Des vibes positives, SVP !

La vente des abonnements a fortement reculé, les supporters ne cessent de critiquer la gestion des Japonais et le malaise sportif est indéniable. Le STVV est une bombe à retardement.
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La vente des abonnements a fortement reculé, les supporters ne cessent de critiquer la gestion des Japonais et le malaise sportif est indéniable. Le STVV est une bombe à retardement. Les Limbourgeois n'ont grappillé que cinq points sur 21. C'est leur plus mauvais début de championnat depuis la saison 2011-2012, à l'issue de laquelle ils avaient été relégués. Ça n'ira pas nécessairement aussi mal cette fois, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que le club s'est mis dans les cordes. Ça n'empêche pas l'entraîneur, Kevin Muscat, de continuer à répandre ses vibes positives. Même après la défaite à Malines, l'Australien a tenté de se couvrir en évoquant les bonnes intentions de ses joueurs. Muscat manie une rhétorique creuse et n'attaque pas ses joueurs en public, mais il doit quand même comprendre que son équipe n'est pas en mesure de jouer un rôle significatif en D1A, dans son état actuel. Les joueurs affirment haut et fort qu'ils forment une équipe capable de jouer au football, mais leurs intentions offensives sont stériles. Ce n'est certainement pas la faute de Yuma Suzuki, qui ne ménage pas ses efforts, mais n'est jamais bien servi dans le rectangle. Muscat dédaigne Jorge Teixeira et Pol García, qui sont en théorie les deux meilleurs défenseurs de son noyau. Le nouveau venu, Jonathan Buatu, n'est pas mauvais, mais il sombre avec le reste. Aucun membre de l'entrejeu n'est en mesure de démanteler une défense d'une passe tranchante. La composition du vestiaire constitue un autre problème. On a adjoint au noyau des joueurs pour des postes déjà occupés et beaucoup de footballeurs n'ont pas l'intention de s'engager à long terme au STVV. Ce n'est pas un hasard si Garcia a déjà signalé à plusieurs reprises qu'il partirait dès que l'occasion se présenterait. Il n'est certainement pas le seul (ancien) pilier à penser de la sorte. La conclusion ? Avec cette équipe, Saint-Trond ne peut certainement pas viser un classement supérieur à la quatorzième place.Vendu pour un peu plus de 1,3 million, Oleksandr Filippov est le transfert sortant le plus cher de son ancien club, le Desna Chernihiv, et sur base de ses statistiques de l'an passé, le montant est justifié. La saison dernière, auteur de seize buts, il a terminé deuxième du classement des buteurs derrière le Brésilien Junior Moraes, qui va bientôt franchir le cap des cent buts en première division ukrainienne. Le Stayen attend donc beaucoup de lui, car s'il est parvenu à se jouer des gardiens et des défenseurs du Shakhtar Donetsk et du Dynamo Kiev, il doit également marquer contre Waasland-Beveren, Mouscron et Zulte Waregem. Il n'a pas fait forte impression durant sa première apparition en Belgique, une entrée au jeu sur le terrain de Malines, mais il a franchi un cap personnel : après huit saisons en Premier League ukrainienne, l'avant de 27 ans a découvert un championnat étranger. Pendant la préparation, Suzuki avait donné l'impression de vouloir partir, mais le Japonais s'est ressaisi et a marqué deux buts en sept parties. Ce n'est pas mal, dans la mesure où les Trudonnaires ont la deuxième plus mauvaise attaque de la compétition. Avec trois cartes rouges, Saint-Trond est l'équipe la plus sale de Jupiler League après Ostende. Depuis le début de la compétition, Ibrahima Sankhon, Jorge Teixeira et Mory Konaté ont déjà été exclus.