manque de réussite des transferts : " Investir 3,3 millions d'euros dans une équipe championne pour constater que ça l'affaiblit, c'est jeter son argent ". Vandenbergh a fait ce qu'il a pu, Schollen a moisi sur le banc, d'autres ont sombré. Tomasic, Sulejmanovic, Soley, Suzuki : le groupe des bannis n'a cessé de s'étoffer. Ensuite, il y a eu le remplacement de RobertRaes, prévu pour la fin de la saison, mais avancé à cause des tensions croissantes, par PaulTheunis, à la tête de la commission sportive. Il doit faire le grand nettoyage dans la sélection, pour réduire la masse salariale. Le Racing Genk veut voir partir pas moins de 24 joueurs dans d'autres clubs.n