Le rêve japonais vole en éclats

T akayuki Tateishi, le CEO du STVV, avait un rêve : disputer les PO1 endéans les trois ans. Le délai prend fin à l'issue de la saison et le changement de format du championnat exclut quasiment toute participation des Trudonnaires aux PO1.
...

T akayuki Tateishi, le CEO du STVV, avait un rêve : disputer les PO1 endéans les trois ans. Le délai prend fin à l'issue de la saison et le changement de format du championnat exclut quasiment toute participation des Trudonnaires aux PO1. Toute la pression repose sur les solides épaules de Kevin Muscat, qui a remplacé le Slovène Milos Kostic au poste d'entraîneur. L'Australien fait comme si tout se déroulait selon les plans, mais il a certainement réalisé qu'il lui sera impossible de caser Saint-Trond dans la colonne de gauche, suite au départ de Yohan Boli, Alexandre De Bruyn et de Jordan Botaka. La défense n'a pas beaucoup changé en l'espace d'une saison. Kenny Steppe a longtemps intéressé Anderlecht mais, suite à la tenace blessure au pied de Daniel Schmidt, il va entamer la saison. Les rôles étaient inversés la saison passée et Steppe avait rongé son frein jusqu'en janvier. Wim Vanmarsenille (18 ans) peut acquérir de l'expérience au rang de troisième gardien. En principe, le quatuor formé par Ibrahima Sory Sankhon, Jorge Teixeira, Pol Garcia et Ko Matsubara a la préférence du coach. Les quatre jeunes Belges, Samy Mmaee, également susceptible de dépanner au milieu défensif, Siebren Lathouwers, Wolke Janssens et Mathieu Troonbeeckx, constituent des alternatives. Muscat a testé un entrejeu en losange, mais il va probablement se rabattre sur un trio. Ces dernières semaines, Steve De Ridder, Santiago Colombatto et le travailleur Chris Durkin se sont imposés. Samuel Asamoah a donc de quoi se faire du mouron. Seung-Woo Lee, Stan Van Dessel et Hamza Masoudi doivent apporter leur créativité à l'équipe, mais conviennent-ils au concept de Muscat, qui mise sur une bonne organisation, de nombreux duels et une intensité élevée ? On ne sait pas non plus très bien quels sont les projets du staff pour Jhonny Lucas. Le Brésilien était porteur de grands espoirs à son arrivée au Stayen mais il n'a pas joué une seule minute lors de l'exercice précédent. Comme la direction est convaincue de pouvoir faire de meilleures affaires à la fin de la campagne de transferts, elle a reporté l'embauche d'un avant-centre. Duckens Nazon et Nelson Balongo n'ont pas été vraiment convaincants et Yuma Suzuki, qui connaît le chemin du but, cherche à partir, ce qui l'a empêché de jouer en préparation. Il n'a pas joué pendant la préparation. Avec Keito Nakamura à gauche et Tatsuya Ito de l'autre côté, Muscat pourrait aligner une attaque japonaise, en théorie. Nakamura aura toutefois besoin d'un miracle pour entamer la compétition. à un moment donné, il a participé à plus de matches que d'entraînements. Facundo Colidio a surtout prouvé qu'il n'était pas un ailier et qu'il s'exprimait mieux au 9. Les tergiversations de Tateishi et consorts mettent à nouveau les nerfs des Trudonnaires à rude épreuve. Bien que la vente des abonnements ait démarré très lentement, le management japonais ne panique pas (encore). En interne, nul n'ose remettre en question la stratégie des Japonais.