En Belgique, il a joué successivement à La Gantoise, à Mouscron et à Courtrai. Le week-end passé, il n'a pas presté, match remis, et était au marché de Noël de Liège avec sa petite famille.
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En Belgique, il a joué successivement à La Gantoise, à Mouscron et à Courtrai. Le week-end passé, il n'a pas presté, match remis, et était au marché de Noël de Liège avec sa petite famille. Jimmy Hempte : Tout se passe pour le mieux. En plus, sportivement, c'est le pied. Si on gagne le match de retard, on peut monter à la troisième ou quatrième place, alors que l'objectif du début de saison était le ventre mou. Et sur le plan personnel, tout va pour le mieux. Je suis titulaire depuis le début de saison au back gauche. J'ai cependant commencé en évoluant défenseur central pour finalement retrouver ma place de prédilection. Dans ma carrière, habituellement, j'ai toujours privilégié le sportif. Sauf que maintenant à 27 ans, un contrat de trois ans aux Pays-Bas m'a été proposé. J'étais en fin de bail à Courtrai et une expérience à l'étranger me tentait. J'ai eu des propositions de clubs belges, mais je les ai déclinées. Ecoute Steph, je viens d'être papa et j'approche de la trentaine. J'ai maintenant une vision de la vie, qui prend plus en compte le facteur financier, sachant que la carrière d'un footballeur s'arrête en général à 35 ans. Ici, je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais j'ai multiplié par trois mon salaire ! D'habitude, les joueurs n'en parlent pas, mais il faut que je sois honnête : aux Pays-Bas, tu es beaucoup mieux payé qu'en Belgique. Oui, surtout en cette période hivernale. Je pense qu'il n'y a seulement que trois stades qui n'ont pas de pelouse chauffée. Ici, on joue tout le temps, peu importe le temps. Le match remis de ce week-end est l'exception qui confirme la règle. Les stades sont magnifiques et toujours remplis. Mais ce n'est pas seulement les infrastructures qui sont meilleures, c'est aussi la mentalité. Aux Pays-Bas, il règne une culture foot qu'on n'a pas en Belgique. Oui, et ça ne me pose pas de problème. J'ai déjà évolué dans des clubs flamands auparavant. Mais ce qui est vrai, c'est qu'en Belgique, quand un francophone évolue en Flandre, il continue à parler sa langue. Ici, ce n'est pas possible. Il y a quatre francophones dans le groupe, dont notamment Jeanvion Yulu-Matondo, l'ancien joueur du Club Bruges. Notre coach, Harm Van Veldhoven, ne parle pas un mot de français non plus. On doit donc s'adapter et c'est normal. Ce n'était pas facile, il faut l'avouer. Ma femme était enceinte et avait un commerce. Mais à mon âge, il fallait que je commence à mettre de l'argent de côté. Et l'opportunité que j'ai eue ne se présente pas deux fois dans une carrière. Honnêtement, je n'ai pas eu l'impression que les gens étaient très concernés. Au club, en tout cas, on n'en parlait pas. Non, je lis encore Sport/Foot Magazine et regarde Studio 1 chaque semaine. Mais si je peux finir ma carrière ici, je ne dis pas non. La mentalité me plaît. Les gens sont francs. Si tu joues mal, on te le dit cash. En Belgique, on tourne trop autour du pot ! PROPOS RECUEILLIS PAR TIM BAETE Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais à Roda j'ai multiplié par trois mon salaire !