LE PHYSIQUE Aimé Anthuenis : " Emile est fragile mais le Standard est intelligent "

Aimé Anthuenis relève un exemple qui explique la fragilité d' Emile Mpenza. Il pose d'abord un constat : " Indépendamment de l'importance de l'ambiance, l'ensemble du football belge doit travailler de manière plus individuelle car chaque être a ses particularités. Emile s'est blessé durant un entraînement de l'équipe nationale, alors qu'il était repris dans l'équipe. J'ai assisté à la scène. Il est très explosif, comme tout le monde le sait. Pendant un exercice, il a effectué une rotation du torse, très vite, et s'est occasionné une élongation au bas du dos. Son style de jeu comporte des risques. Il est trop facile de dire qu'il est fragile. Le Standard fait preuve d'intelligence en le faisant travailler par étapes.

De plus en plus, les joueurs doivent pouvoir s'entraîner en fonction de leurs particularités physiques. Les clubs doivent leur permettre d'insérer des séances individuelles. Une blessure engendre une perte musculaire. Souvent, lorsqu'un joueur est touché, il travaille au fitness mais quand il est guéri, il met fin à ces séances alors qu'il faudrait continuer pour renforcer sa musculature, notamment en fonction de la blessure encourue. Prenons un autre exemple : si vous êtes opéré du ménisque, vous devez renforcer le quadriceps pour verrouiller le genou et vous devez entretenir cette musculature par des exercices réguliers, sous peine de voir celle-ci s'étioler et de perdre la stabilité de l'articulation, ce qui entraîne une rechute, voire une détérioration de l'état de l'articulation. Il s'agit là d'un travail individuel ".

Lieven Maesschalck : " Ses muscles des cuisses sont enfin équilibrés "

" Il a retrouvé la forme ", explique le kiné Lieven Maesschalck à propos d'EmileMpenza. " Il m'a dit, lors de nos contacts, de bien travailler à sa condition et à sa forme et contrôler enfin ses problèmes. Emile sait ce qu'il doit faire. D'abord, il doit renforcer ses membres inférieurs et surtout les ischio-jambiers, les muscles de l'arrière de la cuisse. Le Standard lui offre un bon suivi. A mon sens, c'est une des raisons pour lesquelles il n'est plus blessé. Un bon équilibre entre ischio et quadriceps est primordial. En football, on utilise la chaîne musculaire de l'avant de la cuisse. Il faut donc exercer l'autre côté, sous peine de souffrir d'un déséquilibre et de se blesser. C'était le cas d'Emile.

Il a vécu une période très difficile : il a été opéré deux fois à la cuisse, à gauche et à droite. Cela a déclenché une polémique en Allemagne, ce qui nous a coûté du temps. Il a eu la malchance de souffrir ensuite de l'épaule puis de la cheville. Ses longues indisponibilités ont agacé Schalke 04. Après son transfert, le Standard a veillé à ce qu'il suive une rééducation progressive et préventive ".

Walter Baseggio semble avoir également résolu ses problèmes. " Il s'agit d'un concours de circonstances ", pense Maesschalck. " Ils deviennent adultes, gagnent en force et en expérience. Le football demeure toutefois un sport explosif et de contacts. Certains sont plus fragiles que d'autres. Nous avons travaillé avec Emile mais je pense aussi qu'il a un meilleur contrôle de son corps. C'est une question de maturité aussi.

N'oublions pas qu'il a connu de beaux moments à Schalke mais les problèmes se sont accumulés la dernière année et on a grossi le problème. Ses longues navettes entre Liège et Gelsenkirchen ne lui ont pas fait de bien non plus. Un athlète doit exercer son sport mais aussi se reposer et surveiller son alimentation. Il faut être professionnel jusqu'au bout des ongles en dehors du terrain.

Je ne crois pas que l'intensité, moindre, des entraînements en Belgique ait un rapport. Par contre, la pression, l'obligation de faire ses preuves dans une grande équipe alors que les blessures se succèdent, ont joué un rôle. Emile aurait eu besoin d'une saison sans souci pour progresser, physiquement et mentalement. Peut-être va-t-il y parvenir maintenant. Il doit aussi bien s'entourer ".

