L'Antwerp a réussi ce que Philippe Clement appelait la rentrée des classes. Il a été impressionnant à Eupen. Mbokani a été beaucoup plus présent que pendant la préparation. D'autres se sont montrés, comme Rodrigues, qui a enfin allié rendement et talent. Ou comme Hairemans, dont on n'a jamais douté des aptitudes mais qui a eu du mal à le traduire en statistiques.
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L'Antwerp a réussi ce que Philippe Clement appelait la rentrée des classes. Il a été impressionnant à Eupen. Mbokani a été beaucoup plus présent que pendant la préparation. D'autres se sont montrés, comme Rodrigues, qui a enfin allié rendement et talent. Ou comme Hairemans, dont on n'a jamais douté des aptitudes mais qui a eu du mal à le traduire en statistiques. Sur les cinq transferts, un seul a été titularisé : Alexis de Sart, qui manque cruellement au STVV et connaît donc la compétition. Junior Pius, le défenseur central nigérian, doit patienter mais la défense n'est pas encore au point, suite au départ de Van Damme et à la blessure d' Arslanagic. Voilà donc l'Antwerp en tête, après une journée, mais le Great Old sait qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions. Ce n'est même pas un soulagement après une préparation pénible car cette période est faite pour procéder à des essais et les résultats n'ont aucune importance. En fait, le Bosuil s'est surtout réjoui que Gand ait dû ouvrir le bal européen contre Viitorul à sa place. Non qu'il se soit plaint : quand on retrouve l'Europe après 25 ans, on ne râle pas, même si on apprend très (trop) tard qu'on entrera en lice deux semaines plus tard à cause des retards de l'Opération Mains Propres. C'est pourtant un problème, pour le scouting de l'adversaire comme pour l'organisation puisque l'Antwerp doit jouer au stade Roi Baudouin. Le club est moins content du petit jeu auquel se livre son entraîneur avec la presse et de sa demande de renforts offensifs. Des renforts, il y en a et d'autres vont suivre mais l'Antwerp a jusqu'au 2 septembre. En plus, les derniers nouveaux sont arrivés peu avant le 13 juillet. Et Bölöni est expérimenté. Y compris dans la gestion des joueurs difficiles. Lamkel Zé n'est pas un problème chronique. La direction a concocté un plan, en interne, pour que son retour cadre avec les plans du coach. Elle va tenter de pénétrer son cerveau. Pas avec l'aide d'un psy mais dans le noyau B. Si ça marche, on le reverra sur le terrain. Sinon, il sera transféré. Mais le club préfère le réintégrer, si possible.