S tijn Stijnen n'est pas le premier à avoir tiré sa révérence (momentanément, sans doute) chez les Diables. D'autres internationaux, et non des moindres, avaient déjà dit non avant de faire volte-face :
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S tijn Stijnen n'est pas le premier à avoir tiré sa révérence (momentanément, sans doute) chez les Diables. D'autres internationaux, et non des moindres, avaient déjà dit non avant de faire volte-face : 1. Paul Van HimstCible principale des railleries au lendemain d'un Mundial 70 calamiteux, le capitaine emblématique d'Anderlecht n'apprécie guère d'être livré seul à la vindicte publique et décide de jeter le gant. Sa bouderie durera six mois, le temps pour la Belgique de se ramasser contre la France (1-2) et de remporter une victoire in extremis contre le Danemark (2-0). A l'instigation de Charles Vander Mijnsbrugge, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Sportif '70 (dont Sport Foot Magazine est l'émanation) la paix est alors scellée entre Popol et le sélectionneur de l'époque, Raymond Goethals. Le n°10 du RSCA ne loupera pas son retour, inscrivant les 3 buts du match contre l'Ecosse, le 3 février 1971 à Sclessin. 2. WilfriedVanMoerLe moteur du Standard a 30 ans à peine lorsqu'il décide de se le tenir pour dit. Plusieurs jeunes montent aux créneaux à ce moment, comme les Mauves Ludo Coeck et François Van der Elst, et Kitchie estime le moment venu de prendre du recul. Idem chez les Rouches d'ailleurs, où il s'efface progressivement au profit de l'Islandais Asgeir Sigurvinsson. Mais alors qu'il milite au FC Beringen, le successeur de Raimundo, Guy Thys, vient le rechercher en 1979, après quatre ans d'absence, dans l'optique de l'EURO 80. Un coup dans le mille puisque sous la houlette du divin chauve, la Belgique disputera la finale de l'épreuve face à l'Allemagne. 3. Enzo ScifoDéçu de n'avoir été retenu qu'en tant que simple réserviste dans l'optique d'une joute amicale contre la Grèce, le 17 janvier 1990, le Louviérois choisit de renoncer à l'équipe nationale aussi longtemps que Walter Meeuws en sera l'entraîneur. Il ne devra pas attendre longtemps car dès le mois de mai, le Campinois sera dégommé au profit de son devancier, Guy Thys. En guise de remerciement, le repêché jouera un Mondiale de tous les Diables, quelques semaines plus tard, en Italie. 4. Marc WilmotsAprès la World Cup 94, le Taureau de Dongelberg décline tout appel en sélection. Les motifs de son courroux, il les expliquera, en exclusivité, un an plus tard, dans nos colonnes. En réalité, il n'admet pas le peu d'égards dont il jouit chez les Diables Rouges par rapport à la nouvelle vague, symbolisée par Josip Weber, un buteur d'origine croate que la Belgique s'est empressée de naturaliser. Willie reviendra aux affaires en 1996 et sera notre meilleur homme à la Coupe du Monde 2002. par bruno govers