Osmose

L'image était belle: le président Meekers, sa femme et le CEO Tateishi tentaient de s'abriter d'une averse, sous un parapluie beaucoup trop petit, au bord d'un des terrains d'entraînement de Neerpede. C'était le premier match de préparation contre un club de division un et les dirigeants du STVV ont assisté à une prestation totale. Les troupes de Hollerbach ont fait preuve d'agressivité, ont exercé une pression élevée et se sont libérées, par leur football, de la tenaille mauve, par moments. L'entraîneur allemand a manifestement travaillé les automatismes. Ils donne aussi le sentiment à ses joueurs d'oeuvrer pour un objectif commun. La victoire 1-0 à Anderlecht a été le présage d'une campagne réussie, durant laquelle Saint-Trond a également pris...

L'image était belle: le président Meekers, sa femme et le CEO Tateishi tentaient de s'abriter d'une averse, sous un parapluie beaucoup trop petit, au bord d'un des terrains d'entraînement de Neerpede. C'était le premier match de préparation contre un club de division un et les dirigeants du STVV ont assisté à une prestation totale. Les troupes de Hollerbach ont fait preuve d'agressivité, ont exercé une pression élevée et se sont libérées, par leur football, de la tenaille mauve, par moments. L'entraîneur allemand a manifestement travaillé les automatismes. Ils donne aussi le sentiment à ses joueurs d'oeuvrer pour un objectif commun. La victoire 1-0 à Anderlecht a été le présage d'une campagne réussie, durant laquelle Saint-Trond a également pris la mesure du Standard et du Viktoria Pilzen, d'une manière très convaincante. La trêve estivale n'a manifestement pas brisé l'élan qui a permis aux Canaris d'arracher une neuvième place inattendue la saison dernière. Cinq ans après la reprise, l'osmose semble enfin accomplie entre le STVV et les Japonais de DMM.com. Les ambitions démesurées du début - disputer les PO1 endéans les trois ans et bouleverser la hiérarchie du football belge - ont fait place à une gestion plus réaliste. Et les sept entraîneurs usés par les Japonais, parmi lesquels des professionnels accomplis (Brys, Maes) et de jeunes quadragénaires (Hayen, De Roeck), pour arriver la conclusion que le projet sportif était erroné? Des dommages collatéraux. Le fait que Hollerbach n'est que le deuxième entraîneur après Brys à pouvoir entamer la préparation au Stayen depuis l'arrivée des Japonais est éloquent. La saison dernière, l'objectif principal était de ne pas être mêlé à la lutte pour le maintien. Finalement, le STVV a loupé un billet pour les play-offs européens in extremis, avec un nombre de points historique mais un goal-average un rien insuffisant. Proportionnellement, ce total de 51 points est le quatrième meilleur résultat du club depuis le début du siècle. Ces dernières années, le STVV a tremblé jusqu'en fin de compétition alors que cette fois, il était déjà rasséréné en décembre. Il a à juste titre revu ses ambitions à la hausse: il veut vivre une saison paisible et lutter pour une place en PO2, entre la cinquième et la huitième, donc. Surtout, le Stayen ne veut plus vivre une saison terne à l'arrière du ventre mou. Il a donc composé ce qui est son meilleur noyau depuis des lustres, dixit le management. Schmidt, Brüls, Kagawa, Hashioka, Konaté, Leistner, Bauer, Hayashi ont obtenu, entre autres, la compagnie de Boya et Bruno, deux joueurs qui auraient probablement dédaigné le Stayen il y a peu. Toutefois, la qualité du jeu et le souffle nouveau qui anime le club ne sont pas passés inaperçus en Belgique, ce qui attire les managers et les cibles potentielles du STVV. Cette renaissance sportive doit encourager les supporters à quitter leur fauteuil pour revenir au stade. Le match contre le Standard, le dernier de la saison écoulée, s'est disputé devant des tribunes combles et les spectateurs présents auront certainement envie de revenir. Bien que le Trudonnaire ait tendance à acquérir un abonnement sur le tard et que le Covid n'ait pas encore dit son dernier mot, la vente se déroule mieux qu'il y a un an. La direction est consciente d'avoir eu une assistance trop maigre et espère attirer en moyenne 1.000 à 1.500 personnes de plus que la saison passée. Le message est clair: les Trudonnaires, les supporters de la première heure et les amateurs neutres de football mais aussi les Hesbignons doivent absolument se déplacer au Stayen pour voir de leurs propres yeux la terreur des grands de ce championnat.