1 Tu as déjà entraîné en division deux avec Lommel et Dessel mais tu découvres le nouveau format de la D1B. Tu es content d'affronter au moins quatre fois les mêmes équipes ?

Je pense que personne n'apprécie une formule à huit clubs. Ce n'est pas vraiment sexy. D'autre part, je suis curieux de découvrir cette compétition. Quand on croise le fer aussi souvent, il est difficile de surprendre l'adversaire grâce au profil des joueurs. Il faut donc chercher d'autres moyens, comme par exemple de petits changements au sein de l'équipe, une autre tactique ou de la créativité sur les phases arrêtées. Les détails prennent encore plus d'importance et dans ce sens, c'est un défi pour l'entraîneur.

2 Qui est le roi des promotions ? Dennis van Wijk (YRFC Malines) est monté avec Ostende, Roulers, Charleroi, Westerlo et Mons. Nigel Pearson (OHL) avec Leicester City et toi avec le NAC Breda il y a deux ans.

J'ai été plusieurs fois vice-champion et promu durant ma carrière d'entraîneur mais je ne crois pas qu'un entraîneur puisse faire des miracles. Il doit tenir compte du potentiel de ses joueurs, entre autres. En fait, il faut toujours placer la barre un rien plus haut qu'elle ne l'est. Dans cette optique, la deuxième place de Lommel il y a quelques années était sans doute ma meilleure prestation. Nous avons tenu la dragée haute à Saint-Trond jusqu'à la dernière journée. Ma mission au Beerschot Wilrijk n'est pas la même qu'au NAC. À mon arrivée là-bas, nous étions dixièmes et nul ne croyait encore à la montée mais nous avons atteint les play-offs et toutes les pièces se sont emboîtées. Si j'ai bien compris, Malines ne va pas perdre un seul match cette saison. Nous allons donc tenter de prouver le contraire.

On m'engage pour ma passion et ma rage de vaincre. Je dois simplement veiller à ne pas exagérer. " Stijn Vreven

3 Tu as déjà été renvoyé plusieurs fois dans la tribune à cause de tes discussions avec les arbitres. Trois fois la saison passée au NAC. La direction du Beerschot Wilrijk t'a-t-elle fait signer une charte de bonne conduite ?

Non. C'est étrange car à la place de la direction, je l'aurais fait, compte tenu de mon passé ( il rit). Mais nous n'avons pas parlé suspensions ni amendes. On m'engage pour ma passion et ma rage de vaincre. Je dois simplement veiller à ne pas exagérer. Parfois, ça devient personnel et les arbitres finissent par avoir des préjugés. Une fois, contre Feyenoord, j'ai été renvoyé après cinq minutes de jeu, sans le moindre avertissement préalable. Tout le monde devrait pouvoir repartir de zéro à chaque match : joueurs, entraîneurs et arbitres. Je suis conscient du problème et je suis le seul à pouvoir le résoudre car entraîner de la tribune n'a pas beaucoup de sens.

4 Le Beerschot Wilrijk possède un staff de neuf personnes. Tu es capable de retenir tous les noms ?

Facilement. J'avais un staff aussi étoffé au NAC. C'est logique quand un club est ambitieux. Analyses vidéo, entraînements par lignes, séances individuelles, suivi physique... Il y a tellement d'aspects dans le football contemporain qu'on ne peut plus travailler seul. On a un noyau de trente joueurs qui doivent tous pouvoir entrer en ligne de compte. Nous ne pensons pas en termes de T2 ou de T3. Tout le monde est sur pied d'égalité et a son mot à dire, même si je suis le responsable final. Nous travaillons tous très dur, avec un objectif : ramener le Beerschot Wilrijk en D1A.

5 Hernan Losada, un monument du Kiel, a signé un contrat de cinq ans comme entraîneur adjoint, coach des espoirs, membre de la commission technique et que sais-je encore. Tu ne crains pas qu'il devienne plus important que toi ?

Je ne me suis jamais senti menacé par un de mes adjoints. C'est lié à moi plus qu'à mes assistants. Chacun a son mot à dire, peut exposer sa vision. Nous formons une équipe aussi. Les joueurs le sentent. Le staff sait qu'il partage les compliments si tout va bien. Hernan est évidemment un monument du club, il connaît les joueurs et le football. Faire sa connaissance a été très agréable. Il accomplit ses premiers pas dans le métier mais il est avide d'apprendre et, parfois, il donne l'impression d'être dans le métier depuis des années.

