Ce vendredi, Rêves d'enfants, l'association créée par Marleen Boonen, accomplira le premier souhait d'un enfant malade. La mère de François Sterchele réalisera la promesse qu'elle s'était faite après le décès de son fils.
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Ce vendredi, Rêves d'enfants, l'association créée par Marleen Boonen, accomplira le premier souhait d'un enfant malade. La mère de François Sterchele réalisera la promesse qu'elle s'était faite après le décès de son fils. Marleen Boonen : Emile avait marqué son accord pour le 13 juin. Plusieurs personnes m'avaient avertie qu'il risquait de se décommander. Il a finalement pris ses vacances à cette période... J'ai donc téléphoné en toute hâte à Steven Defour. Je l'ai joint sur son lieu de vacances. Il rentrait dans la nuit de mardi à mercredi. Mais il était tellement motivé qu'il était prêt à se déplacer le mercredi matin ! Finalement, je l'ai convaincu de venir vendredi. C'est surtout Salvatore qui a pris un coup. Il décomptait les jours. Quand on lui a annoncé l'annulation d'Emile, il a pensé que c'était la fin de son rêve. Mais une infirmière lui a remonté le moral. Et nous avons gagné au change. Le footballeur qu'il adore le plus est Defour ! Salvatore m'a beaucoup émue. Quand je l'ai rencontré pour la première fois, il avait une photo de mon fils sur son frigo et il expliquait à sa maman quel geste François faisait quand il marquait un but. Je lui ai offert mon livre, la bio de François, avec cette dédicace : " Mon fils avait une devise : Fais de ta vie un rêve et de ton rêve, une réalité. Pour toi, je vais faire de ton rêve une réalité. Gros bisou. " Une limousine arrivera chez moi vers 11 h. Defour passera chercher Salvatore et nous mangerons ensemble une pizza. Puis nous visiterons plusieurs commerçants avec qui l'ASBL a négocié des dons de cadeaux. Salvatore recevra une moto, un équipement du Standard, une voiture téléguidée, des vêtements, un abonnement à Standard Magazine... J'ai été surpris par la générosité des gens. Le nom de François Sterchele ouvre beaucoup de portes. Quand des patrons de grosses sociétés refusent de s'impliquer, les employés se cotisent pour nous offrir quelque chose. La prochaine rencontre n'est pas encore définie. Mais nous nous occupons déjà d'enfants battus ou violés. Nous finançons nos projets grâce à des manifestations et de la vente d'objets : bics, photos, cartes de soutien... Nous sommes partenaires d'une clinique francophone et, dans un futur proche, je souhaiterais m'associer avec un hôpital flamand.