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SUPERFICIE 41.285 km2 HABITANTS 8.121.830 CAPITALE Berne SITE www.football.chVLADIMIR PETKOVIC - 52 ans - A été champion de Yougoslavie avec le FK Sarajevo en 1985. Il a émigré en Suisse, où il a entraîné à un niveau inférieur, tout en travaillant dans un magasin de seconde main. Il a mené Bellinzona en D1 et les Young Boys à la deuxième place. Il a aussi gagné la Coupe avec la Lazio. Il est sélectionneur depuis juillet 2014.VLADIMIR PETKOVIC : La France est en effet favorite, peut-être même au titre. Nous ne la rencontrons qu'au troisième match. J'espère que nous nous battrons pour la première place du groupe. Ça voudrait dire que nous avons bien joué les deux premiers. L'Albanie débute et est euphorique mais elle est imprévisible, forte offensivement et bien organisée. La Roumanie s'appuie sur une solide organisation. Elle n'a plus perdu de match officiel depuis deux ans. Donc, ces deux matches sont difficiles. PETKOVIC : Nous visons d'abord le second tour. Ensuite, nous verrons si nous pouvons revoir nos ambitions. Ce que je souhaite par-dessus tout, c'est que les supporters suisses puissent être fiers de leur équipe. PETKOVIC : Je ne veux pas citer de noms. Chacun a son rôle dans l'équipe suisse, qu'il soit titulaire ou réserve. Certains sont capables de plier un match à eux seuls mais ils sont conscients de ne pouvoir le faire qu'avec l'aide des autres. L'esprit d'équipe est très important. C'est la base du succès. PETKOVIC : Les 24 meilleures nations européennes sont présentes en France. C'est la première fois que le tournoi rassemble autant d'équipes et jamais elles ne se sont tenues d'aussi près. Je ne pense pas qu'une nation émerge nettement du lot mais il y a plusieurs candidats au titre : l'Allemagne, l'Angleterre, la France, l'Italie et l'Espagne. D'autres pays peuvent aller loin mais on n'en parle pas pour le moment. C'est un phénomène récurrent. Les fameuses révélations. PETKOVIC : On ne peut évidemment pas prédire les surprises ! Mais je pense que la Belgique et l'Autriche peuvent réussir quelque chose. La Suisse aussi ! PETKOVIC : L'équipe nationale est le reflet de notre société multiculturelle. Beaucoup de gens qui ne sont pas nés en Suisse travaillent dans les entreprises et les écoles. Pourquoi exclurions-nous les footballeurs issus d'autres pays ? Le débat sur ceux qu'on appelle ici les Secondos prend une tournure dangereuse. Un exemple. Quand un joueur naturalisé est dans un mauvais jour, nous devons l'accepter, sans penser qu'il ne s'est pas donné de tout son coeur pour la Suisse. Il est tout aussi motivé et dévoué que les vrais Suisses.24 buts marqués en éliminatoires, seuls l'Angleterre et la Pologne se sont montrées plus prolifiques. Et pourtant les doutes et les critiques concernant le jeu prôné par VladimirPetkovic restent nombreux. Depuis que le coach bosnien a pris la succession d'OttmarHitzfeld, qui n'était pas très réputé pour ses ambitions offensives, on avait annoncé un jeu plus ambitieux. " Si vous pressez haut, une perte de balle sera moins grave. Un tacle raté à 70 mètres de votre propre but vous laisse le temps de vous replacer et de regagner le cuir. " YannSommer a remplacé DiegoBenaglio au but. Derrière, on se dirige vers un axe central JohanDjourou-FabianSchar, ce qui laisserait Klose sur le côté. Sur les ailes, par contre, il n'y a pas de débat possible puisque l'arrière droit de la Juve, StephanLichsteiner et RicardoRodriguez (Wolfsburg) côté gauche, sont incontournables. Dans le milieu de terrain, GokhanInler, par contre, ne l'est plus. L'ex-milieu de terrain de Naples n'a quasiment pas joué avec Leicester cette saison et n'a donc pas été retenu pour l'Euro. Pour le reste, la Nati n'est pas très différente de l'équipe qui avait été alignée durant la Coupe du Monde au Brésil et s'articulera dans un 4-3-3 autour du trident