Coup de tonnerre dans le ciel du Tivoli, en début de semaine dernière : le manager de La Louvière, Stéphane Pauwels, a reçu son C4.
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Coup de tonnerre dans le ciel du Tivoli, en début de semaine dernière : le manager de La Louvière, Stéphane Pauwels, a reçu son C4. Stéphane Pauwels : Le lundi, j'avais été convoqué par le président Filippo Gaone pour ce que je pensais être une réunion de travail. On m'a demandé de vider mon casier et de partir sur-le- champ, sans même pouvoir saluer une dernière fois les joueurs le lendemain. Officiellement, je l'ignore. Jeudi, j'ai reçu un recommandé officialisant ma mise à pied, mais aucune explication n'était mentionnée quant aux raisons de mon éviction. Je peux pourtant les deviner. Depuis le mois de janvier, les relations s'étaient détériorées entre moi et l'un des plus proches collaborateurs du président Gaone qui a tranché. Depuis, il essaie de diminuer mes mérites. En attribuant, par exemple, à d'autres personnes le mérite d'avoir découvert Albert Cartier. A ses yeux, je serais aussi trop proche de l'entraîneur français. N'est-ce pas le rêve de tous les clubs d'avoir un manager et un entraîneur qui sont sur la même longueur d'ondes ? En réalité, je crois que l'aura dont jouit Albert Cartier fait de l'ombre au président, ce qu'il n'apprécie pas. A part cela, que peut-on me reprocher ? De ne pas avoir travaillé pour la licence ? Pour cela, il faut posséder les chiffres. Or, la comptabilité du club se trouve dans les bureaux du président. On semble oublier que j'avais hérité d'un club très mal en point : il n'y avait presque plus de joueurs, on parlait de dépôt de bilan ou de fusion, et dans les pronostics de nombreux journaux, La Louvière pointait à la 18e place. Or, La Louvière réalise l'une de ses meilleures saisons en D1 et est sur le point d'accéder aux demi-finales de la Coupe de Belgique. Les sponsors sont contents, le nombre de spectateurs est en hausse, les relations avec le bourgmestre Willy Taminiaux se sont améliorées. Je pense avoir accompli mon boulot de manière plus que satisfaisante. Le club s'était fixé trois objectifs : assurer la pérennité au niveau financier, se maintenir en D1 et lancer des jeunes. Ces trois objectifs sont déjà réalisés alors qu'on est seulement en mars. J'ai déjà reçu une proposition de Courtrai : ce serait un beau défi d'aider ce club à retrouver la D1, avec l'aide d'un entraîneur compétent comme Manu Ferrera. J'ai aussi été contacté par un club belge de D1, dont je préfère taire le nom. Je sais aussi, depuis vendredi, que je peux repartir dans un club français si je le souhaite. (D. Devos) D.Devos