La patience de Brys

Nous sommes le 2 août. A l'occasion de la deuxième journée de championnat, Saint-Trond se rend au Stade Jan Breydel où, pendant un quart d'heure, il donne une leçon de football au Club Bruges. Ses joueurs semblent maîtriser toutes les facettes du jeu : ils combinent bien, rapidement et vont droit au but. Le public brugeois n'apprécie guère et commence à gronder. Ensemble, les jeunes Belges Stan Van Dessel, Nelson Balongo, Thibault De Smet et Alexandre De Bruyn, ne comptent pas encore 900 minutes de jeu en D1 mais ils ne dénotent pas.

Comment faire pour compenser les départs de Kamada et De Sart auteurs de 22 buts la saison passée ?

Mais après le but inscrit par David Okereke, l'équipe de Marc Brys s'écroule. " Nous manquons de force de frappe ", dit l'entraîneur. Au retour à Saint-Trond, vers 1h30 du matin, des supporters attendent les joueurs pour les encourager. A la veille du match face au Standard, le noyau dur se rend à l'entraînement pour motiver l'équipe. Vingt-quatre heures plus tard, les Limbourgeois remportent leur premier match de la saison. La machine est en route et Brys est convaincu que ses joueurs affichent la bonne mentalité. Mais il sait aussi que cela ne lui offre aucune garantie quant à la suite de la saison.

Quelques jours après la raclée à Bruges, Takayuki Tateishi, le CEO du clubs s'était adressé aux supporters pour leur demander d'être patients. " La saison dernière, ce sont nos derniers transferts qui se sont avérés décisifs ", leur avait-il dit.

Nouvelles perspectives

Tateishi et son bras droit, Andre Pinto, ont tenu parole. Au cours des deux dernières semaines, une volée de nouveaux joueurs ont débarqué au Stayen. Pour le plus grand bonheur de Brys qui, depuis la reprise, avait dû travailler avec un noyau incomplet et peu équilibré. Il aurait d'ailleurs souhaité que la situation se régularise un peu plus tôt. Les renforts viennent surtout d'Amérique du Sud ( Jhonny Lucas, Santiago Colombatto et Facundo Colidio) ou d'Asie ( Tatsuya Ito et Lee Seung-Woo), ce qui n'étonnera personne. Exception : Steven De Ridder, qui était gratuit et débarque de Lokeren.

Le fait que Saint-Trond ait agi très tard sur le marché des transferts n'a pas que des aspects négatifs : les jeunes joueurs du club ont pu se mettre en évidence. Surtout les Belges, même s'ils savaient que la direction allait finir par investir. La saison dernière, il n'y avait pratiquement pas de jeunes Belges dans le noyau de Saint-Trond. Il faut dire que l'équipe tournait bien, puisqu'elle a terminé à la septième place. Cette fois, Brys a dû faire appel à des joueurs inexpérimentés et il a constaté avec plaisir que certains d'entre eux montraient le bout du nez. Hamza Massoudi a inscrit son premier but au plus haut niveau face au Standard, De Bruyn confirme de semaine en semaine et Van Dessel fait preuve de beaucoup de maturité lorsqu'on lui donne du temps de jeu... Cela ouvre des perspectives à Brys.

Décrit comme un motivateur, celui-ci a déjà effectué des miracles avec un groupe limité la saison dernière. Mais il se demande sans doute comment il va faire pour compenser les départs de Daichi Kamada (16 buts) et Alexis de Sart (6 buts). Il lui reste à espérer que Facundo Colidio, loué par l'Inter, Yuma Suzuki et Allan Sousa ne tardent pas à trouver leurs marques.

IN/OUT

IN

Troonbeeckx (KSK Heist), Baltic (ES Troyes AC, Fra), Schmidt (Vegalta Sendai, Jpn), De Smet (KAA Gand), Nguyen (Hong Anh Gia Lia, Vie), Sousa (Vejle BK, Den), Suzuki (Kashima Antlers, Jpn), Colidio (Inter, Ita), Lucas (Paraná Clube, Bra), Ito (Hamburger SV, Ger), Konaté (Borussia Dortmund, Ger), De Ridder (KSC Lokeren OV), Seung-woo (Hellas Verona, Ita), Durkin (DC United, USA), Colombatto (Cagliari Calcio, Ita).