Mpenza ne s'amusait pas en Allemagne. Ce fait peut-il avoir une influence négative sur le corps ? " En effet, Mens sana in corpore sano ", poursuit Maesschalck. " Quelqu'un qui subit quatre contrecoups de rang finit par douter. Il s'énerve, il accélère le processus de guérison, en sautant des étapes. Le temps devient un ennemi et votre propre volonté se retourne contre vous. Je pense qu'il va bientôt rééditer les performances signées dans le passé. Je n'ai pas à juger de ses capacités footballistiques mais s'il peut travailler dans un entourage qui lui fait confiance et au sein duquel il se sent bien, pourquoi pas ?"

LE MENTAL Dominique D'Onofrio : " Sa personnalité doit se renforcer "

" Emile ? Sa force s'est nettement améliorée ", affirme son entraîneur, Dominique D'Onofrio. " Nous l'avons ramené progressivement à son niveau. Il a dû retrouver le sens du ballon, le rythme des matches. Il doit être à 75, voire 80 % de ses possibilités. Il commence à retrouver son football, il marque mieux notre jeu de son empreinte et pèse sur l'adversaire. Celui que nous avons retrouvé en août doutait de lui et cherchait quelqu'un qui lui permette de retrouver ses atouts. Nous lui avons immédiatement apporté des garanties en ce sens mais ce devait être réciproque. Notre staff sportif pouvait l'aider, comme les autres joueurs, mais il devait faire quelque chose également.

Nous avons travaillé très spécifiquement. Il avait surtout besoin de jouer une série de matches, sans se blesser. Nous sommes en train de gagner notre pari. Emile n'a connu qu'une petite rechute, due à un certain surmenage. Puisque j'ai assez d'attaquants, je l'ai donc laissé au repos contre Beveren, ce qui lui a fait du bien. Emile est en train de faire taire ses critiques mais n'oublions pas qu'il a encore une grande marge de progrès.

Je lui demande de tenir tout un match, de trouver de meilleurs automatismes avec ses coéquipiers et de cesser de se poser des questions. Il doit aussi marquer davantage, comme contre Westerlo et donc retrouver tout le temps son calme devant le but. Il fait tout à 200 à l'heure, ce qui produit trop de déchets dans son jeu. J'étais un entraîneur heureux en le voyant à l'£uvre contre Anderlecht. Il s'est présenté calmement devant le but de DanielZitka, pour marquer, et a fait preuve de vista sur la passe, difficile, adressée sur le deuxième but d' AlexandrosKaklamanos. Il commence à nous écouter. Emile a besoin d'être guidé.

Je l'ai connu lors de son premier passage au Standard. J'ai beaucoup travaillé individuellement avec lui après son opération au ménisque. Nous sommes restés en contact lorsqu'il a été transféré à Schalke. Il savait donc que revenir au Standard serait comme retrouver un foyer. C'était psychologiquement important. Son développement a été normal en Allemagne mais on le juge sur sa dernière saison, qui a été foireuse. Un joueur qui est critiqué par sa propre direction perd toutes ses qualités. Pour résister, il faut avoir une forte personnalité, ce qu'Emile n'a pas encore. Il reste trop sensible. Il doit assumer davantage ses responsabilités.

Quand il est en bonne santé, Emile est un des meilleurs avants de Belgique. Il n'a que 25 ans. Il a tout l'avenir devant lui. Un footballeur n'atteint sa maturité que vers 27 ou 28 ans. Emile a évolué dans un des championnats les plus relevés d'Europe. Lorsqu'il aura recouvré ses moyens, cette expérience l'aidera. Je pense qu'il va prouver qu'il est redevenu l'Emile d'il y a deux ou trois ans, au fil de ce championnat ".

Georges Leekens : " D'abord recharger ses accus "

" Je lui ai récemment parlé ", raconte Georges Leekens, celui qui a permis à Emile de débuter à l'Excelsior Mouscron. " Il a perdu quelques kilos et est plutôt affûté. C'est maintenant une question de volonté. Emile a retrouvé son explosivité. Il sait changer de rythme, il a le sens du but et reste calme devant celui-ci, ce qui n'a pas toujours été le cas. Avec un programme approprié, il peut redevenir l'Emile d'autrefois ou plutôt le jeune Emile. Ses meilleures années sont à venir.

