Le scandale Stijn Stijnen est sans précédent. Un joueur qui mine son club par une campagne internet, c'est du jamais vu dans le monde du foot. La direction brugeoise l'a instantanément relégué dans le noyau B, en attendant sans doute de le remballer pour faute professionnelle grave, même si la copine et le frère de Stijn revendiquent la paternité du buzz anti Blauw en Zwart. Mais on ne nous fera pas croire que tout est arrivé à l'insu du plein gré du gardien voyou.
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Le scandale Stijn Stijnen est sans précédent. Un joueur qui mine son club par une campagne internet, c'est du jamais vu dans le monde du foot. La direction brugeoise l'a instantanément relégué dans le noyau B, en attendant sans doute de le remballer pour faute professionnelle grave, même si la copine et le frère de Stijn revendiquent la paternité du buzz anti Blauw en Zwart. Mais on ne nous fera pas croire que tout est arrivé à l'insu du plein gré du gardien voyou. Au Standard, Dominique D'Onofrio reste toujours le technicien idéal pour les Rouches aux yeux de Luciano. Mais à Gand, on a vu que le problème évoqué mercredi dernier dans ces colonnes restait entier. C'est toujours le coaching panique qui prédomine. A La Gantoise, dimanche après-midi, DD a retiré Laurent Ciman à la mi-temps alors qu'il était depuis longtemps le pion le plus fiable de la défense rouche. Rien de neuf : quand on n'a pas de système, on se raccroche aux joueurs non blessés qui paraissent en forme et qui doivent tout organiser. Mais à ce jeu-là, on change tout le temps d'équipe. Actuellement, le Standard estime que Mehdi Carcela n'est plus du tout en forme. Ou est-ce parce qu'il a opté pour l'équipe du Maroc ? A Westerlo, dimanche soir, Ariel Jacobs a progressivement fait monter tous ses attaquants. Toutefois, ce n'est pas pour ça que les Mauves se sont créé des occasions, sauf peut-être une petite en fin de match. Or, c'est ça le but du foot : se créer des occasions de but... une expression à ne pas galvauder, d'ailleurs ! Ce n'est pas parce qu'on a la faculté de tirer au but sur une action qu'il s'agit automatiquement d'une occasion. Cette dernière implique pour l'attaquant une réelle possibilité de marquer. A l'inverse de tenter sa chance sans véritable travail préparatoire des coéquipiers. Après la déroute contre l'Ajax Amsterdam, on a tiqué à ce niveau. On a pu entendre que, sur le plan des occasions de but, les deux équipes étaient à égalité, mais que les Hollandais avaient fait preuve de plus d'efficacité. Soyons clairs : quand on joue à domicile et qu'on se crée le même nombre d'occasions de but que l'adversaire, ça ne va pas. Pour espérer gagner, il faut en produire plus parce qu'on va toujours en rater. Et puis, surtout, il ne faut jamais reprocher le manque d'efficacité d'un de ses avants : c'est comme ça qu'on risque de fâcher Romelu Lukaku. Si on pointe une méforme de sa part, on doit aussi se demander où se trouvait Silvio Proto sur les buts de l'Ajax ? Si on exige de Romelu de marquer dès qu'il a le ballon dans le rectangle, il faut exiger de Silvio qu'il arrête tous les tirs dans son cadre... Anderlecht a toujours affirmé qu'il n'allait jamais mettre Romelu sous pression. Or, par rapport à l'ambiance chez les Diables Rouges, le garçon a le sentiment qu'on lui en veut chez les Mauves. Et si le club a toujours loué son intelligence et son honnêteté, il n'a plus à changer d'avis. D'autant qu'avec Roger comme papa (un ex-buteur !), ça va chauffer. Un centre-avant sans occasions de but créées par les autres n'est rien. Roger Lukaku va sûrement le rappeler en haut lieu. Et si son rôle a toujours été loué chez les Mauves dans la gestion de son fils, ici non plus les dirigeants ne pourront faire volte-face. S'il a été pour eux la meilleure des choses, il peut aussi devenir la pire. A Charleroi, la dispute familiale s'avère positive. Les Zèbres ont repris du poil de la bête depuis la mise à la porte de Mogi Bayat ! Le président Abbas Bayat a repris les rênes du pouvoir sportif avec son coach et on voit le résultat. Il ne faut jamais avoir peur de brasser la boue violemment afin que l'eau redevienne transparente. Même si cela requiert du courage et qu'un mercato d'hivernal important est toujours coûteux. Mogi a dit qu'il a coûté deux fois plus que les deux millions annoncés. Et alors, le résultat est là. Le Sporting n'est pas mort... PAR JOHN BAETESi on critique une méforme de Lukaku, on doit aussi se demander où se trouvait Proto sur les buts de l'Ajax.