OUT

Antunes (KVC Westerlo), Tomiyasu (Bologna FC, Ita), A. De Sart (R Antwerp FC), Ceballos (Al Wakrah SC, Qat), Pirard (Waasland-Beveren), Endo (VfB Stuttgart, Ger).

À suivre Yuma Suzuki

A la mi-juillet, St-Trond confirmait avoir conclu un accord avec Kashima Antlers au sujet du transfert de Yuma Suzuki. " Je veux apporter ma pierre à l'édifice trudonnaire et inscrire autant de buts que possible ", disait le Japonais.

Le transfert ne serait toutefois effectif qu'à condition que le Japonais réussisse ses tests médicaux. Ce n'était pas évident car Suzuki avait longtemps souffert des ischios et il n'avait plus joué depuis début décembre 2018. Il allait encore falloir patienter deux semaines avant qu'il n'arrive au Stayen et depuis, on n'entend plus parler de lui. Malgré un retard sur le plan physique, il a montré de belles choses à l'entraînement mais il a le mal du pays et n'a été repris dans les 18 que face au Standard.

L'autographe de CR7

Les Limbourgeois auraient pourtant bien besoin de lui. C'est la première fois que ce joueur de 23 ans évolue à l'étranger mais dans son pays, c'est une star. En quatre ans aux Kashima Antlers, club qui détient le record de titres au Japon, il a inscrit 48 buts en 159 matches. En 2018, il est entré dans l'histoire du club en aidant son club à remporter pour la première fois la Ligue des Champions d'Asie.

Ses prestations dans cette compétition prestigieuse lui ont valu le titre de MVP du tournoi et une deuxième place au referendum du Joueur Asiatique de l'Année. Fin 2016, lors du championnat du monde des clubs, il a fait parler de lui dans le monde entier en prenant la même que pose que Cristiano Ronaldo pour fêter son but face aux Colombiens de l'Atlético Nacional. Ce n'était pas un hasard. Huit ans plus tôt, avec son père, il s'était rendu à l'hôtel des joueurs de Manchester United pendant le championnat du monde des clubs au Japon et en était ressorti avec l'autographe de Cristiano Ronaldo.

Suzuki, formé aux Kashima Antlers, présente donc un beau CV. Mais s'adaptera-t-il au football européen ? S'il fait déjà la moitié de ce qu'il a fait au Japon, Saint-Trond n'a pas de souci à se faire.

