Commençons par une devinette : quel est le joueur du Stade Brainois dont le transfert, chez les jeunes, a rapporté le plus à la trésorerie du club ? Détrompez-vous, il ne s'agit pas d'EdenHazard, son représentant le plus illustre, passé gratos, autrefois, à l'AFC Tubize mais de StéphaneStassin qui, après avoir fourbi ses armes pendant deux saisons là-bas, a rejoint en 1986, à l'âge de 10 ans, le centre de formation d'Anderlecht, à Neerpede. Et ce, pour un montant de 500.000 francs belges (l'équivalent de 12.500 euros). Une somme qui allait encore être majorée de 750.000FB (18.750 euros) une décennie plus tard, suite à l'accession, ainsi qu'à la confirmation, en équipe-fanion, du joueur.
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Commençons par une devinette : quel est le joueur du Stade Brainois dont le transfert, chez les jeunes, a rapporté le plus à la trésorerie du club ? Détrompez-vous, il ne s'agit pas d'EdenHazard, son représentant le plus illustre, passé gratos, autrefois, à l'AFC Tubize mais de StéphaneStassin qui, après avoir fourbi ses armes pendant deux saisons là-bas, a rejoint en 1986, à l'âge de 10 ans, le centre de formation d'Anderlecht, à Neerpede. Et ce, pour un montant de 500.000 francs belges (l'équivalent de 12.500 euros). Une somme qui allait encore être majorée de 750.000FB (18.750 euros) une décennie plus tard, suite à l'accession, ainsi qu'à la confirmation, en équipe-fanion, du joueur. " J'ai fait mes classes au Sporting en compagnie de ChrisDeWitte et KurtVandePaar qui ont fait, tout comme moi, la jonction avec les A ", se souvient-il. " Faute de réelles perspectives, nous avons tous trois tenté l'aventure à l'étranger : eux aux Pays-Bas et moi en Allemagne, à Moenchengladbach. Qui sait, j'y ai peut-être montré la voie à suivre aux FilipDaems ou autres ThorganHazard qui ont également abouti là-bas. Chez les Borussen, on a toujours loué mon professionnalisme. Et ce constat est sûrement d'application à Daems aussi. S'il a joué 11 ans à Gladbach, ça en dit long à son sujet. " Stef, lui, est resté quatre saisons sur place, entre 1999 et 2003. Il aurait pu s'y inscrire davantage dans la durée encore si les sorcières ne s'étaient pas acharnées sur lui sous la forme d'une grave blessure au genou droit alors qu'il était en fin de contrat. " Ligaments croisés et internes, ménisque, tout y est passé ", observe-t-il. " Le club a été chic avec moi en prenant à sa charge ma revalidation, alors que j'étais un joueur libre à ce moment. J'ai fini par rebondir quinze mois plus tard, à Angers cette fois. Et, en guise de débuts, j'ai été gâté puisque dès mon maiden-match, le club français s'est payé le scalp de l'OM en coupe de France. Après trois matches à peine, j'y ai même été bombardé capitaine. Une fameuse reconnaissance. " Au bout de deux ans, une nouvelle direction prône toutefois un allégement de la masse salariale et notre homme en fait... les frais. Il a trente ans à ce moment, est devenu papa entre-temps, et songe tout doucement à rebrousser chemin. Avec des haltes successives à l'Union (2006-08), Boussu Dour (2008-10), l'Olympic (2010-11), Sint-Katelijne Waver (2011-12) et Genly-Quévy (2012-13) où il met un terme à sa carrière active. " J'y ai fini comme joueur-entraîneur ", dit-il. " Ayant passé dans la foulée ma licence UEFA A, j'ai postulé à Anderlecht, en catégories d'âge, et Jean Kindermans, le directeur de la Youth Academy du RSCA, y a donné immédiatement une suite favorable. " En charge des U15 en 2013-14, Stassin a été confirmé à la tête de cette classe l'année passée, avant d'accompagner ses ouailles, durant l'actuelle campagne, en U16. " Entraîner, j'avais ça dans le sang ", précise-t-il. " Mon père, Guy, qui a coaché pendant plus de trois décennies, m'a tout simplement transmis le virus. A 20 ans, je dirigeais déjà des gamins au Stade Brainois. J'ai d'ailleurs eu un de vos journalistes, JulesMonnier, sous mes ordres (il rit). Par la suite, j'ai intégré la cellule FOOT 2000 mise sur pied par la famille Langendries à Tubize en compagnie notamment de WalterBaseggio. Mes fonctions actuelles, à Neerpede, ne sont que la suite logique de ce parcours. " A près de 40 ans (il les fêtera le 8 octobre prochain), notre homme, qui passe pour l'heure sa licence pro, voit plus loin. " J'aimerais un jour coacher au plus haut niveau ", admet-il. " Mais avant d'en arriver là, j'entends poursuivre mon écolage pas à pas. En prenant en charge des groupes plus matures, d'abord, avant d'intégrer les espoirs, et ainsi de suite. A cet égard, je ne pouvais évidemment mieux tomber que chez les Mauves. A mon époque, les jeunes, c'était déjà quelque chose. Mais aujourd'hui, c'est tout bonnement le top en matière de formation. Et je ne suis pas peu fier de pouvoir y contribuer. " PAR BRUNO GOVERS" Entraîner, j'avais ça dans le sang. " - Stéphane Stassin