Xhaka-Behrami et Shaquiri (en homme libre derrière l'attaquant). La transition du duo Xhaka-Behrami vers l'attaque reste une arme redoutable de l'équipe suisse. Reste que les états de forme des figures de proue inquiète, notamment celui de Shaqiri dont le transfert de l'Inter Milan vers Stoke City ne fut pas une réussite. Devant, HarisSeferovic semble indétrônable.FELIX BINGESSER RÉDACTEUR EN CHEF DE BLICK SPORT" Nous sommes dans l'attente d'une étincelle. Il est difficile pour la Suisse d'entretenir beaucoup d'espoirs lors de ce tournoi. Au regard des derniers matches, il y a davantage un sentiment d'anxiété et de peur qui se dégage. A l'heure actuelle, cette équipe forme un ensemble faiblard sans visage et sans forme. " FLURIN CLALUNA CHRONIQUEUR AU NEUE ZURCHER ZEITUNG" Il y a un an et demi, Petkovic avait prédit un foot emballant. Mais aujourd'hui, personne ne peut dire à quoi ressemble ce football. La vision optimiste de Petkovic ne ressemble jusqu'ici qu'à des promesses non tenues. "- Breel Embolo n'a que 19 ans mais est déjà considéré comme le plus grand talent suisse. Elu en 2015 meilleur joueur du championnat de Suisse sous les couleurs de Bâle, l'attaquant né à Yaoundé est suivi par les plus grosses écuries européennes dont Chelsea, le Barça et Arsenal. - Le duel France-Suisse est devenu un classique des dernières grandes compétitions internationales. Euro 2004, Coupe du Monde 2006, Coupe du Monde 2014 et maintenant l'Euro 2016. Et on ne peut pas dire que l'affrontement réussit particulièrement bien aux Suisses qui n'ont plus battu les Français depuis 1992, lors d'un amical.VALON BEHRAMI : Nous avons déjà joué deux fois contre l'Albanie au tour préliminaire du Mondial 2014 et c'était spécial. D'habitude, je ne suis pas nerveux avant un match mais ces deux fois-là oui. Ce match sera le plus important du tournoi, quasi une finale qu'on n'a pas le droit de perdre. Il faudra garder le contrôle de ses nerfs. Mes parents vivent toujours en Albanie et ce match sera particulier pour eux aussi. Il y a onze ans, j'ai choisi la Suisse et je n'ai jamais eu à m'en plaindre. J'ai eu l'occasion de me développer sportivement. BEHRAMI : Si Taulant Xhaka est rétabli, il jouera peut-être contre son frère ! Comme les Boateng au Mondial. Désormais, on naît dans le pays X et on fait sa vie ailleurs. La Suisse a énormément investi dans les jeunes joueurs, sans négliger leurs études. Elle a le droit de recevoir quelque chose en retour. BEHRAMI : Nous n'avons pas bien géré cette pression mais je ne vais pas généraliser. La France a beaucoup plus d'expérience et figure parmi les favorites, ce que nous n'étions pas. Prenez sa sélection : Paul Pogba, Antoine Griezmann et Blaise Matuidi, qui récupère énormément de ballons tout en étant difficile à neutraliser. Nous avons commis trop de fautes contre la France au Brésil (2-5) mais ça reste mon meilleur tournoi. Nous n'avons été éliminés qu'aux prolongations par l'Argentine, la future finaliste. BEHRAMI : Les quarts de finale seraient chouettes. Tout y est possible. Mais n'anticipons pas. A Watford, je joue avec Costel Pantilimon, un des gardiens roumains. Il me dit que son équipe encaisse fort peu de buts et qu'elle est forte tactiquement. Ce n'est donc pas facile mais une victoire contre l'Albanie nous insufflerait confiance. Nous avons un handicap : nos différentes origines produisent un mélange de styles et il n'est pas évident de les fondre en un ensemble cohérent. BEHRAMI : Non ! On ne me voit pas beaucoup sur le terrain ! Granit Xhaka est un brillant footballeur et Breel Embolo est imprévisible, s'il est rétabli à temps. Toutefois, le plus important, c'est Xherdan Shaqiri. Quand il est en forme, il peut faire la différence. " Beaucoup de gens qui ne sont pas nés en Suisse travaillent dans des entreprises. Pourquoi exclurions-nous des footballeurs issus d'autres pays ? " VLADIMIR PETKOVIC