La firme Superbois est une des sociétés les plus visibles au Standard, que ce soit sur le maillot ou via les panneaux publicitaires. Au début de l'opération "silence" des joueurs, on avait noté une forme de grogne, d'agacement, ou de mauvaise humeur, dans le chef des sponsors du club. Ainsi, avant de se rétracter, une responsable de la firme Randstad (interim) estima que l'image de marque ne cessait de se dégrader depuis des années. L'ALE (électricité, télédistribution) était plus nuancée dans sa réflexion, intégrant la défaite sportive dans les aléas du sponsoring. Il est vrai...

La firme Superbois est une des sociétés les plus visibles au Standard, que ce soit sur le maillot ou via les panneaux publicitaires. Au début de l'opération "silence" des joueurs, on avait noté une forme de grogne, d'agacement, ou de mauvaise humeur, dans le chef des sponsors du club. Ainsi, avant de se rétracter, une responsable de la firme Randstad (interim) estima que l'image de marque ne cessait de se dégrader depuis des années. L'ALE (électricité, télédistribution) était plus nuancée dans sa réflexion, intégrant la défaite sportive dans les aléas du sponsoring. Il est vrai que cette intercommunale, à la trésorerie très confortable, dit-on, se fait un nom aux yeux du grand public, dans le contexte de la concurrence européenne, via le sport: Standard en football, Pepinster en basket, etc. L'ALE préfèrerait un Standard qui surfe sur la vague du succès mais sait, affirme-t-on, que ce club fait aussi la une des médias quand cela va mal, d'où une visibilité importante dans les médias. Superbois, la société présente à Sclessin depuis un an et affirme tout de gopar le biais de son patron Jean-Pierre Tondreau :"Le Standard demeure un club mythique. On préfère que les joueurs parlent à la presse mais on peut comprendre aussi leur désarroi et la déception engendrée par des résultats ne cadrant pas avec leurs ambitions et leur potentiel. Ils sont jeunes, fougueux et peuvent prononcer dans une conversation des mots peut-être mal pesés, qui se retourneront contre eux. Ce sont des moments difficiles pour des sportifs qui ne sont pas nécessairement formés pour appréhender les réalités médiatiques. Ils ont peut-être eu peur d'être piégés dans un moment délicat". M. Tondreau a joué au football au collège, pas plus, mais sa famille fait partie du paysage belge de ce sport. Son arrière-grand-père fut un des fondateurs de l'AEC Mons et le stade des Dragons porte son nom: Charles Tondreau. Directement ou indirectement (via ses franchisés), Superbois (chiffre d'affaires: 82 millions d'euros, 30 magasins en tout) donne du travail à 400 personnes. "Nous entamons notre action au Standard", dit le patron de Superbois. "La visibilité est bonne et nous souhaitons, comme tous les supporters de ce club, que la victoire contre le GBA soit un déclic afin d'ajouter le succès à une action de sponsoring qui ne passe pas inaperçue. Les joueurs sont évidemment nos ambassadeurs et j'espère les rencontrer bientôt dans le calme et la sérénité. Je suis sûr de voir de braves gars. Globalement, même si je préférerais que le Standard gagne régulièrement pour noter un return totalement positif (on nous a parfois chambrés), je ne suis pas du tout déçu par notre investissement dans ce club. J'apprends, je regarde, je retiens. Oui, nous avons la possibilité de rompre chaque année notre contrat de sponsoring. Mais je sais aussi qu'une telle action doit s'installer dans la durée, minimum de trois ans, pour que nous atteindre nos objectifs. Superbois est présent au Standard depuis un an seulement..."