Ce soir, plusieurs clubs belges entament leur parcours en Coupe d'Europe. C'est le cas d'Ostende, de Charleroi et de Pepinster. Pour le profane, il n'est pas toujours simple de s'y retrouver entre l'Euroligue, la Coupe Saporta, la Coupe Korac et la NEBL. Suivez le guide.
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Ce soir, plusieurs clubs belges entament leur parcours en Coupe d'Europe. C'est le cas d'Ostende, de Charleroi et de Pepinster. Pour le profane, il n'est pas toujours simple de s'y retrouver entre l'Euroligue, la Coupe Saporta, la Coupe Korac et la NEBL. Suivez le guide.EuroligueC'est la Champions League du basket. Qui porte, en fait, mieux son nom que son pendant footballistique, puisqu'ici aussi, on retrouve plusieurs représentants des grands pays et pas uniquement les champions. L'Euroligue est une émanation de l'ULEB (Union des Ligues Européennes de Basket) régie par les clubs les plus puissants du Vieux Continent. La saison dernière, la FIBA -qui se considère toujours comme le seul organisme habilité à organiser des compétitions internationales- avait parallèlement créé la Suproligue privée de nombreux clubs-phares. L'Euroligue actuelle est la conséquence d'une fusion entre les deux compétitions.Critères d'admission: 13 clubs d'Euroligue et 9 de Suproligue, plus 2 clubs issus des tours préliminaires dont Charleroi. Ostende, en tant que champion de Belgique, était qualifié d'office pour les poules. "Les supporters auraient peut-être préféré voir Charleroi participer à la Coupe Saporta, parce que les victoires auraient été plus nombreuses, mais pour moi, la seule véritable compétition européenne, c'est Euroligue", affirme Giovanni Bozzi. La formule: quatre groupes de huit équipes qui se rencontrent par aller-retour, soit 14 matches (Ostende: Partizan Belgrade, Perm, Cibona Zagreb, Villeurbanne, AEK Athènes, Taugrès Vitoria et Pesaro; Charleroi: Wroclaw, Malaga, Trévise, Maccabi Tel Aviv, Olympiakos, Efes Istanbul et Berlin). Qualification des quatre premiers de chaque groupe, reversés dans quatre nouvelles poules de quatre dont les vainqueurs disputent le Final Four. Particularité: les rencontres sont dirigées par trois arbitres au lieu de deux. Coupe SaportaC'est l'ancienne Coupe des Coupes. Elle porte le nom d'un ancien dirigeant du Real Madrid et de la FIBA, Raimundo Saporta. En fait, c'est la coupe européenne n°2. Critères d'admission: comme les coupes nationales sont tombées en désuétude dans la plupart des pays, ce sont surtout les équipes classées derrière les représentants d'Euroligue qui y participent, ainsi que les clubs issus de pays qui n'ont pas de représentants en Euroligue. Ce qui laisse la porte ouverte à de nombreux clubs de l'Est. Il n'y aura pas de représentant belge cette saison: Charleroi s'est qualifié pour l'Euroligue via les tours préliminaires (sinon, il aurait été repêché en Coupe Saporta), et Mons, qui s'était inscrit, a été prié pour des raisons obscures de laisser la place à un club bosniaque et de se contenter de la Coupe Korac. "L'inconvénient de la Coupe Korac, c'est qu'il faut d'abord passer les préliminaires pour rejoindre des poules de quatre", regrette le président borain Guy Lheureux. "En Coupe Saporta, nous étions qualifiés d'office et nous avions dix matches de poule assurés". La formule: quatre groupes de six équipes qui se rencontrent par aller-retour (soit 10 matches). Qualification des quatre premiers de chaque groupe qui disputent ensuite les huitièmes, quarts, demi et finale. Coupe KoracC'est l'équivalent de la Coupe de l'UEFA. Elle porte le nom d'un ancien basketteur yougoslave décédé dans un accident de la route, Radivoj Korac, qui inscrivit un jour 99 points face à l'Alviks Stockholm avec l'OKK Belgrade et qui porta le maillot du Standard, en prenant une part prépondérante dans le premier titre en 1968. C'est la coupe européenne n°3. Malines en fut finaliste en 1972 et Ypres demi-finaliste la saison dernière. Depuis l'an passé, les groupes sont régionalisés. Les Belges sont souvent placés avec des Français et des Espagnols. Cela réduit les frais de déplacement et offre des affiches attrayantes pour le public, mais élève le degré de difficulté. Critères d'admission: les clubs les mieux classés après les participants à l'Euroligue et à la Coupe Saporta. Pour les grands pays, ce sont donc souvent des équipes de milieu de classement. Malaga, avec Jean-Marc Jaumin, a remporté la Coupe Korac la saison dernière. "On a parlé d'une coupe dévaluée, mais c'est génial d'être le premier Belge à remporter une coupe européenne", sourit-il.La formule: tour préliminaire les 17 et 24 octobre (Anvers-Nimègue, Bree-Fuenlabrada, Liège-Paris et Mons-Trèves), puis 32 équipes réparties en huit groupes de quatre dont les deux premiers disputent les huitièmes, quarts, demi et finale. NEBLLa North European Basketball League. Elle n'est pas l'une des trois compétitions officielles, mais un tournoi sur invitation reconnu par la FIBA. L'ancien joueur lituanien Sharunas Marciulionis en est le fondateur. Au départ, la compétition réunissait les clubs des anciennes républiques baltes de l'URSS: Estonie, Lettonie et Lituanie. Par la suite, elle s'est élargie à la Scandinavie, à l'Angleterre, aux Pays-Bas et depuis cette saison à la... Belgique. Pepinster, sur l'insistance de Niksa Bavcevic, sera le premier club belge à y participer. "Nous partons un peu dans l'inconnu, mais les premières impressions sont favorables", affirme le manager pépin Jean-Pierre Darding. Pepinster a déjà reçu un beau cadeau de bienvenue avec la présence de Magic Johnson le 30 octobre au Hall du Paire sous le maillot de Copenhague. La formule: deux groupes de neuf équipes qui se rencontrent en aller simple, soit 8 matches (pour Pepinster: Stockholm, Weissenfels, Kiev, Samara, Birmingham, Copenhague, Ventspils et Siauliai). Qualification des quatre premiers de chaque groupe qui rencontrent les quatre premiers de l'autre groupe. Les équipes classées de 5 à 8 disputent la Challenge Cup. Daniel Devos