1 Tu as déjà entraîné en division deux avec Lommel et Dessel mais tu découvres le nouveau format de la D1B. Tu es content d'affronter au moins quatre fois les mêmes équipes ? Je pense que personne n'apprécie une formule à huit clubs. Ce n'est pas vraiment sexy. D'autre part, je suis curieux de découvrir cette compétition. Quand on croise le fer aussi souvent, il est difficile de surprendre l'adversaire grâce au profil des joueurs. Il faut donc chercher d'autres moyens, comme par exemple de petits changements au sein de l'équipe, une autre tactique ou de la créativité sur les phases arrêtées. Les détails prennent encore plus d'importance et dans ce sens, c'est un défi pour l'entraîneur. 2 Qui est le roi des promotions ? Dennis van Wijk (YRFC Malines) est monté avec Ostende, Roulers, Charleroi, Westerlo et Mons. Nigel Pearson (OHL) avec Leicester City et toi avec le NAC Breda il y a deux ans. J'ai été plusieurs fois vice-champion et promu durant ma carrière d'entraîneur mais je ne crois pas qu'un entraîneur puisse faire des miracles. Il doit tenir compte du potentiel de ses joueurs, entre autres. En fait, il faut toujours placer la barre un rien plus haut qu'elle ne l'est. Dans cette optique, la deuxième place de Lommel il y a quelques années était sans doute ma meilleure prestation. Nous avons tenu la dragée haute à Saint-Trond jusqu'à la dernière journée. Ma mission au Beerschot Wilrijk n'est pas la même qu'au NAC. À mon arrivée là-bas, nous étions dixièmes et nul ne croyait encore à la montée mais nous avons atteint les play-offs et toutes les pièces se sont emboîtées. Si j'ai bien compris, Malines ne va pas perdre un seul match cette saison. Nous allons donc tenter de prouver le contraire. 3 Tu as déjà été renvoyé plusieurs fois dans la tribune à cause de tes discussions avec les arbitres. Trois fois la saison passée au NAC. La direction du Beerschot Wilrijk t'a-t-elle fait signer une charte de bonne conduite ? Non. C'est étrange car à la place de la direction, je l'aurais fait, compte tenu de mon passé ( il rit). Mais nous n'avons pas parlé suspensions ni amendes. On m'engage pour ma passion et ma rage de vaincre. Je dois simplement veiller à ne pas exagérer. Parfois, ça devient personnel et les arbitres finissent par avoir des préjugés. Une fois, contre Feyenoord, j'ai été renvoyé après cinq minutes de jeu, sans le moindre avertissement préalable. Tout le monde devrait pouvoir repartir de zéro à chaque match : joueurs, entraîneurs et arbitres. Je suis conscient du problème et je suis le seul à pouvoir le résoudre car entraîner de la tribune n'a pas beaucoup de sens. 4 Le Beerschot Wilrijk possède un staff de neuf personnes. Tu es capable de retenir tous les noms ? Facilement. J'avais un staff aussi étoffé au NAC. C'est logique quand un club est ambitieux. Analyses vidéo, entraînements par lignes, séances individuelles, suivi physique... Il y a tellement d'aspects dans le football contemporain qu'on ne peut plus travailler seul. On a un noyau de trente joueurs qui doivent tous pouvoir entrer en ligne de compte. Nous ne pensons pas en termes de T2 ou de T3. Tout le monde est sur pied d'égalité et a son mot à dire, même si je suis le responsable final. Nous travaillons tous très dur, avec un objectif : ramener le Beerschot Wilrijk en D1A. 5 Hernan Losada, un monument du Kiel, a signé un contrat de cinq ans comme entraîneur adjoint, coach des espoirs, membre de la commission technique et que sais-je encore. Tu ne crains pas qu'il devienne plus important que toi ? Je ne me suis jamais senti menacé par un de mes adjoints. C'est lié à moi plus qu'à mes assistants. Chacun a son mot à dire, peut exposer sa vision. Nous formons une équipe aussi. Les joueurs le sentent. Le staff sait qu'il partage les compliments si tout va bien. Hernan est évidemment un monument du club, il connaît les joueurs et le football. Faire sa connaissance a été très agréable. Il accomplit ses premiers pas dans le métier mais il est avide d'apprendre et, parfois, il donne l'impression d'être dans le métier depuis des années.