Salut Gelson, alors, y a de l'ambiance dans ce groupe ?

Gelson : Une super ambiance ! Dans notre équipe, tous les joueurs parlent les trois langues nationales : l'italien, l'allemand et le français. On ne fait aucune différence. Ce n'est pas comme chez toi, Steph !
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Gelson : Une super ambiance ! Dans notre équipe, tous les joueurs parlent les trois langues nationales : l'italien, l'allemand et le français. On ne fait aucune différence. Ce n'est pas comme chez toi, Steph ! Non, je remarque juste que le conflit entre Flamands et francophones perdure, et c'est triste. Chez nous, il y a trois régions, trois langues, mais un seul maillot. Lors de notre préparation pour la Coupe du Monde, on a regardé les matches de Federer à Roland Garros, et je peux te dire qu'on était tous comme des fous derrière Roger. On avait le drapeau avec nous. On est fier d'être suisse. J'ai quitté Manchester City lorsqu'Eriksson est parti. Sous ses ordres, je m'étais bien adapté au championnat anglais. J'ai finalement atterri à Saint-Étienne, où j'ai éprouvé quelques difficultés en début de championnat, mais j'ai réussi à terminer la saison en boulet de canon. Maintenant, je suis en pleine forme pour la Coupe du Monde. On va surtout concentrer nos efforts sur la rencontre contre les Espagnols. Si on ne la perd pas, on a des chances de passer le cap des groupes. On est capable de créer l'exploit face à eux. Contre les plus petites nations, ça va être plus dur. Notre coach, Ottmar Hitzfeld, a remporté deux Ligue des Champions, une avec Dortmund et l'autre avec le Bayern. Il va donc parvenir à mettre en place un système tactique qui empêchera l'Espagne de jouer son jeu. Les autres équipes, c'est un peu l'inconnu. Hitzfeld a réussi à réinstaurer la rigueur et le respect. C'est un top entraîneur. Il nous a tous fait monter d'un cran. Mais avec lui, ça ne rigole pas ! Oui, j'ai un super pressentiment. Samedi, face aux Italiens, on a joué une très bonne rencontre. On n'avait jamais joué aussi bien depuis trois ans. Il m'a aligné sur l'aile gauche. Oui, mais l'équipe est très jeune et compte beaucoup de talents, tels que Lichtsteiner, Senderos, Inler ou encore Derdiyok. Tout le monde ne peut donc pas évoluer à sa place de prédilection. Notre axe central a rassuré et c'est une très bonne chose. Il évolue actuellement au FC Bâle et c'est sûr que ce n'est pas le Frei d'antan. Mais il demeure indispensable au groupe. Il apporte énormément d'expérience à cette jeune équipe. Il apporte également de l'organisation et de l'esprit. Il nous conscientise tous. Logiquement, Derdiyok devrait être aligné. Nkufo nous fait aussi profiter de son bagage. Je n'en sais absolument rien. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut encourager la Suisse. Je veux entendre les gens crier - Hop Suisse ! par stéphane pauwels (recueilli par tim baete ) - photos : reporters Dans notre équipe, tous les joueurs parlent les trois langues nationales. On ne fait aucune différence. Ce n'est pas comme chez toi, Steph !