Stijn Vreven (30 ans) doit se contenter du banc à Kaiserslautern mais fait tout pour retrouver sa place sur le flanc droit.
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Stijn Vreven (30 ans) doit se contenter du banc à Kaiserslautern mais fait tout pour retrouver sa place sur le flanc droit. Stijn Vreven : C'est une bonne question et je vais bientôt la poser à l'entraîneur, Eric Gerets, car ça devient long. J'ai joué deux matches de championnat, j'ai reçu de bonnes notes mais j'ai été écarté pour des raisons tactiques au match suivant. Ensuite, l'équipe a connu un passage à vide et l'entraîneur a préféré les joueurs du second tour de l'an dernier. Il est sous pression, ici, et s'accroche à ce qu'il peut. Il préfère les joueurs qu'il connaît. C'est la seule explication possible. Je suis très malheureux. En plus, c'est moi qui ai les meilleurs résultats aux tests physiques. Dans une équipe allemande, ce n'est pas rien ! Mon jeu s'appuie là-dessus. Je ronge mon frein en attendant ma chance. Je m'entraîne comme une bête, même pendant mon jour de congé. Je considère chaque séance comme une finale de la Ligue des Champions. Ici, nous vivons sur un volcan. L'entraîneur ne se soucie pas de mes problèmes à cause de ça. Il se demande sans cesse pourquoi l'équipe tourne aussi mal. C'est normal. Oui. Les journaux à sensation se focalisent sur les six transferts, qu'ils jugent ratés. Je dois le supporter. Je n'ai connu que le succès, ces dernières années. Pour le moment, je ne puis faire mes preuves. Ça me ronge. J'ai tous les atouts en mains pour bien jouer mais je suis victime du mauvais rendement de l'équipe. Oui car même après deux lourds revers, rien n'a changé. Le club et l'entraîneur doivent retrouver leur calme. C'est l'essentiel pour l'instant. Pas dans mon chef mais auprès des autres. Je viens du FC Utrecht : j'ai l'habitude de ce genre de scénario. Là, tous les jours, il y avait une bombe. Au moins, ici, je peux me concentrer sur le football. Non. C'est un grand avant mais nous aurions peut-être intérêt à jouer sans lui. Il est la vedette locale, il attire toute l'attention. Kaiserslautern vit ou meurt, en fonction de ses buts. Je pense que le groupe presterait mieux collectivement sans lui. Certainement. Sinon, je n'y connais rien en football. Je joue depuis douze ans et je n'ai jamais été dans un noyau aussi fort. Seul le Bayern Munich a davantage de qualités, vraiment. (F. Vanheule)