Il a perdu un an. Le Standard ne devait donc pas trop attendre de lui au début. Les supporters, eux, en espéraient beaucoup et l'ont sifflé. Je les comprends : Emile reste un grand nom. Mais ce n'était pas juste car il devait retrouver sa condition et aussi le mental d'un grand joueur. On ne pouvait attendre de lui qu'il éclate du jour au lendemain. Il devait d'abord recharger ses accus. On ne peut pas le comparer à son frère Mbo. Ils ont des caractères très différents et sont également des joueurs dissemblables. Mbo est un second avant, Emile un centre-avant. Mbo est meilleur à la construction. En revanche, Emile est plus percutant devant. Mbo est l'aîné, on le sent. Emile reste très timide et réservé. Maintenant, tous deux doivent opérer les bons choix. Le Sporting Lisbonne s'est avéré une mauvaise option pour Mbo. Ce n'était pas le cas de Schalke 04 pour Emile mais il s'y est passé trop de choses qui laissent des traces. Peut-être ce club qui vivait au-dessus de ses moyens a connu le succès trop vite. Mais Emile a commis des erreurs et doit procéder à son autocritique. Les reproches qu'on lui a adressés étaient justifiés. En Allemagne, la concurrence était redoutable. Il ne pouvait se permettre de jouer deux matches à l'aise ni de prendre les choses moins sérieusement, sous peine de s'attirer les foudres de RudiAssauer. Je ne dis pas qu'Emile est un brave petit gars mais qu'il est sensible. Il est aussi facile à prendre en main.

Selon moi, le fait que le Standard ne l'ait pas toujours aligné à sa place de prédilection n'était pas une mauvaise chose. A droite de l'entrejeu, il a acquis du rythme. Il est évidemment meilleur à côté d'un attaquant comme Alexandros Kaklamanos ou SambegouBangoura. Il doit pouvoir chercher la profondeur, en pointe de l'attaque. Il évolue actuellement comme à ses débuts en D1, quand il médusait tous les défenseurs, mais ceux-ci vont se réadapter à lui et sa tâche se compliquera. Emile doit apprendre à mieux sélectionner ses moments.

En conclusion, Emile est toujours en mesure de réaliser une carrière fantastique. Le Standard a réalisé un investissement en or. On peut dire ce qu'on veut de Luciano D'Onofrio mais il a du flair. En Bourse, Emile serait une action dans laquelle tout le monde pourrait investir les yeux fermés ".

" Emile commence à nous écouter. Il a besoin d'être guidé " (Dominique D'Onofrio)

" En Bourse, on pourrait miser sur Emile les yeux fermés " (Georges Leekens)

