1 Tu avais une réputation de joueur engagé, qui allait au feu, qui n'avait peur de rien, qui bossait énormément. Tu exiges que les joueurs que tu entraînes soient comme tu l'étais ?

Oui ! Absolument ! La mentalité, c'est tout pour un joueur de foot. L'engagement aussi. Tu peux avoir toutes les qualités que tu veux, tu ne construiras jamais un palmarès si ton mental n'est pas à la hauteur. Avec moi, tout le monde connaît les consignes, elles sont très claires. Je suis convaincu que si tu ne respectes pas les règles en dehors du terrain, tu ne les respecteras pas non plus sur la pelouse. Je trace deux lignes et je veux que mes joueurs marchent entre ces lignes.
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Oui ! Absolument ! La mentalité, c'est tout pour un joueur de foot. L'engagement aussi. Tu peux avoir toutes les qualités que tu veux, tu ne construiras jamais un palmarès si ton mental n'est pas à la hauteur. Avec moi, tout le monde connaît les consignes, elles sont très claires. Je suis convaincu que si tu ne respectes pas les règles en dehors du terrain, tu ne les respecteras pas non plus sur la pelouse. Je trace deux lignes et je veux que mes joueurs marchent entre ces lignes. Je n'ai aucune crainte. On ne joue pas pour un entraîneur qui vient d'arriver ou qui va partir ! Mes joueurs savent la chance qu'ils ont d'être dans ce tour final avec, en théorie, une possibilité sur quatre de monter en D1. Ils veulent la saisir. Ils ont fait une saison exceptionnelle, complètement inespérée. Si on est logique, Lommel ne doit pas participer à ce tour final, ce n'est pas notre place. Il y avait des clubs tout à fait professionnels avec un gros budget dans la série. Chez nous, le budget est limité et c'est du semi-professionnalisme avec des gars qui viennent s'entraîner à 17 h 30 après leur journée de travail. Malgré ça, on a terminé à la deuxième place avec 70 points, la meilleure défense et la troisième attaque. (Il réfléchit). Non, mais c'était quand même une journée très spéciale. Elle aurait été encore plus spéciale si ce match avait été décisif pour la montée, mais la décision était tombée une semaine plus tôt. Mon lien avec Saint-Trond ? Je dirais que je n'y ai pas passé les plus belles années de ma carrière de joueur. Sur le plan sportif, ce n'était pas trop mon truc. Et pour ce qui est du petit jeu du responsable presse... C'était pénible. Il a essayé de me provoquer pendant la conférence de presse d'après-match. Il a voulu profiter de l'occasion pour devenir un peu populaire. A ce moment-là, toute l'attention aurait dû aller vers Yannick Ferrera, son coach. Il l'a déplacée vers moi et vers lui. Dommage. Depuis que j'entraîne, les gens du foot ont eu l'occasion de voir ce que ça donne, une équipe entraînée par Vreven ! Du travail, de l'enthousiasme, de la discipline, de la clarté. C'est sûrement tout ça que les dirigeants de Waasland Beveren cherchaient. J'ai été joueur professionnel pendant plus de 15 ans, j'entraîne depuis 5 ans, je sais comment ça marche : si les résultats ne suivent pas, le coach vole dehors. Point à la ligne. Je ne ferai pas exception, je sais qu'on ne me traitera pas autrement que les entraîneurs passés avant moi par ce club. On sera des petits, l'ambition sera de ne pas faire une saison complète dans la zone compliquée du classement. Stijn Vreven (41 ans) va participer au tour final de D2 comme coach de Lommel puis il s'en ira à Waasland - Beveren où il a signé un contrat de deux ans. Il a fait sa carrière de joueur avec Malines, Gand et Saint-Trond mais aussi aux Pays-Bas, en Allemagne et à Chypre. Deux matches avec les Diables Rouges en 2002. PAR PIERRE DANVOYEStijn Vreven " Si on est logique, Lommel ne doit pas participer au tour final, ce n'est pas notre place. "