Bonjour Madame, comment va Mehdi ? Il récupère ?

Je vous rassure : ça va mieux. Il se réveille tout doucement, mais se fatigue très rapidement. J'espère qu'il va bientôt pouvoir manger. Pour l'instant, il rêve d'un routier !
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Je vous rassure : ça va mieux. Il se réveille tout doucement, mais se fatigue très rapidement. J'espère qu'il va bientôt pouvoir manger. Pour l'instant, il rêve d'un routier ! A Liège, c'est un pain avec des merguez et des frites. Pour le moment, il ne peut ingurgiter que du liquide. Je l'ai prévenu : il ne mangera pas de couscous avant bien longtemps. Evidemment ! Lors de pareils événements, une maman, elle ne dort plus, elle ne mange plus. Actuellement, je ne veux toujours pas voir les images. Lors de la rencontre, j'étais chez mon beau-frère. Quand j'ai vu Mehdi qui ne bougeait pas et Mémé Tchité qui pleurait, je me suis rendu compte de la gravité de la situation. On a pris la voiture et on a filé à Genk en urgence. Honnêtement, je l'ai vu mort. Tant qu'il n'aura pas quitté l'hôpital, tant qu'il ne marchera pas, je ne dormirai pas. Inch'Allah... Quand même ! On a beau dire ce qu'on veut, son geste est une agression. Il ne voulait peut-être pas que celui-ci ait des conséquences aussi graves, mais sa jambe était beaucoup trop haute ! En revanche, vous savez, chez nous, le pardon existe... Honnêtement, j'ai vraiment la haine quand j'entends De Bleeckere dire qu'il estime avoir bien sifflé. Je ne suis peut-être pas une spécialiste de foot, mais la faute en question méritait la jaune, et au vu de la gravité, elle méritait la rouge. Witsel avait écopé de la rouge après que Nzolo ait constaté la fracture de Wasyl. De Bleeckere aurait dû arbitrer comme lui. Le résultat est que mon fils est out pour trois mois et que Mavinga n'a rien. C'est injuste. Oui, certainement. Et tous ont voulu prendre des nouvelles, mais comme je lui avais pris son portable, Axel Witsel m'a donc appelée. Et Mehdi a voulu leur parler. Il les a donc appelés dix minutes avant la rencontre, juste après l'échauffement. Le GSM branché sur haut-parleur dans le vestiaire, il a parlé à tous ses potes, au coach Dominique D'Onofrio et à Sergio Conceiçao et leur a dit : - Ramenez-moi cette putain de Coupe !Oui, il sera toujours là. Il est imprévisible, mais sa relation avec le Standard est telle qu'il ne partira pas. La presse a pu dire que je l'avais poussé à jouer pour le Maroc. C'est totalement faux, c'est son choix. Vous n'avez qu'à demander à Christian Benteke, avec qui il a joué en équipes de jeunes. Il vous confirmera que Mehdi n'arrêtait pas de dire : -Quand je serai grand, je jouerai pour le Maroc ! Le comble, c'est que j'aurais préféré qu'il opte pour les Diables. Et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir... Une maman n'aime pas l'idée de savoir que son fils sera souvent à l'étranger. Justement, il est passé voir Mehdi à l'hôpital. On a discuté et beaucoup rigolé. Tout le club nous a aussi fait part de son soutien. Mais ce qui m'a le plus touchée, c'est un appel de Laszlo Bölöni. Il m'a téléphoné une heure après que Gerets soit passé. C'était très respectueux de sa part. " Honnêtement, je l'ai vu mort. Tant qu'il n'aura pas quitté l'hôpital, tant qu'il ne marchera pas, je ne dormirai pas. "