Aimé Anthuenis relève un exemple qui explique la fragilité d' Emile Mpenza. Il pose d'abord un constat : " Indépendamment de l'importance de l'ambiance, l'ensemble du football belge doit travailler de manière plus individuelle car chaque être a ses particularités. Emile s'est blessé durant un entraînement de l'équipe nationale, alors qu'il était repris dans l'équipe. J'ai assisté à la scène. Il est très explosif, comme tout le monde le sait. Pendant un exercice, il a effectué une rotation du torse, très vite, et s'est occasionné une élongation au bas du dos. Son style de jeu comporte des risques. Il est trop facile de dire qu'il est fragile. Le Standard fait preuve d'intelligence en le faisant travailler par étapes. De plus en plus, les joueurs doivent pouvoir s'entraîner en fonction de leurs particularités physiques. Les clubs doivent leur permettre d'insérer des séances individuelles. Une blessure engendre une perte musculaire. Souvent, lorsqu'un joueur est touché, il travaille au fitness mais quand il est guéri, il met fin à ces séances alors qu'il faudrait continuer pour renforcer sa musculature, notamment en fonction de la blessure encourue. Prenons un autre exemple : si vous êtes opéré du ménisque, vous devez renforcer le quadriceps pour verrouiller le genou et vous devez entretenir cette musculature par des exercices réguliers, sous peine de voir celle-ci s'étioler et de perdre la stabilité de l'articulation, ce qui entraîne une rechute, voire une détérioration de l'état de l'articulation. Il s'agit là d'un travail individuel ". " Il a retrouvé la forme ", explique le kiné Lieven Maesschalck à propos d'EmileMpenza. " Il m'a dit, lors de nos contacts, de bien travailler à sa condition et à sa forme et contrôler enfin ses problèmes. Emile sait ce qu'il doit faire. D'abord, il doit renforcer ses membres inférieurs et surtout les ischio-jambiers, les muscles de l'arrière de la cuisse. Le Standard lui offre un bon suivi. A mon sens, c'est une des raisons pour lesquelles il n'est plus blessé. Un bon équilibre entre ischio et quadriceps est primordial. En football, on utilise la chaîne musculaire de l'avant de la cuisse. Il faut donc exercer l'autre côté, sous peine de souffrir d'un déséquilibre et de se blesser. C'était le cas d'Emile. Il a vécu une période très difficile : il a été opéré deux fois à la cuisse, à gauche et à droite. Cela a déclenché une polémique en Allemagne, ce qui nous a coûté du temps. Il a eu la malchance de souffrir ensuite de l'épaule puis de la cheville. Ses longues indisponibilités ont agacé Schalke 04. Après son transfert, le Standard a veillé à ce qu'il suive une rééducation progressive et préventive ". Walter Baseggio semble avoir également résolu ses problèmes. " Il s'agit d'un concours de circonstances ", pense Maesschalck. " Ils deviennent adultes, gagnent en force et en expérience. Le football demeure toutefois un sport explosif et de contacts. Certains sont plus fragiles que d'autres. Nous avons travaillé avec Emile mais je pense aussi qu'il a un meilleur contrôle de son corps. C'est une question de maturité aussi. N'oublions pas qu'il a connu de beaux moments à Schalke mais les problèmes se sont accumulés la dernière année et on a grossi le problème. Ses longues navettes entre Liège et Gelsenkirchen ne lui ont pas fait de bien non plus. Un athlète doit exercer son sport mais aussi se reposer et surveiller son alimentation. Il faut être professionnel jusqu'au bout des ongles en dehors du terrain. Je ne crois pas que l'intensité, moindre, des entraînements en Belgique ait un rapport. Par contre, la pression, l'obligation de faire ses preuves dans une grande équipe alors que les blessures se succèdent, ont joué un rôle. Emile aurait eu besoin d'une saison sans souci pour progresser, physiquement et mentalement. Peut-être va-t-il y parvenir maintenant. Il doit aussi bien s'entourer ". Mpenza ne s'amusait pas en Allemagne. Ce fait peut-il avoir une influence négative sur le corps ? " En effet, Mens sana in corpore sano ", poursuit Maesschalck. " Quelqu'un qui subit quatre contrecoups de rang finit par douter. Il s'énerve, il accélère le processus de guérison, en sautant des étapes. Le temps devient un ennemi et votre propre volonté se retourne contre vous. Je pense qu'il va bientôt rééditer les performances signées dans le passé. Je n'ai pas à juger de ses capacités footballistiques mais s'il peut travailler dans un entourage qui lui fait confiance et au sein duquel il se sent bien, pourquoi pas ?" " Emile ? Sa force s'est nettement améliorée ", affirme son entraîneur, Dominique D'Onofrio. " Nous l'avons ramené progressivement à son niveau. Il a dû retrouver le sens du ballon, le rythme des matches. Il doit être à 75, voire 80 % de ses possibilités. Il commence à retrouver son football, il marque mieux notre jeu de son empreinte et pèse sur l'adversaire. Celui que nous avons retrouvé en août doutait de lui et cherchait quelqu'un qui lui permette de retrouver ses atouts. Nous lui avons immédiatement apporté des garanties en ce sens mais ce devait être réciproque. Notre staff sportif pouvait l'aider, comme les autres