La photo du noyau du FC Brussels brillait par son absence dans le numéro Spécial Compétition de la semaine dernière. C'est seulement la quatrième fois qu'un tel événement se produit dans l'histoire de Sport/Foot Magazine. Les deux premières furent le fait de Beveren et de La Louvière pour des raisons de désorganisation (ces deux clubs ont d'ailleurs quitté la D1 depuis, sombre présage...) et la troisième du Sporting de Charleroi au temps d'un conflit heureusement terminé.
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La photo du noyau du FC Brussels brillait par son absence dans le numéro Spécial Compétition de la semaine dernière. C'est seulement la quatrième fois qu'un tel événement se produit dans l'histoire de Sport/Foot Magazine. Les deux premières furent le fait de Beveren et de La Louvière pour des raisons de désorganisation (ces deux clubs ont d'ailleurs quitté la D1 depuis, sombre présage...) et la troisième du Sporting de Charleroi au temps d'un conflit heureusement terminé. Le président bruxellois Johan Vermeersch était confronté à un problème de délai de signature d'un dernier sponsor ( Crefibel) et n'entendait pas faire poser son noyau sans les maillots proprement floqués. Vermeersch n'a pas voulu du compromis d'un noyau portant des maillots sans sponsor et derrière des panneaux publicitaires. Dommage. Mais on a appris à le connaître, ce Flandrien impulsif interdit de stade pour l'instant. A l'inverse, Pierre François, le directeur général du Standard, avait fait des pieds et des mains pour nous fournir en toute urgence la photo de son noyau avec le nouveau sponsor Base. Hélas, une erreur d'impression - dont nous assumons l'entière responsabilité - fit paraître dans le Spécial Compétition le noyau du Standard revêtu d'un maillot sans marque... On regrettera aussi deux coquilles que le lecteur attentif aura rectifiées dare-dare : Raymond Mommens et Marc Degryse ne sont évidemment plus directeurs sportifs à Charleroi et au Club de Bruges, rôles remplis actuellement par Mogi Bayat et Luc Devroe, également repris. Nos excuses, en tous cas. Au rayon d'un début de championnat hésitant, les suiveurs auront vilipendé le champion. Anderlecht a souffert vendredi à Malines et n'a gagné que par un but inscrit par Marcin Wasilewski de l'arrière du crâne. Une victoire... tirée par les cheveux comme nombre de succès de la saison dernière. L'avenir nous dira si Anderlecht est capable d'être plus dominant. Le contraste, en tout cas, était flagrant vendredi dernier. Le midi, on apprend l'exigence d'une joute de Ligue des Champions contre Fenerbahce et le soir, on se fait carrément bousculer à Malines, tout juste promu. L'hiatus est douloureux. Car on sait trop bien ce qu'il advient récemment des Mauves au moment où la C1 se joue au stade des poules. Plus rien. On nous dit que Jan Polak est une des pièces manquantes du puzzle. Le joueur box-to-box que tout le monde attendait. Mais il n'a jamais marqué que quatre buts en deux saisons à Nuremberg ! Et on parle de deux assists. Cela étant, c'est un joli coup d'amener en Belgique un international tchèque, valeur sûre en Bundesliga. Il faut espérer qu'il aide Anderlecht à briser la malédiction de la Ligue des Champions. Les champions de Belgique sont sous pression. L'absence de parcours européen digne de ce nom étant liée à la production d'un football globalement un peu trop moyen. Le coach, Frankie Vercauteren, est la personne visée quand on prononce cette équation et il devrait, cette saison, passer le cap que tout le monde attend. De l'avis de sa direction, le club s'est renforcé et on s'est débarrassé de l'un ou l'autre joueur faisant tache soi-disant... comme le talentueux Anthony Vanden Borre qui a brillé à l'Euro Espoirs en Hollande et dont la Fiorentina a apprécié l'intégration lors de la préparation. L'avenir dira si ce fut une erreur de s'en débarrasser. Idem en ce qui concerne la mise sur le côté à la hussarde de François Sterchele. Il a tout d'un grand buteur et entendait se faire traiter comme tel chez les Mauves, ce qui ne fut pas le cas. Du coup, il se dit heureux d'avoir signé dans " le club belge n°1 " et le lui rend bien en en mettant deux au fond lors de son premier match. Il continue de bluffer tout le monde. Le Standard est également sous pression. Il doit continuer à offrir des bons résultats à ses supporters tout en gérant la volonté de Milan Jovanovic de partir. Le week-end dernier, Osasuna tenait la corde auprès du joueur mais les deux clubs n'avaient encore aucun accord. On se met à la place du Standard : sans leur puncheur serbe surnommé Bisou , le grand bluffeur Sterchele serait tombé à pic. Serait... PAR JOHN BAETE