Nous sommes le 2 août. A l'occasion de la deuxième journée de championnat, Saint-Trond se rend au Stade Jan Breydel où, pendant un quart d'heure, il donne une leçon de football au Club Bruges. Ses joueurs semblent maîtriser toutes les facettes du jeu : ils combinent bien, rapidement et vont droit au but. Le public brugeois n'apprécie guère et commence à gronder. Ensemble, les jeunes Belges Stan Van Dessel, Nelson Balongo, Thibault De Smet et Alexandre De Bruyn, ne comptent pas encore 900 minutes de jeu en D1 mais ils ne dénotent pas. Mais après le but inscrit par David Okereke, l'équipe de Marc Brys s'écroule. " Nous manquons de force de frappe ", dit l'entraîneur. Au retour à Saint-Trond, vers 1h30 du matin, des supporters attendent les joueurs pour les encourager. A la veille du match face au Standard, le noyau dur se rend à l'entraînement pour motiver l'équipe. Vingt-quatre heures plus tard, les Limbourgeois remportent leur premier match de la saison. La machine est en route et Brys est convaincu que ses joueurs affichent la bonne mentalité. Mais il sait aussi que cela ne lui offre aucune garantie quant à la suite de la saison. Quelques jours après la raclée à Bruges, Takayuki Tateishi, le CEO du clubs s'était adressé aux supporters pour leur demander d'être patients. " La saison dernière, ce sont nos derniers transferts qui se sont avérés décisifs ", leur avait-il dit. Tateishi et son bras droit, Andre Pinto, ont tenu parole. Au cours des deux dernières semaines, une volée de nouveaux joueurs ont débarqué au Stayen. Pour le plus grand bonheur de Brys qui, depuis la reprise, avait dû travailler avec un noyau incomplet et peu équilibré. Il aurait d'ailleurs souhaité que la situation se régularise un peu plus tôt. Les renforts viennent surtout d'Amérique du Sud ( Jhonny Lucas, Santiago Colombatto et Facundo Colidio) ou d'Asie ( Tatsuya Ito et Lee Seung-Woo), ce qui n'étonnera personne. Exception : Steven De Ridder, qui était gratuit et débarque de Lokeren. Le fait que Saint-Trond ait agi très tard sur le marché des transferts n'a pas que des aspects négatifs : les jeunes joueurs du club ont pu se mettre en évidence. Surtout les Belges, même s'ils savaient que la direction allait finir par investir. La saison dernière, il n'y avait pratiquement pas de jeunes Belges dans le noyau de Saint-Trond. Il faut dire que l'équipe tournait bien, puisqu'elle a terminé à la septième place. Cette fois, Brys a dû faire appel à des joueurs inexpérimentés et il a constaté avec plaisir que certains d'entre eux montraient le bout du nez. Hamza Massoudi a inscrit son premier but au plus haut niveau face au Standard, De Bruyn confirme de semaine en semaine et Van Dessel fait preuve de beaucoup de maturité lorsqu'on lui donne du temps de jeu... Cela ouvre des perspectives à Brys. Décrit comme un motivateur, celui-ci a déjà effectué des miracles avec un groupe limité la saison dernière. Mais il se demande sans doute comment il va faire pour compenser les départs de Daichi Kamada (16 buts) et Alexis de Sart (6 buts). Il lui reste à espérer que Facundo Colidio, loué par l'Inter, Yuma Suzuki et Allan Sousa ne tardent pas à trouver leurs marques. IN Troonbeeckx (KSK Heist), Baltic (ES Troyes AC, Fra), Schmidt (Vegalta Sendai, Jpn), De Smet (KAA Gand), Nguyen (Hong Anh Gia Lia, Vie), Sousa (Vejle BK, Den), Suzuki (Kashima Antlers, Jpn), Colidio (Inter, Ita), Lucas (Paraná Clube, Bra), Ito (Hamburger SV, Ger), Konaté (Borussia Dortmund, Ger), De Ridder (KSC Lokeren OV), Seung-woo (Hellas Verona, Ita), Durkin (DC United, USA), Colombatto (Cagliari Calcio, Ita). OUT Antunes (KVC Westerlo), Tomiyasu (Bologna FC, Ita), A. De Sart (R Antwerp FC), Ceballos (Al Wakrah SC, Qat), Pirard (Waasland-Beveren), Endo (VfB Stuttgart, Ger). A la mi-juillet, St-Trond confirmait avoir conclu un accord avec Kashima Antlers au sujet du transfert de Yuma Suzuki. " Je veux apporter ma pierre à l'édifice trudonnaire et inscrire autant de buts que possible ", disait le Japonais. Le transfert ne serait toutefois effectif qu'à condition que le Japonais réussisse ses tests médicaux. Ce n'était pas évident car Suzuki avait longtemps souffert des ischios et il n'avait plus joué depuis début décembre 2018. Il allait encore falloir patienter deux semaines avant qu'il n'arrive au Stayen et depuis, on n'entend plus parler de lui. Malgré un retard sur le plan physique, il a montré de belles choses à l'entraînement mais il a le mal du pays et n'a été repris dans les 18 que face au Standard. Les Limbourgeois auraient pourtant bien besoin de lui. C'est la première fois que ce joueur de 23 ans évolue à l'étranger mais dans son pays, c'est une star. En quatre ans aux Kashima Antlers, club qui détient le record de titres au Japon, il a inscrit 48 buts en 159 matches. En 2018, il est entré dans l'histoire du club en aidant son club à remporter pour la première fois la Ligue des Champions d'Asie. Ses prestations dans cette compétition prestigieuse lui ont valu le titre de MVP du tournoi et une deuxième place au referendum du Joueur Asiatique de l'Année. Fin 2016, lors du championnat du monde des clubs, il a fait parler de lui dans le monde entier en prenant la même que pose que Cristiano Ronaldo pour fêter son but face aux Colombiens de l'Atlético Nacional. Ce n'était pas un hasard. Huit ans plus tôt, avec son père, il s'était rendu à l'hôtel des joueurs de Manchester United pendant le championnat du monde des clubs au Japon et en était ressorti avec l'autographe de Cristiano Ronaldo. Suzuki, formé aux Kashima Antlers, présente donc un beau CV. Mais s'adaptera-t-il au football européen ? S'il fait déjà la moitié de ce qu'il a fait au Japon, Saint-Trond n'a pas de souci à se faire.