Ex-journaliste sportif et critique cinéma, Stephan Streker est en plein montage du film Montana. Un polar avec le foot en toile de fond et dans lequel on retrouvera plusieurs figures de notre championnat.
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Ex-journaliste sportif et critique cinéma, Stephan Streker est en plein montage du film Montana. Un polar avec le foot en toile de fond et dans lequel on retrouvera plusieurs figures de notre championnat. L'histoire de deux jeunes qui ne se connaissent pas. Leur destin va se retrouver lié par un drame. L'un deux, Julien (Ymanol Perset) est footballeur dans un club de D1 indéterminé. Il est à un tournant de sa carrière. Il pourrait être prêté en D2. Mais l'un de ses coéquipiers se blesse et il reçoit sa chance. L'autre personnage est Pouga (Vincent Rottiers), un jeune révolté qui veut la grande vie et qui est amené à commettre un coup lucratif. Je cherchais un entraîneur spectaculaire et j'ai pris des renseignements auprès de joueurs. Un nom est revenu : Cartier. Il surprend par ses déclarations et il a un véritable talent d'acteur. Parmi les coéquipiers du jeune footballeur, il y a des joueurs du Brussels et de Tubize (Jérôme Nollevaux, Michaël Jonckheere, Benoît Ladrière, Aurélien Coppin, Romain Haghedooren, etc.). Après un match gagné, on voit Maurice Martens et Jacques Teugels, deux légendes du RWDM, mon club de c£ur. Martens est la première personne à qui j'ai demandé un autographe dans ma vie, le dernier étant Robert De Niro. En tant que critique, j'ai eu la chance de rencontrer d'autres monstres du cinéma : Francis Ford Coppola, David Lynch ou Michael Mann. Trois choses. Le film préféré de l'un des personnages est Scarface, où le héros est Tony Montana (Al Pacino). Il y a la référence à l'Etat du Montana qu'on peut voir en poster dans le film. Puis, le père de Julien (Olivier Gourmet) est mordu d'un jeu de bingo qui porte ce nom. Plus généralement, Montana symbolise l'ailleurs, un autre possible. Même si ce n'est pas le thème principal du film, le foot a servi de trait d'union sur et en dehors du tournage. Ozark Henry a réalisé la bande originale. C'est un Courtraisien pur jus qui habite à côté du stade et qui a l'habitude d'assister aux grands matches. Gourmet est un inconditionnel du Standard. Il s'est retrouvé en plateau avec un supporter mauve qui jouait le rôle d'un collègue pompier. Il n'a pas arrêté de le charrier. Même pendant les scènes ! Une fois, juste entre " Moteur " et " Action ", il lui a balancé : " Le mauve, c'est pour les curés ". Nous sommes en phase de postproduction. Il sortira en automne, simultanément en France et en Belgique. PAR SIMON BARZYCZAK