Depuis les demi-finales de la semaine dernière, tous les amateurs de football espèrent que Valence remporte cette fois la finale de la Ligue des Champions. En 2000, Valence s'était incliné 3-0 face à Madrid. Son triomphe constituerait la victoire des artistes, par opposition au cynisme avec lequel Leeds United et le Bayern Munich se sont hissés, l'un en demi-finales, l'autre en finale.
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Depuis les demi-finales de la semaine dernière, tous les amateurs de football espèrent que Valence remporte cette fois la finale de la Ligue des Champions. En 2000, Valence s'était incliné 3-0 face à Madrid. Son triomphe constituerait la victoire des artistes, par opposition au cynisme avec lequel Leeds United et le Bayern Munich se sont hissés, l'un en demi-finales, l'autre en finale.La semaine passée, dans l'enceinte la plus bruyante d'Europe, puisque le stade de Mestalla est sis en plein milieu d'un quartier populaire rempli de bars, de cafés et de restaurants, l'équipe, combative, de David O'Leary était bien trop limitée pour ennuyer la formation locale. Dommage pour l'entraîneur irlandais. Son ambitieux président, Peter Risdale, agent immobilier, lui avait promis une prime de 32 millions s'il parvenait à remporter la finale, 26 ans après son occasion ratée, à Paris, contre le Bayern. La veille de la rencontre, David O'Leary avait à nouveau fait preuve de mesquinerie. Aimé Anthuenis comprendra ce que nous voulons dire. Nous pouvons éventuellement comprendre qu'O'Leary fasse de son mieux pour défendre ce voyou de Lee Bowyer, suspendu pour trois rencontres, même s'il ne méritait aucune circonstance atténuante au vu des images de l'incident du match aller. Plus corsé, il a expliqué que ses joueurs s'étaient tous rendus chez le coiffeur, après le match du samedi contre Arsenal, pour s'y faire raser, afin de paraître plus agressifs. Ce qu'il a eu soin de taire, c'est que Bowyer et Woodgate ont refusé de se prêter à ce petit jeu. Ils devaient se présenter devant le tribunal pour y répondre de leur agression à l'encontre d'un Pakistanais et ils préféraient ne pas présenter une mine patibulaire sur le banc des accusés de Hull. Quoi qu'il en soit, Leeds a été surclassé. Leeds se serait lourdement incliné même si le premier but avait été invalidé. D'après les images, il semble que Sanchez ait plutôt marqué à l'aide du bras que de l'épaule. Il suffisait de regarder le banc des deux équipes pour estimer la différence qui les séparait. Quand Leeds a tenté de respirer un peu en deuxième mi-temps, Hector Cuper a sorti de sa manche Didier Deschamps, Angulo et Vicente. L'affaire était conclue. Valence est une formation sympathique. Elle n'évolue pas dans une grande ville, elle n'a pas de dettes, ses paisibles supporters proviennent de la région du Levante et aucune multinationale ne la sponsorise, puisque Terra Mitica est un parc d'attractions de la région. Hector Cuper, l'entraîneur argentin, un passionné de football, a notamment évolué à Huracan, réputé pour son école de jeunes. Houseman, par exemple, a évolué là-bas. En Europe, Cuper s'est fait un nom à Majorque et le RC Genk le connaît d'ailleurs bien. Cuper est un homme sévère. Il éprouve quelques problèmes à brider les caprices de vedettes de l'accabit du Roumain Ilie, du Slovène Zahovic et de son jeune compatriote Aimar, dont on affirme qu'il deviendra le numéro un mondial. Cuper préfère les travailleurs, comme le capitaine Mendieta, des garçons sérieux comme John Carew, un futur Koller, et il ne ménage pas ses éloges à sa solide défense, avec les vétérans Angloma (35 ans) et Carboni (36 ans) sur les flancs, qui encadrent Roberto Ayala, le meilleur défenseur central du moment, et le grand Pellegrino. Depuis quelque temps, on murmure le nom de Cuper à Barcelone mais ce n'est pas son style. La semaine dernière, à Valence, il nous a laissé entendre qu'il irait à Parme ou qu'il resterait là où il est. Et s'il part, il emmènera avec lui l'attaché de presse du club, l'aimable Jordi Bruixola! On a commencé par transférer les joueurs, puis les entraîneurs et les dirigeants. Voici venu le tour des responsables de la presse... Mick Michels