Alors Polo, tu t'attendais à être sur le banc lors de la victoire des Spurs (4-0) face à Bolton ?

Paul-José Mpoku : Ça faisait quelques semaines que je pensais pouvoir être repris dans le noyau A. Je montais en puissance. J'étais à la muscu lorsqu'un pote est venu me voir pour me dire que le coach des Réserves voulait me parler. J'ai alors été dans son bureau et il m'a dit : - J'ai une très mauvaise nouvelle pour toi ! J'ai un peu paniqué, mais il m'a vite annoncé que j'allais être sur le banc le soir même en FA Cup face à Bolton. ...

Paul-José Mpoku : Ça faisait quelques semaines que je pensais pouvoir être repris dans le noyau A. Je montais en puissance. J'étais à la muscu lorsqu'un pote est venu me voir pour me dire que le coach des Réserves voulait me parler. J'ai alors été dans son bureau et il m'a dit : - J'ai une très mauvaise nouvelle pour toi ! J'ai un peu paniqué, mais il m'a vite annoncé que j'allais être sur le banc le soir même en FA Cup face à Bolton. C'était une expérience extraordinaire. Je me suis vraiment senti encadré par les aînés. Jermaine Defoe m'a même dit que si je rentrais, j'allais marquer. A Paul-José Mpoku tout simplement ! Il n'y en a qu'un. Je ne veux ressembler à personne d'autre. Tout d'abord, on ne joue pas à la même place. Lui c'est un 9. Moi, je suis un box-to-box ou un numéro 10, et peut-être même un flanc. Et en plus on n'a pas les mêmes trips. Je suis techniquement plus fort que lui. Lui, il a la puissance physique, mais je ne suis pas mal non plus. Je savais qu'au Standard, ça allait être difficile d'avoir ma chance de progresser. Je rêvais également de l'Angleterre et mon oncle habitait en plus à dix minutes du club. Il faut être honnête aussi : je suis encore en post-formation. Et le championnat anglais, ce n'est pas la Belgique. C'est bien plus difficile de s'y imposer. De toute façon, je ne suis pas encore prêt pour la Premier League. Je pense que le club veut me prêter à un club partenaire pour que je joue et que je passe un palier. C'est sûr, je dois encore progresser. Tu rigoles, Steph ? ! Je mange au club tous les jours. C'est la discipline de fer. Ils ne laissent rien passer. Ouais ! On est en préparation pour le prochain championnat d'Europe. C'est vraiment important pour moi. Je suis Congolais d'origine, mais je suis arrivé en Belgique à l'âge d'un an et j'y ai grandi. Ça me fait donc vraiment kiffer de porter le maillot des Diables. En plus, le coach de Tottenham, Harry Redknapp, se déplace pour me visionner. Quel honneur ! Oui, mais il s'est récemment passé quelque chose qui m'a fait mal. Mon petit frère voulait passer des tests au Standard, mais ils ont refusé. Ils sont apparemment encore fâchés que je sois parti. Mais je reste un Rouche !lpar stéphane pauwels (recueilli par tim baete) - photos: reporters "Mon petit frère voulait passer des tests au Standard, mais ils ont refusé. Ils sont encore fâchés que je sois parti. Mais je reste un Rouche !"