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SUPERFICIE 449.964 km2 HABITANTS 9.801.616 CAPITALE Stockholm SITE svenskfotboll.seERIK HAMREN - 58 ans - A succédé à Lars Lagerbäck, toujours en survêtement. Hamren a changé de style : en novembre 2013, le sélectionneur est apparu en costume. Il s'entend bien avec la presse aussi. Il a conduit Aalborg au titre danois en 2008 et a offert deux titres de Norvège à Rosenborg, en 2009 et 2010.ERIK HAMREN : Soyons réalistes : nous ne sommes pas favoris. La Belgique et l'Italie ont les principales chances de qualification. Nous sommes un outsider. Mais nous l'étions aussi dans les barrages contre le Danemark. Si nous atteignons le niveau de ces deux matches en France, nous pouvons espérer beaucoup du tournoi. A condition que les joueurs s'entraident et que les leaders du groupe veillent à l'ambiance. Vivre plusieurs semaines ensemble n'est pas évident mais nous devons l'essentiel de notre qualification à notre mentalité. Les trois autres équipes ont sans doute déniché des points faibles à notre jeu mais nous les avons analysées aussi. Si nous sommes trois fois à 110 %, avec un brin de chance, nous pouvons espérer une place en huitièmes de finale. HAMREN : Nous avons obtenu de bons résultats, je pense. Le Portugal nous a battus de justesse dans les barrages pour le Mondial brésilien mais nous nous sommes qualifiés pour deux EURO de suite. La préparation n'a pas changé et ne changerait pas, même si je restais dix ans en poste. Le focus reste le même mais quand tout sera fini, mes adieux seront certainement empreints d'émotion. HAMREN : Espérons-le ! C'est aussi le dernier tournoi, voire les derniers mois de la carrière de certains footballeurs. Pour eux aussi, la France sera un événement spécial. HAMREN : Nous y sommes habitués. Il a évidemment une importance énorme pour la Suède. Il est un de ses meilleurs produits d'exportation ! Il veut toujours retirer le meilleur de lui-même, à 34 ans. Rien que par sa motivation, il constitue un exemple pour tous. Être sous les feux de la rampe ne l'impressionne absolument pas. Pas plus que nous, d'ailleurs. HAMREN : Je ne me tracasse absolument pas. Zlatan est admirable, sportivement et humainement. Je n'ai que des expériences positives avec lui. A Stockholm, il a marqué le 2-1 décisif contre le Danemark et trois jours plus tard, il a encore inscrit deux buts pour faire 2-2. Il a marqué onze buts en qualifications, c'est éloquent. Un entraîneur qui possède un joueur de son talent ne peut qu'en être heureux. Peu importe contre qui nous jouons, des petites ou des grandes équipes, il prend toujours ses responsabilités. Je le considère toujours comme un des trois meilleurs footballeurs du monde.Sous-estimons nous la Suède en affirmant qu'elle dépend complètement de Zlatan ? Non. C'est lui qui a qualifié la Suède dans les barrages contre les voisins du Danemark. La Suède a marqué quatre buts dans ces deux matches, Zlatan en prenant trois à son compte. Pourtant, le sélectionneur Erik Hamren, qui s'en va à l'issue du tournoi, comme Antonio Conte, et cède sa place à Jan Andersson, fait de son mieux pour mettre les autres en évidence : sans eux, Zlatan ne pourrait pas décider de matches. Les principes de base sont les mêmes depuis des années : 4-4-2 ou 4-4-1-1, avec un rôle libre pour Zlatan et une défense un rien moins solide qu'avant. Le coeur de l'entrejeu est crucial : il joue très près de la défense pour laisser peu d'espaces à l'adversaire. A la transition, un des deux médians axiaux, généralement Kim Källström, doit envoyer de longs ballons aux attaquants. En 4-4-1-1, Zlatan quitte l'avant, qu'il laisse à Marcus Berg, employé par le Panathinaikos, ou à John Guidetti, au Celta Vigo. Zlatan se mue alors en faux meneur de jeu qui plonge dans les brèches. Il n'est plus des plus rapides mais il peut encore décider un match d'un tir ou d'un mouvement. En coulisses, la Suède, championne