Jérôme, la CAN commence le 10 janvier en Angola, tu aurais aimé y siffler ?

Jérôme Nzolo : Très sincèrement, c'est un rêve pour moi. Mais j'appartiens à l'UEFA et sauf invitation de la CAF, mon rêve ne devrait pas se réaliser.
...

Jérôme Nzolo : Très sincèrement, c'est un rêve pour moi. Mais j'appartiens à l'UEFA et sauf invitation de la CAF, mon rêve ne devrait pas se réaliser. Une année exceptionnelle, oui ! Je suis devenu arbitre international et j'ai aussi participé à l'Euro des -19 en Ukraine. Ça a été une expérience très enrichissante... Humainement, c'est un très mauvais souvenir pour moi. Je ne veux plus jamais revivre cela. La blessure de Wasyl a laissé des traces chez moi aussi. C'est comme quand tu as un grave accident de la route. Si tu ne prends pas la voiture directement après, tu as peu de chances de reconduire par la suite. Après Anderlecht-Standard, j'ai sifflé tout de suite derrière. Heureusement ! Les gens ne se rendent pas compte de la douleur que j'ai endurée pendant l'heure qui a suivi la blessure de Wasyl. L'ambiance sentait le souffre. C'était l'heure la plus difficile dans ma vie d'arbitre. Il fallait que je continue à être au-dessus du lot, à gérer le match et à garder l'équipe au milieu du village. Il fallait être mentalement très fort. Les gens oublient que j'ai tenu le match pendant une heure après la fracture du Polonais. Il ne faut pas se tromper. Quand on devient arbitre au niveau international, on commence à gagner un peu d'argent. Mais il ne faut pas oublier les étapes difficiles : les insultes des joueurs, des parents lors des matches des jeunes, des supporters, etc. Un arbitre qui arbitre pour l'argent, ça n'existe pas. Avec tout ce qu'on doit supporter, il faut vraiment être passionné. Tu me l'apprends... Oui, mais Leekens juge 1 h 30 d'arbitrage sur une phase de jeu. Ce n'est qu'après avoir vu les images, qu'on peut être sûr qu'il faut que Dirar soit exclu. On ne le voit pas directement. Je peux comprendre que sur cette phase, il soit fâché. Mais on ne peut pas réduire mon match à cette erreur ! Je ne suis pas encore au courant de la désignation. Quel que soit le match, j'irai et je me donnerai à fond. Ecoute Steph, je sais d'où je viens. Je ne fais pas de projets. Tu sais que je suis très croyant. Mon avenir est dans les mains de Dieu. C'est lui qui décide. Je lui ai toujours fais confiance et il m'amènera où il doit m'amener. lPar Stéphane Pauwels (recueilli par Tim Baete) "Après Anderlecht-Standard, j'ai sifflé tout de suite. C'est comme un grave accident de voiture : si tu ne prends pas le volant directement, tu as peu de chances de reconduire. "