joueurs, mais il devait faire quelque chose également. Nous avons travaillé très spécifiquement. Il avait surtout besoin de jouer une série de matches, sans se blesser. Nous sommes en train de gagner notre pari. Emile n'a connu qu'une petite rechute, due à un certain surmenage. Puisque j'ai assez d'attaquants, je l'ai donc laissé au repos contre Beveren, ce qui lui a fait du bien. Emile est en train de faire taire ses critiques mais n'oublions pas qu'il a encore une grande marge de progrès. Je lui demande de tenir tout un match, de trouver de meilleurs automatismes avec ses coéquipiers et de cesser de se poser des questions. Il doit aussi marquer davantage, comme contre Westerlo et donc retrouver tout le temps son calme devant le but. Il fait tout à 200 à l'heure, ce qui produit trop de déchets dans son jeu. J'étais un entraîneur heureux en le voyant à l'£uvre contre Anderlecht. Il s'est présenté calmement devant le but de DanielZitka, pour marquer, et a fait preuve de vista sur la passe, difficile, adressée sur le deuxième but d' AlexandrosKaklamanos. Il commence à nous écouter. Emile a besoin d'être guidé. Je l'ai connu lors de son premier passage au Standard. J'ai beaucoup travaillé individuellement avec lui après son opération au ménisque. Nous sommes restés en contact lorsqu'il a été transféré à Schalke. Il savait donc que revenir au Standard serait comme retrouver un foyer. C'était psychologiquement important. Son développement a été normal en Allemagne mais on le juge sur sa dernière saison, qui a été foireuse. Un joueur qui est critiqué par sa propre direction perd toutes ses qualités. Pour résister, il faut avoir une forte personnalité, ce qu'Emile n'a pas encore. Il reste trop sensible. Il doit assumer davantage ses responsabilités. Quand il est en bonne santé, Emile est un des meilleurs avants de Belgique. Il n'a que 25 ans. Il a tout l'avenir devant lui. Un footballeur n'atteint sa maturité que vers 27 ou 28 ans. Emile a évolué dans un des championnats les plus relevés d'Europe. Lorsqu'il aura recouvré ses moyens, cette expérience l'aidera. Je pense qu'il va prouver qu'il est redevenu l'Emile d'il y a deux ou trois ans, au fil de ce championnat ". " Je lui ai récemment parlé ", raconte Georges Leekens, celui qui a permis à Emile de débuter à l'Excelsior Mouscron. " Il a perdu quelques kilos et est plutôt affûté. C'est maintenant une question de volonté. Emile a retrouvé son explosivité. Il sait changer de rythme, il a le sens du but et reste calme devant celui-ci, ce qui n'a pas toujours été le cas. Avec un programme approprié, il peut redevenir l'Emile d'autrefois ou plutôt le jeune Emile. Ses meilleures années sont à venir. Il a perdu un an. Le Standard ne devait donc pas trop attendre de lui au début. Les supporters, eux, en espéraient beaucoup et l'ont sifflé. Je les comprends : Emile reste un grand nom. Mais ce n'était pas juste car il devait retrouver sa condition et aussi le mental d'un grand joueur. On ne pouvait attendre de lui qu'il éclate du jour au lendemain. Il devait d'abord recharger ses accus. On ne peut pas le comparer à son frère Mbo. Ils ont des caractères très différents et sont également des joueurs dissemblables. Mbo est un second avant, Emile un centre-avant. Mbo est meilleur à la construction. En revanche, Emile est plus percutant devant. Mbo est l'aîné, on le sent. Emile reste très timide et réservé. Maintenant, tous deux doivent opérer les bons choix. Le Sporting Lisbonne s'est avéré une mauvaise option pour Mbo. Ce n'était pas le cas de Schalke 04 pour Emile mais il s'y est passé trop de choses qui laissent des traces. Peut-être ce club qui vivait au-dessus de ses moyens a connu le succès trop vite. Mais Emile a commis des erreurs et doit procéder à son autocritique. Les reproches qu'on lui a adressés étaient justifiés. En Allemagne, la concurrence était redoutable. Il ne pouvait se permettre de jouer deux matches à l'aise ni de prendre les choses moins sérieusement, sous peine de s'attirer les foudres de RudiAssauer. Je ne dis pas qu'Emile est un brave petit gars mais qu'il est sensible. Il est aussi facile à prendre en main. Selon moi, le fait que le Standard ne l'ait pas toujours aligné à sa place de prédilection n'était pas une mauvaise chose. A droite de l'entrejeu, il a acquis du rythme. Il est évidemment meilleur à côté d'un attaquant comme Alexandros Kaklamanos ou SambegouBangoura. Il doit pouvoir chercher la profondeur, en pointe de l'attaque. Il évolue actuellement comme à ses débuts en D1, quand il médusait tous les défenseurs, mais ceux-ci vont se réadapter à lui et sa tâche se compliquera. Emile doit apprendre à mieux sélectionner ses moments. En conclusion, Emile est toujours en mesure de réaliser une carrière fantastique. Le Standard a réalisé un investissement en or. On peut dire ce qu'on veut de Luciano D'Onofrio mais il a du flair. En Bourse, Emile serait une action dans laquelle tout le monde pourrait investir les yeux fermés ". " Emile commence à nous écouter. Il a besoin d'être guidé " (Dominique D'Onofrio)" En Bourse, on pourrait miser sur Emile les yeux fermés " (Georges Leekens)