d'Europe en espoirs, prépare l'avenir. Elle pense aux médians Ekdal et Lewicki, qui a suivi une partie de sa formation au Bayern et, en défense, au talentueux Victor Lindelöf, qui peut jouer au centre de la défense comme de l'entrejeu. Il n'a que 21 ans, il porte le maillot de Benfica et intéresse pas mal de grands clubs, qui vont le suivre attentivement pendant le tournoi.PÄR ZETTERBERG EX-JOUEUR" La Suède dépend complètement de Zlatan Ibrahimovic. S'il est en forme, elle peut battre beaucoup d'équipes. Sinon, elle aura des problèmes contre n'importe qui. De l'EURO 1980 au Mondial 2002, la Belgique a eu de nombreuses générations en or. La Suède aussi, à commencer par l'EURO 1992, sur ses terres. La dernière grande ère est celle de Zlatan. La Suède doit former une nouvelle équipe. Elle a certes gagné l'EURO U21 mais ces joueurs sont encore trop jeunes pour porter une équipe. La Suède n'est plus garante d'une solide arrière-garde. Nous n'avons plus de défenseurs de grande qualité. Pour nous, le premier match contre l'Irlande est crucial. "- Albin Ekdal était incertain pendant la préparation, suite à un accident : début mai, dans un dancing, il est tombé sur le dos, heurtant l'angle d'une table en verre, ce qui a provoqué une grave coupure. Lennart, son père, est un présentateur TV très connu en Suède. - Martin Olsson, l'arrière gauche titulaire, est le beau-frère de Dirk Nowitzki, l'étoile allemande des Dallas Mavericks (NBA). - La Suède a enlevé l'EURO 2015 en U21. Six joueurs sont repris en équipe A : Augustinsson, Calgren, Lindelöf (l'auteur du penalty décisif), Lewicki, Hiljemark et Guidetti. ERIK JOHANSSON : Je n'ai jamais été repris dans les équipes d'âge nationales, essentiellement à cause de ma date de naissance : la veille du Nouvel An. On sélectionnait généralement les plus âgés, plus grands et plus forts, à ma place. Différentes études ont révélé que la plupart des jeunes internationaux sont nés en début d'année, ce qui provoque la perte de nombreux talents. En 2013, le sélectionneur m'a repris pour un match avec des joueurs des championnats scandinaves, à Abu Dhabi. Quelques mois plus tard, en janvier 2014, je débutais pour la Suède. JOHANSSON : Très. Ces derniers mois, je me suis concentré sur mon club, le FC Copenhague, que j'ai rejoint après Gand, mais j'ai évidemment suivi le football belge, irlandais et italien. C'est un groupe difficile mais si nous obtenons notre meilleur niveau et que l'entraîneur trouve la bonne tactique, nous devrions atteindre le tour suivant. JOHANSSON : Ce fut un match difficile. En plus, j'ai été exclu. J'ai apprécié Leonardo Bonucci, encore plus que Giorgio Chiellini. Bonucci lit très bien le jeu et rate rarement ses tacles. Ils sont aussi deux atouts sur les phases arrêtées. JOHANSSON : Elle a des joueurs qui possèdent des qualités individuelles mais quand ils n'arrivent pas à jouer en équipe, elle a des problèmes. De ce point de vue, l'absence de Vincent Kompany peut avoir un impact. J'attends plus de l'Italie, où Antonio Conte mise avant tout sur l'équipe. JOHANSSON : Ce ne sera pas une promenade mais ce premier match sera sans doute le plus important. Si nous parvenons à le gagner, nous pouvons vivre un bel EURO. La Suède a un passé fondé sur le collectif, avec aux avant-postes un joueur d'exception, Zlatan. Nous allons encore bien rigoler après les matches quand les journalistes se bousculeront pour lui arracher un mot. JOHANSSON : J'ai joué peu de matches internationaux, en effet, mais j'ai acquis de l'expérience en Europe avec Malmö. Nous nous aidons, c'est ce qui fait notre force. Je veux surtout profiter de ce tournoi. Je vais régulièrement à Paris, une de mes villes préférées. J'aime sa culture, son style de vie et sa gastronomie. JOHANSSON : Je ne pense pas. Nous voulons tous offrir des adieux en beauté à Erik. " Je considère toujours Zlatan Ibrahimovic comme un des trois meilleurs footballeurs au monde. " ERIK HAMREN