En septembre 2005, le FC Brussels éprouvait quelques difficultés à s'extirper des profondeurs du classement. Le club de Johan Vermeersch occupait une modeste 14e place. Mais l'équipe entraînée par Albert Cartier est finalement parvenue à redresser la barre. Cette saison, tout semble très bien en place dans le club de la capitale qui flirte avec le haut du classement. Un joueur qui n'est certainement pas innocent dans la belle envolée de sa formation est Steve Colpaert, 20 ans. Le stopper est véritablement en train de confirmer sa saison précédente et tout l'espoir que le club place en lui.
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En septembre 2005, le FC Brussels éprouvait quelques difficultés à s'extirper des profondeurs du classement. Le club de Johan Vermeersch occupait une modeste 14e place. Mais l'équipe entraînée par Albert Cartier est finalement parvenue à redresser la barre. Cette saison, tout semble très bien en place dans le club de la capitale qui flirte avec le haut du classement. Un joueur qui n'est certainement pas innocent dans la belle envolée de sa formation est Steve Colpaert, 20 ans. Le stopper est véritablement en train de confirmer sa saison précédente et tout l'espoir que le club place en lui. " La saison passée, le Brussels faisait encore figure de nouveau parmi l'élite. Cartier venait de débarquer et de nombreux joueurs n'avaient encore jamais goûté à la D1. Il fallait donc stabiliser le tout. Il est vrai que c'était un peu dur au début. Mais une équipe composée de quelques joueurs expérimentés et de jeunes a peu à peu vu le jour. Le travail du coach et celui du président ont fini par payer. Cependant, notre équipe a conservé une moyenne d'âge très basse. Et c'est voulu ! C'est l'objectif du club de lancer de jeunes Belges en D1 ! Il ne faut quand même pas toujours chercher je ne sais où des nouveaux. C'est sûr qu'il y a une différence d'expérience par rapport à certaines autres formations, mais on a toujours envie de progresser. C'est à 20 ans qu'il faut commencer à acquérir du métier. Sinon c'est presque trop tard ". Colpaert n'a pas toujours eu la vie facile au Brussels. A l'époque où Emilio Ferrera coachait le club, celui-ci lui avait affirmé qu'il n'avait pas le niveau pour évoluer parmi l'élite : " Je dois vraiment remercier Emilio. Il a encore endurci mon caractère. J'avais déjà un mental de travailleur et j'ai encore évolué. Je me donne désormais à 100 % à chaque instant. Que ce soit à l'entraînement ou pendant le match. Et dans la vie, c'est pareil ! Si on n'a pas un minimum de courage, on n'arrive à rien. On pourrait croire que le fait d'être un jeune du cru m'a facilité la tâche mais d'autres jeunes, tels que le milieu Fabrice Omonga Djadi, se sont aussi frayer un chemin en équipe première. Je suis peut-être dans le coeur de nos supporters mais ils restent objectifs. Ils continueront à me critiquer si mon rendement n'est pas suffisant. Personnellement, je trouve génial de pouvoir jouer pour les Rouge et Noir. Molenbeek est et restera le club de mon coeur. Ce qu'a fait Vermeersch est fantastique. Ramener le foot au stade Machtens n'a pas été chose aisée. De plus, l'ambiance y est restée extrêmement familiale. Joueurs, staff, entraîneur, supporters, tout le monde se connaît. C'est très important d'être bien entouré, surtout pour un jeune. Je peux aussi compter sur le soutien de ma famille et de mon manager, Patrick Decoster. Je suis un Bruxellois pur sang et je me sens dans mon élément. Depuis tout petit, je rêvais d'évoluer sur cette pelouse-là... ! " A l'instar de Vincent Kompany, une controverse va sûrement naître à l'égard de Colpaert et concernera sa place sur le terrain. Steve est bon dans les duels, excellent de la tête, a une bonne relance et est capable de sortir proprement de sa défense. Il y a un an, Ferrera a déclaré qu'il n'avait pas les capacités pour évoluer en tant que médian défensif car ce poste exige de plus en plus de physique et de technique. D'aucuns, comme Alan Haydock, soutiennent le contraire. Mais Colpaert semble bel et bien décidé : " J'aimerais énormément jouer comme milieu défensif. C'est d'ailleurs la place que j'occupe en Espoirs. J'en ai déjà touché un mot à Cartier et celui-ci m'a affirmé qu'il fallait que je débute ma carrière comme arrière central. Cette place est en effet idéale pour apprendre le métier. Je peux y observer la construction du jeu. J'acquiers donc de l'expérience non négligeable au niveau tactique. De plus, je peux voir comment les joueurs se déplacent. J'espère cependant franchir un jour le cap mais attention, je ne veux pas me brûler les ailes. Si le coach a besoin de moi au milieu de la défense, je ne rechignerai jamais à remplir ma mission. Il ne faut surtout pas précipiter les choses. Une fois que l'occasion se présentera, je la saisirai. D'ici-là, ma place est stoppeur ". Les choses sont allées très vite pour le jeune Bruxellois qui a débuté en D1 le 12 décembre 2004. L'an passé, il apparaissait comme une véritable révélation et le voici titulaire incontournable sur l'échiquier de Cartier. Comment un ket de 20 ans vit-il cette expérience. " Dans le foot, il ne faut jamais oublier d'où l'on vient. J'ai bossé dur pour y arriver. Je suis parvenu à faire de mon hobby mon métier. Pendant que d'autres se ruinent la santé ou passent leur journée devant un bureau, je joue au foot. Attention, je n'attrape pas la grosse tête. De plus, mes parents sont là pour me tenir les deux pieds sur le sol (sic). Je suis fier de ce que j'ai réalisé jusqu'ici. Je dois aussi m'habituer à toutes les sollicitations journalistiques. Beaucoup de gens m'appellent pour me demander mon avis sur tel ou tel sujet. Mais ça fait parmi du métier et ce serait mentir de dire que cela ne me plaît pas. Quand j'étais gosse, lorsque je ne jouais pas au foot, je passais mon temps à lire Sport/Foot Magazine et je me disais que si un jour, on parlait de moi, ce serait fantastique. Je n'ai pas non plus l'impression qu'en étant professionnel, je passe à côté de ma jeunesse. Je n'ai jamais été un sorteur et je suis plutôt calme. Chaque matin, je me lève en pensant que je vais passer environ quatre heures sur un terrain et c'est génial ! Et pour l'instant, passer sa journée dehors est très plaisant étant donné le soleil. En résumé, tout va très bien pour moi et je ne vois pas pourquoi je penserais à changer d'employeur. Plus même, je veux jouer dans le Top 5 avec le Brussels. Si ce n'est pas cette saison, ce sera la suivante. Mais mon rêve ultime est de jouer en Angleterre, que ce soit en Premier League ou en First Division. Mon club préféré est Manchester Utd ! " tim baete