Toutes les vérités sont bonnes à dire. Cet adage personnel, Stéphane Pauwels aimerait bien le brandir après les complaintes des deux Sporting (Anderlecht et Charleroi) qui faisaient suite à ses attaques lancées à Studio 1, le 23 septembre, concernant les agissements sportifs ou humains de ces clubs. Le trublion de notre PAF à nous (Paysage Audiovisuel Footbalistique) ne compte toutefois pas en rester là.
...

Toutes les vérités sont bonnes à dire. Cet adage personnel, Stéphane Pauwels aimerait bien le brandir après les complaintes des deux Sporting (Anderlecht et Charleroi) qui faisaient suite à ses attaques lancées à Studio 1, le 23 septembre, concernant les agissements sportifs ou humains de ces clubs. Le trublion de notre PAF à nous (Paysage Audiovisuel Footbalistique) ne compte toutefois pas en rester là. Devoir vous excuser en direct comme c'est arrivé il y a dix jours, c'est dur pour votre orgueil ?Non, je me suis excusé sur la nature des termes employés -NDLR, entre autres, von Schlebrügge est une imposture), pas sur le fond. Je n'ai pas plié. Tout ce tintamarre est ridicule. Pourquoi réagit-on cette fois-là ? Ce n'est pourtant pas la première fois que j'y vais de ma petite formule. Quand j'ai dit l'an dernier que le Standard ne doit pas devenir la maison de retraite des Portugais avec l'arrivée de ses deux backs, personne ne s'est plaint. J'ai taillé Mouscron à plusieurs occasions et bien d'autres équipes encore. Allez-vous modifier votre style, en d'autres termes, vous autocensurer ?Certainement pas ! Si je fais de la télé, c'est seulement parce que j'ai envie de dire ce que je vois sur les terrains. N'oublions pas qu'à Anderlecht, les premiers lésés se sont les supporters. La direction a voulu m'utiliser pour masquer la mauvaise communication de ce club. Et ceux qui vous reprochent votre manque de crédibilité ?Je remarque qu'au total, j'ai raison dans 80 % du temps. Et quand je dis une connerie, je n'hésite pas à revenir dessus en disant que je me suis trompé. Pour me définir, Michel Lecomte me disait récemment : -Tu es la personne que l'on adore détester. Il avait visé juste. Etes-vous favorable à une presse dite d'opinion ?Bien sûr. En Belgique, elle n'existe pas ou à quelques rares exceptions. On baigne dans un milieu de faux-culs où on a même peur de dire que notre foot va mal. Quand je dis qu'Hoefkens est une catastrophe en équipe nationale, c'est pour faire avancer la discussion. Si Anderlecht termine avec 15 points d'avance en fin de saison et que certains auront réfléchi à la situation, tant mieux. Vous avez le sentiment d'avoir de l'importance ?Je suis imprégné de l'école française : quand le journal L'Equipe dit avant la Coupe du Monde en 98 que les choix d'Aimé Jacquet sont ridicules, il amène un débat. Même si, à cette occasion, le grand gagnant fut le coach. Mais au moins, on émet des opinions. Si je n'avais pas d'importance, fallait pas faire tout ce foin, hein ! THOMAS BRICMONT